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TEST : Guilty Gear Strive – Le roi du versus anime frappe encore plus fort

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Guity Gear Strive a été testé sur PS5.

À une époque où la Dreamcast faisait encore rêver les fans de baston avec Guilty Gear X, peu de joueurs imaginaient que la licence d’Arc System Works deviendrait un jour l’une des références absolues du versus fighting moderne. Longtemps restée dans l’ombre des mastodontes comme Tekken 3, Street Fighter II ou Mortal Kombat, la série Guilty Gear traînait pourtant déjà une réputation de jeu ultra technique réservé aux acharnés du stick arcade.

Puis arriva Guilty Gear Strive.

Et là, explosion totale.

Arc System Works ne s’est pas contenté de sortir une simple suite. Le studio japonais a littéralement redéfini ce qu’un jeu de combat anime pouvait proposer visuellement, techniquement et même compétitivement. Entre direction artistique totalement hallucinante, gameplay ultra nerveux, netcode exemplaire et suivi monstrueux sur plusieurs années, Strive s’est rapidement imposé comme un véritable phénomène mondial.

Mais derrière son look de dessin animé nouvelle génération et ses riffs métal déchaînés, est-ce vraiment le chef-d’œuvre annoncé ? Ou simplement une version “casualisée” d’une série autrefois réputée impitoyable ?

Une claque visuelle encore inégalée

Soyons clairs immédiatement : Guilty Gear Strive reste encore aujourd’hui l’un des plus beaux jeux de combat jamais réalisés.

Le travail d’Arc System Works force littéralement le respect. Les personnages en 3D donnent constamment l’illusion d’être animés image par image comme un anime haut de gamme. Chaque mouvement, chaque pose, chaque impact semble sorti d’une série japonaise ultra budgétée. Les ralentis lors des contres explosifs, les effets de caméra pendant les Overdrives ou encore les destructions de murs transforment chaque affrontement en véritable concert visuel.

Et les décors… quelle folie.

Ville cyberpunk noyée sous les néons, désert écrasé par le soleil, château gothique gigantesque ou stations futuristes délirantes : chaque arène déborde de détails et de personnalité. Même après des dizaines d’heures, le jeu continue régulièrement de décrocher la mâchoire.

Le plus impressionnant reste surtout l’animation. Tout est d’une fluidité totalement dingue. Les combattants respirent la personnalité à travers leurs mouvements. Impossible de confondre les styles de Sol Badguy, May, Nagoriyuki ou Giovanna tant chacun possède sa propre identité visuelle et son propre rythme.

Un gameplay plus accessible… mais toujours monstrueusement technique

Là où les anciens Guilty Gear pouvaient parfois ressembler à des usines à gaz pour nouveaux joueurs, Strive tente une approche beaucoup plus accessible. Attention cependant : accessible ne veut pas dire simpliste.

Le cœur du gameplay reste extrêmement riche.

Les coups de base s’enchaînent naturellement, les combos sortent plus facilement qu’auparavant et les dégâts énormes permettent même aux débutants de ressentir rapidement la puissance des affrontements. Mais derrière cette prise en main plus immédiate se cache toujours une profondeur colossale.

Le système des Roman Cancels reste l’un des mécanismes les plus géniaux du versus fighting moderne. Pouvoir interrompre ses animations, ralentir l’adversaire, prolonger des combos ou créer des situations totalement imprévisibles apporte une liberté stratégique énorme.

Et puis il y a les personnages.

Arc System Works continue ici son incroyable tradition de combattants totalement uniques. Aucun clone. Aucun copier-coller. Chaque personnage impose presque d’apprendre un nouveau jeu.

Nagoriyuki, par exemple, mélange samouraï vampire ultra lent et machine offensive dévastatrice basée sur sa jauge de sang. Giovanna joue l’agression pure avec ses dashs ultra rapides. Happy Chaos transforme les combats en jeu de gestion tactique complètement absurde. Quant à Asuka R. Kreutz, arrivé durant la saison 2, il représente probablement l’un des personnages les plus complexes jamais créés dans un jeu de combat moderne avec son système de grimoires et de sorts.

Le plus fort, c’est que malgré cette richesse énorme, Strive reste incroyablement agréable à jouer même pour les nouveaux venus.

Un contenu qui grandit sans arrêt depuis 2021

L’une des grandes forces de Guilty Gear Strive reste son suivi monumental.

Depuis sa sortie, Arc System Works transforme progressivement le jeu en véritable plateforme évolutive du versus fighting.

Saison 1 : le retour des légendes

Cette première vague de DLC frappe immédiatement fort avec des personnages extrêmement populaires comme Baiken, Jack-O’, Happy Chaos, Goldlewis Dickinson ou encore Testament.

