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PlayStation : Le physique survivra… mais seulement pour les anciens jeux

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

L’annonce de Sony concernant la fin des sorties physiques sur PlayStation à partir de janvier 2028 a été interprétée par beaucoup comme la disparition immédiate des jeux sur disque. En réalité, la situation est un peu plus nuancée. Si tous les nouveaux jeux commercialisés après cette date seront exclusivement proposés en version numérique, les titres déjà sortis avant 2028 continueront de bénéficier d’un certain sursis.

En effet, selon des informations communiquées aux partenaires de PlayStation, les éditeurs conserveront la possibilité de commander de nouveaux pressages pour les jeux déjà disponibles en version physique. Autrement dit, un jeu lancé avant janvier 2028 pourra toujours être réimprimé sur disque plusieurs mois, voire plusieurs années après cette échéance si la demande existe. En revanche, aucun nouveau titre publié à partir de cette date ne pourra bénéficier d’une édition physique officielle.

Cette précision ne change toutefois pas le fond du problème. La stratégie de Sony est désormais clairement orientée vers le 100 % numérique. Les futurs jeux seront vendus sur le PlayStation Store ou dans le commerce sous forme de boîtes contenant uniquement un code de téléchargement, une solution qui permet au constructeur de réduire les coûts de fabrication, de distribution et d’augmenter ses marges en supprimant l’intermédiaire du disque.

Cette évolution s’explique également par les habitudes des joueurs. Lors du dernier exercice fiscal, 85 % des ventes de jeux complets sur PlayStation 4 et PlayStation 5 étaient déjà réalisées en version dématérialisée. Pour Sony, le marché a donc déjà largement basculé vers le numérique, rendant le maintien d’une importante production de disques de moins en moins rentable.

Les conséquences se font déjà sentir sur le plan industriel. L’usine Sony DADC de Thalgau, en Autriche, qui produisait jusqu’à 600 000 disques par jour, prépare actuellement sa reconversion. Une grande partie de ses activités sera progressivement orientée vers la fabrication de microlentilles optiques, tandis que la production de disques PlayStation devrait chuter à environ 10 % de son volume actuel à partir de 2028.

Si cette annonce peut donner l’impression que le jeu physique continue d’exister, il s’agit surtout d’une période de transition destinée à écouler les titres déjà commercialisés. Les futures productions PlayStation tourneront définitivement la page du disque, confirmant une orientation que l’industrie emprunte depuis plusieurs années déjà.

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