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Un parc Dragon Ball pourrait voir le jour près de Paris

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Un projet pour le moins spectaculaire se prépare en région parisienne. Un parc d’attractions consacré à Dragon Ball pourrait prochainement voir le jour à Courdimanche, dans l’agglomération de Cergy-Pontoise, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. Les discussions seraient déjà bien avancées entre les autorités françaises, la région Île-de-France, les collectivités locales et Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund.

Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, plusieurs réunions se sont tenues depuis avril 2026 afin d’étudier la faisabilité du projet. Aucun montant officiel n’a encore été communiqué, mais Politico évoque un investissement qui pourrait dépasser le milliard d’euros. Le projet s’inscrirait dans la stratégie de diversification économique de l’Arabie saoudite, qui investit massivement dans le tourisme, le sport et le divertissement.

Le choix du terrain est particulièrement symbolique puisqu’il s’agit de l’ancien site de Mirapolis, célèbre parc français ouvert en 1987 avant de fermer définitivement ses portes en 1991. Installé sur environ 55 hectares, le parc devait attirer plus de deux millions de visiteurs par an, mais n’en avait accueilli qu’environ 800 000 lors de sa première année. Après avoir notamment subi la concurrence du Parc Astérix, Mirapolis a finalement disparu après seulement quatre ans et demi d’existence.

Le futur parc Dragon Ball pourrait donc redonner vie à un endroit longtemps associé à l’abandon et à l’urbex. Il faudra cependant résoudre plusieurs questions importantes, notamment celle de l’accessibilité du site. Des élus locaux rappellent que la mauvaise desserte avait contribué aux difficultés de Mirapolis. Une éventuelle nouvelle infrastructure de transport pourrait donc être indispensable si le projet venait à se concrétiser.

Autre sujet sensible : le terrain est aujourd’hui occupé par une centaine de familles de gens du voyage, dont certaines vivent sur place depuis plusieurs années. Des habitants indiquent ne pas avoir été informés du projet et demandent qu’une solution de relogement soit trouvée avant toute éventuelle évacuation. Le dossier devra donc également tenir compte de cette situation locale.

Sur le plan commercial, en revanche, le choix de Dragon Ball paraît particulièrement logique. Le manga créé par Akira Toriyama s’est vendu à environ 300 millions d’exemplaires dans le monde et bénéficie d’une popularité exceptionnelle en France. Pour toute une génération, l’arrivée de Son Goku et de ses compagnons dans le Club Dorothée à partir de 1988 a profondément marqué la culture populaire.

Plus de trente ans après cette première déferlante, la licence continue de toucher de nouvelles générations grâce aux jeux vidéo, aux produits dérivés et aux différentes séries animées. Le phénomène dépasse d’ailleurs largement le Japon : même des sportifs comme Noah Lyles ont repris le célèbre geste du Kamehameha pour célébrer leurs victoires.

Pour l’instant, il faut toutefois rester prudent : aucune annonce officielle n’a été faite par Qiddiya, Nintendo, les collectivités locales ou l’État français. Si le projet se confirme, voir un véritable parc Dragon Ball s’installer sur les ruines de Mirapolis aurait néanmoins une sacrée valeur symbolique. Un ancien parc français disparu en 1991 pourrait ainsi renaître plusieurs décennies plus tard sous la forme d’un immense royaume dédié à Goku, Vegeta et toute la bande.

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