Dans cet épisode 37 de Warétro, retour sur un titre à part dans la ludothèque PlayStation : Tobal No. 1. Sorti en 1996, ce jeu de combat développé par DreamFactory et édité par Square surprend immédiatement par son approche. À une époque où la 2D domine encore largement le versus fighting, il propose une 3D fluide permettant de se déplacer librement dans l’arène, une innovation marquante pour son temps.
Derrière son apparente simplicité, le gameplay cache une vraie profondeur. Les combats reposent sur un système de prises, de contres et d’attaques variées qui demandent un certain sens du timing. Cette mécanique donne lieu à des affrontements dynamiques, où la maîtrise du placement devient aussi importante que l’exécution des coups. Une philosophie qui distingue clairement Tobal No. 1 des mastodontes plus traditionnels du genre.
Mais là où le jeu crée la surprise, c’est avec son fameux mode Quest. Loin du simple enchaînement de combats, il propose une expérience hybride mêlant exploration de donjons et affrontements successifs. Une idée audacieuse pour l’époque, qui donne au titre une dimension presque expérimentale. Ce mélange des genres, encore rare en 1996, contribue largement à son statut d’œuvre singulière dans l’histoire du jeu de combat.
L’identité visuelle du jeu doit également beaucoup au travail de Akira Toriyama. Le créateur de Dragon Ball apporte sa patte reconnaissable entre mille, avec des personnages au style expressif et immédiatement identifiables. Ce choix artistique renforce le caractère unique du titre, tout en le rendant accessible à un public plus large.
Avec le recul, Tobal No. 1 reste un jeu souvent sous-estimé, éclipsé par les grandes licences de l’époque. Pourtant, son audace, sa fluidité et ses idées originales en font une expérience à redécouvrir. Un titre qui illustre parfaitement cette période de transition vers la 3D, où les développeurs n’hésitaient pas à expérimenter pour repousser les limites du jeu vidéo.

