Test : Penpen TriIcelon
Retour aujourd’hui sur l’un des tout premiers jeux sortis sur Dreamcast (du moins au Japon) et qui demeure pour beaucoup une ‘curiosité’ un peu baroque. Faut dire que le titre a de quoi laisser perplexe au premier abord avec son ton et son univers plus que singulier…
COURIR
Sur une lointaine planète recouverte de glace vivent les PenPen. Ces petits êtres facétieux mènent une vie simple et enjouée où la seule véritable distraction se révèle être une sorte de triathlon sur glace couplé à une version un peu dingue d’Intervilles déjanté. Sur des parcours tous plus tortueux les uns que les autres, ces pingouins de l’espace se disputent la première place dans des compétitions acharnées dans lesquelles rien n’est jamais joué avant la ligne d’arrivée.
Dès l’introduction animée, nous sommes dans le ton, très cartoon et déluré. Avec pour protagonistes des « animaux » farfelus possédant tous un trait de personnalité parfaitement identifiable : le doux rêveur, la pimbêche, le gai luron, le vicelard… Ces espèces de fusions improbables entre des boules de pâte à modeler et des animaux marins bien de chez nous seront à dompter prestement pour parvenir à la victoire finale.
Bien souvent sommairement résumé à un simpliste « Diddy Kong Racing-like », Pen Pen TriIcelon, pour son appellation complète, est en fait un brin plus complexe que cela. Il s’agira bien de courses avec pour chacune d’entre elles trois segments distincts – sur lesquels nous allons revenir –, mais la jouabilité n’a strictement aucun rapport avec celle du petit singe coéquipier de Donkey Kong et ses comparses.
Ici il vous faudra appuyer en rythme sur la touche d’action pour battre des nageoires avec un bon tempo afin d’avancer au plus vite sur la piste, soit de glisse, soit aquatique. Pour ce qui est de la course à pied, la même touche aura pour fonction le saut (disons plutôt le ‘sautillement’) qui permettra de gravir les obstacles ou les marches qui se dresseront face à vous.
Les concurrents vous mèneront la vie dure (il est possible de se frapper !) mais ce ne sera rien comparé aux pièges placés sournoisement sur les circuits. Certains d’entre eux vous feront passer de la première à la dernière place en une fraction de seconde, et bonne chance pour retrouver la tête après ça…
NAGER
Comme dit précédemment, l’ensemble des circuits se divisera en trois segments : course, nage et glisse (et pas forcément dans cet ordre). Sur chacune de ces parties, chaque Penpen aura ses avantages et ses inconvénients en fonction de ses statistiques propres.
Dit autrement, la Penpen Hippopotame aura plus de mal à courir qu’à nager, mais sera hyper rapide à la glisse, par exemple. Le Penpen requin lui sera plus profilé pour la nage, un peu moins la glisse et pas du tout la course.
Au nombre de sept plus un à débloquer, nos champions donneront tout ce qu’ils peuvent pour vous satisfaire, mais ce sera sur la gestion globale du circuit qu’il faudra être malin et prévoyant. Si votre personnage est plutôt faible à la course mais assez doué pour la glissade, et que la dernière portion doit être parcourue à pied tandis que la première se fait en « slidant », pensez-vous que vous parviendrez à garder la place numéro un tout du long ? C’est à vous de voir et de faire le bon choix.
Quatre mondes se partageront les douze tracés du jeu : les terres glacées, la jungle, l’univers des jouets et enfin celui de l’horreur. Tous sont immédiatement reconnaissables et surtout truffés de détails parfois rigolos mais le plus souvent assez opaques. Chaque lieu aura un maître de cérémonie attitré, comme par exemple la douce et délicieuse Mademoiselle Cream ou bien le mystérieux Bambi Mask.
Dans chaque monde, il sera proposé trois circuits : un court, un moyen et un long. Évidemment les plus longs demanderont pas mal d’endurance pour en voir le bout. Il vous faudra aussi de la persévérance et parfois même un brin de chance, tellement certains pièges peuvent vous stopper net dans votre élan.
Pour vous aider dans votre course, des accélérateurs sous forme de petit tourbillon arc-en-ciel seront là pour vous épauler en quelques endroits. Et croyez-nous sur parole, ils ne sont pas là pour faire joli.
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- Des zones de transition sont présentes entre chaque portion de la course. Des lieux où vous n’avez plus la main et dans lesquels vous pourrez vous faire doubler sans rien faire !
GLISSER
Techniquement, le jeu impressionne par ses graphismes certes simples mais sans aucun bug ou d’effet de popping et surtout par sa fluidité constante y compris lors de séquences vraiment très rapides (on pense aux bumpers géants qui nous transforment en véritable bille de flipper). Les couleurs sont toujours rutilantes et dans des tons pastel qui ajoutent au côté festif de l’ensemble. Seul le monde de l’horreur connaîtra une palette plus sombre mais toujours relativement colorée (on ne tombe pas sur un monde tout en noir, loin de là).
En dehors de tous ces circuits qui vous prendront la plupart de votre temps lorsque vous jouerez à Penpen, il existe une sorte de petit mode ‘Tamagotchi’ (c’est vraiment léger…) dans lequel vous pourrez vous occuper de ces étranges bestioles dans leur modeste demeure. Il s’agira simplement de les faire dormir ou – plus intéressant – de les fringuer comme bon vous semble en les parant de divers costumes gagnés ici et là au cours des compétitions.
Purement cosmétique, cela pourra surtout servir lors de parties à plusieurs, où les joueurs retrouveront plus facilement leur Penpen personnalisé au milieu de la petite troupe de bestioles loufoques. À condition que chacun des participants ait avancé dans sa propre partie avec sa propre sauvegarde…
Tout cet aspect de gestion des compétiteurs aurait dû de toute évidence être plus développé à l’origine, dans un système qu’on devine équivalent aux Chaos dans Sonic Adventure (in-game et via le VMU). Cependant un temps de programmation écourté aura eu vent de tout cela. Dommage.








