Close

Login

Close

Register

Close

Lost Password

TEST : Assassin’s Creed IV: Black Flag Resynced – Retour fabuleux pour l’épisode le plus singulier de la saga

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

Assassin ‘s Creed Black Flag resynced a été testé sur PS5.

Merci a notre partenaire Ubisoft pour nous avoir fourni la clé.

Ohé Matelot ! Il est temps de prendre les flots ! Car voici venir – ou plutôt revenir – l’un des épisodes les plus mémorables de la prolifique série des Assassin’s Creed, véritable machine à cash made in Ubisoft. On parle bien sûr de Black Flag, un opus qui nous met non pas dans la peau d’un assassin mais bel et bien dans celle d’un pirate.

Toute voile dehors et sans foi ni loi, voici donc le retour d’Edward Kenway dans les Caraïbes pour une refonte en bonne et due forme de son aventure… Mais sommes-nous en présence d’un vrai-faux remake ou d’un faux-vrai remaster ? Là est toute la question…

MAUDITS PIRATES…

L’Océan. L’appel du large. La piraterie. C’est dans cet univers que nous découvrons un vaurien qui, suite à une escarmouche en mer, usurpe l’identité d’un assassin passé dans le camp des Templiers. Parvenant à prendre contact avec ceux que l’encapuchonné était censé rencontrer, il découvre au cours d’une réunion l’existence d’un lieu nommé ‘L’Observatoire’, depuis lequel, paraît-il, on pourrait suivre la trace de quiconque à travers le monde.

Très vite démasqué, il parvient à semer ses poursuivants mais n’a désormais qu’une idée en tête : former un équipage, obtenir un navire et partir en quête de ce lieu mythique afin d’enfin obtenir fortune et gloire. Ainsi il pourra rentrer au pays pour y retrouver sa femme qu’il n’a pas vue depuis bien des années…

Mais de nombreux dangers vont se dresser sur sa route. Des dangers bien plus grands qu’escompter…

Précision d’importance avant d’entrer dans le vif du sujet : la personne à la tête de cet article n’a que vaguement connu l’opus original de 2013, entraperçu 10 minutes le temps d’une bataille navale épique chez un camarade fan de la licence.

Cela aura un impact à la fois négatif et positif sur ce test que vous parcourez actuellement. Il n’y aura pas de point de comparaison avec la première version d’un point de vue gameplay (quoique) et il vous sera proposé un regard neuf sur le parcours de ce vaurien de Kenway et ses compagnons de route. Voilà qui est dit.

Nous voilà donc de retour dans ce sixième jeu de la saga Assassin’s Creed, un épisode très lié au troisième dont il est une préquelle (notre héros Edward étant le grand-père du protagoniste du III). Premier point évoqué dans le chapeau et qui, nous le pensons, va pas mal déstabiliser ceux qui s’attendent à une refonte complète : Non, il ne s’agit PAS d’un remake mais bel et bien d’un remaster. Certes le jeu est passé à la moulinette du moteur maison ayant servi sur Shadow (L’Anvil) et est vendu comme un remake, mais il ne faut pas s’y tromper.

Nous sommes bien en présence du jeu de 2013 qui a été retravaillé sur bien des aspects, notamment visuels, mais en aucun cas sur un jeu ‘repris de zéro’. Et cela se ressent très vite en jeu : on est clairement dans une jouabilité d’un AC à l’ancienne. Avec ses bons et surtout ses mauvais points. Mais nous y reviendrons plus loin…

Pour le moment, attardons-nous sur ce qui va nous alpaguer en premier lieu : les graphismes. C’est sur ce point que le plus gros du boulot a été fait. Modernisation des cinématiques, refonte visuelle des environnements mais aussi des personnages – les expressions faciales ont été retravaillées pour un résultat bluffant, et sans dénaturer l’existant, une belle prouesse.
Ce coup de ‘Polish’ permet au titre de se retrouver une nouvelle jeunesse, c’est certain, mais en contrepartie cela va apporter un écart encore plus flagrant avec la technique demeurée bien plus vieillotte.

De fait, Black Flag est un compromis assez étrange, un entre-deux un peu branlant entre la première période (jusqu’à Syndicate) et la seconde (depuis Origins).

À L’ASSASSIN !!

Alors oui, sur le papier, l’ensemble des aspects du jeu ont été repensés, jusqu’à la taille de la carte. La maniabilité a été revue, les déplacements aussi, même la ‘vision de l’aigle’ a été remise au goût du jour. Ceux ayant connu le Black Flag classique percevront immédiatement toutes ces améliorations tandis que les joueurs occasionnels de la saga ou les nouveaux découvrant la licence depuis quelques années ne s’en rendront tout simplement pas compte.