Chaque combattant apporte immédiatement de nouvelles mécaniques et bouleverse la méta compétitive.

Saison 2 : l’arrivée d’Asuka R. Kreutz

La saison 2 marque un énorme tournant avec le retour de Bridget, Sin Kiske et surtout l’arrivée jouable d’Asuka R. Kreutz, personnage mythique du lore connu autrefois sous le nom de “That Man”.

Pour les fans historiques, c’était quasiment un événement monumental.

Saison 3 : une scène compétitive en pleine explosion

Arc System Works pousse encore plus loin les équilibrages offensifs, les wall breaks et les mécaniques agressives. Résultat : les tournois deviennent totalement explosifs et Strive s’impose définitivement comme l’un des piliers de l’eSport fighting.

Saison 4 : Queen Dizzy, Venom et Lucy

Là encore, énorme séisme chez les fans avec l’arrivée de Queen Dizzy, du retour de Venom et de nouveaux personnages comme Unika.

Mais la surprise la plus folle reste clairement Lucy issue de Cyberpunk: Edgerunners. Un crossover totalement improbable qui montre à quel point Arc System Works assume désormais pleinement le côté spectaculaire de sa licence.

Saison 5 : Jam Kuradoberi et Robo-Ky

La cinquième saison démarre avec le retour ultra attendu de Jam Kuradoberi, véritable boule d’énergie spécialisée dans les rushdowns ultra rapides.

Autre retour culte : Robo-Ky, version robotique complètement barrée de Ky Kiske.

Arc System Works a confirmé que le contenu continuera encore longtemps avec un troisième DLC prévu pour l’hiver prochain avant une conclusion officielle de la saison au printemps 2027.

Clairement, le studio ne semble absolument pas prêt à abandonner Strive.

Une bande-son qui explose les enceintes

Impossible de parler de Guilty Gear sans évoquer sa musique.

Et ici encore, Strive fracasse tout.

Le mélange de heavy metal, de hard rock et de riffs totalement hystériques donne une identité sonore immédiatement reconnaissable au jeu. Chaque personnage possède quasiment son propre hymne de guerre.

Certaines musiques deviennent même rapidement mémorables tant elles collent parfaitement à l’action. Le tout participe énormément à cette sensation de puissance permanente pendant les combats.

Même les bruitages claquent. Chaque impact semble capable de pulvériser un immeuble entier.

Quelques défauts malgré tout

Tout n’est cependant pas parfait.

Le mode Histoire reste extrêmement particulier. Ici, aucun combat : on regarde simplement un énorme anime interactif. Les fans adorent généralement cette approche très cinématographique, mais certains joueurs regretteront l’absence de véritables affrontements scénarisés façon Mortal Kombat 11.

Le lobby online en style rétro pixel-art continue également de diviser la communauté. Sympathique au début, il peut vite devenir inutilement compliqué lorsqu’on cherche simplement à lancer des matchs rapidement.

Enfin, certains vétérans regrettent encore la disparition de certaines mécaniques ultra complexes des anciens épisodes, Strive ayant clairement cherché à rendre les affrontements plus lisibles et plus directs.

AVIS DE LA REDAC

Avec Guilty Gear Strive, Arc System Works a probablement signé le plus gros tournant de l’histoire de la licence. Le studio a réussi quelque chose de rarissime : rendre une série historiquement réputée difficile beaucoup plus accessible sans détruire sa profondeur. Derrière son look spectaculaire et ses énormes dégâts se cache toujours un jeu d’une richesse technique monstrueuse capable d’absorber des centaines d’heures d’apprentissage. Ajoutez à cela un suivi exemplaire, des DLC ambitieux, un netcode parmi les meilleurs du marché et une direction artistique quasiment intouchable, et vous obtenez tout simplement l’un des meilleurs jeux de combat de sa génération. Brutal. Stylé. Technique. Explosif. Du pur Guilty Gear.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
98
%
Graphisme
99
%
Animation
99
%
Maniabilité
95
%
Interet
97
%
Son
98
%
Graphisme
99
%
Animation
99
%
Maniabilité
95
%
Interet
97
%
LES PLUS
  • Direction artistique exceptionnelle
  • Gameplay accessible mais très technique
  • Animation absolument magnifique
  • Netcode rollback excellent
  • Roster ultra varié
  • Bande-son metal mémorable
LES MOINS
  • Mode Histoire peu interactif
  • Lobby online parfois pénible
  • Contenu solo un peu léger
  • Courbe d’apprentissage exigeante
98
%
MEGAHIT DE LA REDAC

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