Le prochain jeu Mega Drive Death & Lead de Kai Magazine Software se retrouve au cœur d’une polémique grandissante. Le studio espagnol, déjà connu pour des productions comme Metal Dragon, Life on Mars ou The Secret of the Four Winds, est accusé d’avoir utilisé des illustrations volées, des éléments retracés à partir d’œuvres existantes et des visuels générés par intelligence artificielle sans créditer leurs créateurs d’origine.
L’affaire a pris une nouvelle ampleur le 2 juin 2026 lorsqu’un vidéaste spécialisé a publié une enquête détaillée regroupant de nombreux exemples de contenus qui auraient été repris sans autorisation. Selon les accusations relayées par plusieurs membres de la scène rétro, certains sprites et animations de Death & Lead auraient été directement inspirés ou retracés à partir de jeux existants, tandis que certains décors auraient été réalisés à l’aide d’images générées par IA.
Parmi les exemples avancés figureraient des ressemblances avec des éléments provenant de classiques comme Shinobi III ou Wild Guns, mais également des créations d’artistes indépendants. L’artiste vietnamien Dwayne Tran a notamment déclaré avoir reconnu l’une de ses locomotives pixelisées dans le jeu sans avoir été contacté ni avoir donné la moindre autorisation. Il a indiqué avoir été surpris de découvrir que son travail aurait été utilisé dans un produit commercial.
Les accusations ne concernent pas uniquement Death & Lead. D’autres productions du studio, notamment Life on Earth, sont également citées par les critiques. Des éléments provenant de jeux, d’animations japonaises ou encore de créations publiées sur des plateformes dédiées au pixel art auraient été réutilisés sans accord préalable selon les différents témoignages recueillis.
Cette controverse prend une dimension particulière car Death & Lead est vendu environ 60 euros, un tarif comparable à celui de nombreux jeux neufs du marché actuel. Plusieurs observateurs estiment que la question du respect des droits d’auteur est d’autant plus importante lorsqu’un projet est commercialisé. Certains créateurs concernés ont d’ailleurs confirmé publiquement n’avoir jamais été contactés par le studio.
Pour le moment, Kai Magazine Software n’a pas répondu officiellement aux différentes accusations. En l’absence de réaction du développeur, il reste impossible de vérifier de manière définitive l’ensemble des éléments avancés. Toutefois, cette affaire suscite déjà de nombreuses discussions au sein de la communauté rétro, où les questions liées à l’utilisation d’œuvres existantes, au crédit des artistes et à l’usage de l’intelligence artificielle continuent de diviser les passionnés.
Une chose est certaine : alors que Death & Lead devait s’imposer comme l’une des sorties homebrew les plus attendues sur Mega Drive, le jeu attire désormais l’attention pour des raisons bien éloignées de ses qualités vidéoludiques.
Source : Time Extension