Ces « menus » changements sont d’ailleurs le point de crispation des vieux de la vieille ayant connu l’épisode dès sa sortie en 2013. Toutefois, le sujet au milieu du couloir qui va faire jaser concerne bien entendu les fameuses batailles navales.

Parce que oui, elles aussi ont eu droit à un coup de lifting, et pas du goût de tout le monde visiblement. Cependant si on se contente de juger l’existant proposé dans ce « Resynced », on dira que ces joutes au cœur de l’océan sont tout aussi prenantes que frustrantes. Il faudra un long temps d’adaptation et d’apprentissage avant de devenir un vrai Loup de Mer.

Gérer à la fois la direction du navire, la position du (ou des !) bateau(x) adverse(s), la timonerie, les tirs des canons (bâbord, tribord, de proue), le largage des tonneaux explosifs (poupe), l’éperonnage, l’abordage sans compter les intempéries qui pourront s’ajouter à tout ce fatras et surtout le fait que les ennemis eux aussi ont pour but de vous faire boire la tasse… Ce ne sera pas une partie de plaisir que de remporter la victoire…

Heureusement notre fier trois-mâts pourra évoluer et s’améliorer. Tout comme son capitaine d’ailleurs. Dans les échoppes spécialisées – certaines pour Kenway et d’autres pour le navire – vous pourrez en effet, contre mauvaise fortune, faire en sorte que votre personnage et votre embarcation deviennent de plus en plus forts et plus endurants. Munitions, armes, tenues, marchandises, figures de proue, réparations, boulet de canon… bref tout le parfait nécessaire pour un pirate digne de ce nom…

Faire du Jackdaw (le nom du bateau) un véritable vaisseau de guerre sera une gageure en soi et il vous faudra patience, curiosité et habileté pour parvenir à augmenter au maximum toutes les capacités de l’esquif.

Si la partie navale est sans conteste le très gros bonus de Black Flag, il n’en reste pas moins que nous sommes ici en présence d’un Assassin’s Creed et que par conséquent notre périple va suivre la lignée de ses prédécesseurs.

Il vous faudra donc grimper sur les toits, vous faufiler dans les fourrés, estourbir ou estropier tout un tas de pauvres bougres en faction comme à l’accoutumée dans la série. Une plus grande liberté d’exploration est à mettre en avant, ainsi qu’une plus grande possibilité d’action. Il est tout à fait possible – pas simple mais possible – de réussir quelques missions sans se faire repérer, voire même sans tuer personne. Sauf si évidemment l’objectif est justement d’assassiner quelqu’un (on n’est pas dans Animal Crossing ici…).

La maniabilité d’Edward a été refondue pour être dans la lignée des standards actuels – plus proche de ‘Shadows’ pour être clair – avec la plus que notable possibilité de pouvoir s’agenouiller désormais quand le joueur le souhaite (c’était un mouvement automatique auparavant…) Mais là encore, manette en main, nous sommes plus dans un entre-deux qui oscille entre l’ancienne et la nouvelle période des AC. Et comme vous vous en doutez, cet ‘entre-deux’ n’est pas à mettre au crédit du jeu. C’est parfois comme s’il hésitait sur sa nature profonde en termes techniques. C’est très… déroutant, pour dire le vrai.

Un aspect très concret de cette « gêne » va venir de notre version française : les voix de la première mouture ont été conservées (preuve de plus que nous sommes bien sur un remaster et non pas un remake : les cinématiques sont toutes les mêmes, au plan près) et bien que très bonnes, il subsiste un décalage car entre la motion capture de l’époque et les expressions faciales améliorées de cette refonte, eh bien parfois nous avons un sentiment de décrochage, comme si le ton du dialogue n’était pas le bon en quelque sorte.

Au passage, c’est Matt Ryan, connu surtout pour avoir incarné Constantine pendant la décennie de l’Arrowverse, qui double le pirate en version originale. En français, c’est le comédien Jean-François Beaupré qui lui prête sa voix, avec, il faut bien le dire, une certaine efficacité.

LA QUÊTE DES TEMPLIERS

Assassin’s Creed Black Flag est un titre conséquent, long, dense et qui propose une aventure dantesque au milieu des Caraïbes. Tout cela pourrait constituer un excellent CV sans le moindre doute. Bon, votre serviteur objectera que les jeux longs, denses et conséquents ne sont pas sa tasse de thé, son temps de jeu disponible étant assez riquiqui (et par conséquent pas adapté à ce genre de titre à rallonge).

Si pour vous cela ne constitue pas un frein et que vous avez le temps et les ressources pour vous plonger dans un jeu qui va vous prendre des dizaines d’heures, vous y trouverez votre bonheur. Mais pour beaucoup aujourd’hui, les collectibles pullulant sur la map et les quêtes annexes à foison qui furent autrefois un argument vendeur pour la durée de vie des jeux sont devenus des éléments de lourdeur et d’exaspération.

