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SEGA Sammy boucle une année compliquée malgré des ventes en hausse

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Les derniers résultats financiers de Sega Sammy Holdings donnent une drôle d’impression : d’un côté, le groupe continue de générer énormément d’argent, mais de l’autre, plusieurs voyants commencent sérieusement à clignoter. Sur l’année fiscale allant du 1er avril 2025 au 31 mars 2026, le chiffre d’affaires grimpe tout de même à près de 487,5 milliards de yens, soit environ 3 milliards d’euros, en hausse de plus de 13 %. Pourtant, derrière cette progression se cache une année beaucoup plus turbulente qu’elle n’en a l’air.

Le gros choc vient surtout du résultat net. Là où le groupe était bénéficiaire l’an dernier, Sega Sammy Holdings termine cette fois dans le rouge avec une perte d’environ 5,7 milliards de yens. En cause : plusieurs lourdes dépréciations financières, notamment autour de Rovio Entertainment, les créateurs de Angry Birds rachetés par SEGA, mais aussi de Stakelogic, société spécialisée dans les jeux de casino en ligne acquise en 2024. À lui seul, le dossier Rovio représente près de 200 millions de dollars de perte comptable après des performances jugées inférieures aux attentes.

Dans le secteur jeu vidéo et divertissement, l’ambiance est donc un peu moins “Blue Sky” qu’espéré. Les ventes de jeux premium reculent de 12 % malgré les sorties de Sonic Racing: CrossWorlds et Football Manager 26. SEGA reconnaît également que certains titres historiques ont moins performé cette année et que plusieurs projets liés à Rovio ont pris du retard. Même les jeux service n’ont pas totalement répondu aux attentes : si les revenus free-to-play augmentent de 14 %, notamment grâce à Persona 5: The Phantom X et Sonic Rumble Party, ce dernier est directement cité comme une déception commerciale dans le rapport financier.

Et pourtant, malgré cette année compliquée, SEGA semble déjà préparer son rebond. Le groupe prévoit une nouvelle hausse de son chiffre d’affaires pour l’exercice 2027, avec un objectif dépassant les 510 milliards de yens. Surtout, l’éditeur japonais paraît désormais vouloir revenir à quelque chose de plus stable : moins de dépendance aux free-to-play massifs et davantage de jeux complets basés sur ses licences historiques. Entre les retours annoncés de Crazy Taxi, Jet Set Radio, Golden Axe ou encore Streets of Rage, on sent presque un changement de philosophie en interne.

Au fond, ces résultats donnent l’impression d’un SEGA en pleine transition. Une société qui a tenté de suivre la vague géante des jeux service et du mobile mondial, mais qui semble aujourd’hui redécouvrir ce qui a construit sa réputation depuis les années 90 : des licences fortes, une identité marquée et des jeux capables de laisser une vraie empreinte chez les joueurs plutôt qu’une simple courbe d’engagement sur un tableau Excel.

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