En dehors de cet aspect sur lequel chacun aura sa propre approche et ses propres attentes, il existe d’autres défauts qui là ne sont pas sujets à interprétation. Et dont le plus flagrant, le plus constant et le plus agaçant reste et restera quand le ‘parkour’ part en vrille pour on ne sait quelle raison. Un grand classique des AC.

Tout se passe bien durant la plus grande partie de votre escapade sur les toits, les arbres, les cabanes… Vous esquivez avec brio les sentinelles et les gardes… et tout à coup, sans crier gare, Edward va partir sur le côté, la caméra va pointer le ciel ou bien un contre-champ inutile et vous allez vous retrouver au sol, exposé à la vue de tous uniquement parce que le jeu n’aura pas capté tel ou tel ordre dans votre manip’.

Cela n’arriverait qu’une fois de temps en temps sur le long d’une partie entière, on accepterait le loupé avec un sourire jaune, mais là c’est quasiment systématique. À chaque fois lors d’une séquence de parkour, il faut que ça foire à un moment donné et tous nos efforts de discrétion s’écroulent en un rien de temps. Suite à cela, deux solutions : soit sortir les armes et dézinguer tout le monde (mode bourrin), soit recharger sa partie pour réussir à passer sans alerter quiconque (mode Splinter Cell).

Un autre point qui nous a semblé un brin étrange va venir du fait qu’Edward est pourvu de certaines capacités d’assassin AVANT d’en devenir vraiment un. La plus emblématique étant évidemment les « Sauts de l’Aigle ». Ou la vue lui permettant de repérer les ennemis. À notre sens, ces avantages n’auraient pas dû être disponibles avant que Kenway ne fasse partie de l’ordre secret.

Certes la fonction première de ces fameuses capacités (déplacement rapide et marquage avancé) ne se révélera que plus tard dans la partie, mais il ne fallait pas lui donner accès à ces fonctions dès le début car si le joueur/avatar qui contrôle le personnage dans le jeu/la simulation connaît tout cela, ce n’est pas le cas du susdit personnage. Cela nuit à la crédibilité et à la consistance de l’histoire contée selon notre humble avis.

En parlant de l’avatar (appelons ainsi celui que l’on incarne à la première personne et qui se trouve dans l’Animus), il faut souligner que toute la partie « Abstergo » nous a aussi pas mal décontenancés. Certes le « twist » est surprenant et plutôt bien amené, mais wouaouh, la transition entre le monde de la piraterie et ces passages ‘modernes’ n’est au final pas du plus bel effet. Le choc est ‘trop rude’ entre les deux atmosphères très différentes.

Alors oui, il faut bien faire avancer un brin le lore général, et qu’avec la mort de Desmond (la plus grosse erreur commise scénaristiquement dans la saga), il faut bien trouver un subterfuge, un équivalent pour faire progresser tout cela. Un brin de subtilité n’aurait cependant pas été de refus sur cette partie de l’aventure qui, sans langue de bois, nous a un peu gonflés. Et d’après les experts du Black Flag classique, cet aspect du jeu a pourtant été pas mal dégrossi…

AVIS DE LA REDAC

Ce retour en grande pompe pour l’un des épisodes les plus appréciés d’Assassin’s Creed réussit son pari en remettant au goût du jour une aventure marquante dans l’univers de la piraterie. On ressent tout de même dans ce remaster – et nous insistons bien là-dessus, le jeu étant vendu comme un remake, ce qu’il n’est pas – une dissonance entre l’existant du jeu de 2013 et la technique du moteur de 2026 dans lequel il a été passé à la moulinette pour le pire et le meilleur. Les esprits chagrins regretteront quelques aspects de la version classique (dont la montée en niveau et donc ce côté très RPG), mais en pratique le jeu est plus beau, plus maniable et (légèrement) plus développé. Nul doute que ce Black Flag 2.0 trouve son public et qu’il ne s’agisse là que d’un coup d’essai pour les ‘Resynced’. Ezio va à son tour très vite revenir sur le devant de la scène, on met une pièce là-dessus…

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
86
%
Graphisme
89
%
Animation
80
%
Maniabilité
78
%
Interêt
85
%
Son
86
%
Graphisme
89
%
Animation
80
%
Maniabilité
78
%
Interêt
85
%
LES PLUS
  • Une aventure épique dans un cadre magnifique
  • Un AC résolument à part...
  • Une ambiance et une atmosphère captivante
  • La mer et l'appel du large...
LES MOINS
  • Vendu comme un Remake mais bel et bien un Remaster !
  • Toujours ces satanés ratés dans le parkour...
  • Techniquement coincé entre deux époques et deux concepts (moteurs de jeu)
  • Pour les puristes de la 1ère version, certains aspects ont totalement disparu dont le côté RPG, mais pas que...
84
%
OH QUE OUI !

nos dernieres actus