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TEST : Captain Tsubasa 2: World Fighters – Olive et Tom, ils sont toujours en forme ?

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Le jeu Captain Tsubasa 2: World Fighters a été testé sur PS5. Merci à Bandai Namco pour la clé.

Il y a des noms qui réveillent instantanément des souvenirs. Olive et Tom, les terrains interminables, les tirs capables de traverser trois défenseurs et ce fameux ballon qui semblait parfois mettre cinq minutes à atteindre le but… Toute une génération a découvert le football japonais grâce au dessin animé diffusé dans nos jeunes années. Aujourd’hui, Captain Tsubasa revient sur consoles avec Captain Tsubasa 2 : World Fighters, une suite directe à Rise of New Champions sorti en 2020. Alors, cette nouvelle rencontre avec Tsubasa et ses copains mérite-t-elle de remettre les crampons ?

Le Mondial des jeunes en ligne de mire

Captain Tsubasa 2 reprend le fil de l’histoire autour de la World Youth, avec en ligne de mire la Coupe du monde des moins de 20 ans. Cette fois, votre propre joueur occupe une place importante dans l’aventure. Vous allez donc suivre les événements tout en évoluant aux côtés des grandes figures de la série.

Et elles sont nombreuses. Tsubasa, Hyuga, Misaki et les autres sont bien évidemment de la partie et restent au cœur de nombreux événements. Les amateurs du manga comme ceux qui ont grandi devant Olive et Tom retrouveront rapidement leurs marques. Le jeu connaît parfaitement l’importance de ces personnages et leur laisse régulièrement la vedette lors de scènes particulièrement spectaculaires.

L’aventure est découpée en plusieurs épisodes, ce qui permet de progresser tranquillement sans avoir l’impression de devoir avaler une saison entière en une soirée. Les épisodes consacrés aux relations entre les joueurs permettent également d’en apprendre davantage sur leurs motivations, leurs rivalités et leurs objectifs personnels.

La présentation reste toutefois assez proche d’un visual novel. Les dialogues occupent une place importante et les choix proposés au joueur n’ont pas toujours de grosses conséquences. La mise en scène repose donc davantage sur les personnages et les dialogues que sur une véritable liberté d’action. Ce n’est pas forcément un défaut pour les fans, mais il faut le savoir avant de chausser les crampons.

Du foot, mais pas comme à la télé

Oubliez immédiatement FC ou eFootball. Captain Tsubasa 2 joue dans une autre cour. Ici, le football est arcade, spectaculaire et totalement assumé. On se rapproche davantage de l’esprit d’un Super Sidekicks ou d’un Mario Strikers que d’une simulation traditionnelle.

Et c’est justement ce qui fait son charme.

Les matchs sont beaucoup plus fluides que dans le précédent épisode. Les passes s’enchaînent mieux, les déplacements sont plus naturels et les actions offensives donnent davantage l’impression de construire quelque chose. Le jeu cherche constamment à provoquer le spectacle, sans jamais essayer de devenir une simulation réaliste.

Les Max Actions ont également été enrichies. Elles ne se limitent plus aux tirs et aux tacles : les dribbles et certaines passes spéciales entrent désormais dans la danse. Résultat, chaque joueur possède davantage sa propre identité et il devient important de choisir le bon partenaire au bon moment.

Le système de combo apporte lui aussi un peu plus de profondeur. En enchaînant les dribbles et les déplacements spéciaux, vous remplissez progressivement votre jauge de Max Action. Une fois celle-ci suffisamment chargée, il est temps de sortir l’artillerie lourde.

Et forcément, lorsqu’un tir spécial se prépare, tout le monde sait ce qui va arriver : ça va faire très mal au gardien.

Ça balance des frappes !

Les phases défensives ne sont pas oubliées. Il est possible d’utiliser des blocs spéciaux et des tacles glissés pour casser les offensives adverses. Les gardiens disposent également de leurs propres actions spéciales, avec parfois une direction à choisir pour tenter de stopper la frappe.

La deuxième période devient souvent le théâtre d’une véritable montée en puissance. Les jauges sont davantage remplies, les actions spéciales se multiplient et les matchs prennent progressivement cette dimension complètement folle qui fait le charme de Captain Tsubasa.

C’est là que le jeu rappelle le mieux Olive et Tom. Le football n’est plus vraiment une question de 90 minutes : c’est une succession de duels, de techniques spéciales et de moments héroïques. On attend presque le fameux zoom dramatique sur le visage du joueur avant de voir partir le tir.

Et franchement, on ne va pas s’en plaindre.

Un manga qui prend vie

Visuellement, Captain Tsubasa 2 reste fidèle à l’identité de l’œuvre de Yoichi Takahashi. Les couleurs sont vives, les personnages immédiatement reconnaissables et les animations spéciales bénéficient d’une mise en scène particulièrement spectaculaire.

Les cinématiques intégrées aux matchs donnent beaucoup de personnalité aux rencontres. Les tirs et techniques spéciales ne sont pas de simples animations répétées : elles cherchent à reproduire l’énergie du manga et de l’anime.

Le résultat fonctionne particulièrement bien lorsqu’une action importante se déclenche au milieu d’un match tendu. Le rythme s’accélère, la caméra change d’angle et l’écran se transforme presque en épisode d’animation.

Sur PS5, l’ensemble vise les 60 images par seconde, ce qui permet de conserver une bonne fluidité pendant les matchs. Techniquement, le jeu reste solide et ne donne pas l’impression de souffrir de problèmes majeurs.

Un vestiaire qui s’agrandit

L’un des principaux reproches que l’on peut adresser au jeu concerne le contenu disponible au début de l’aventure. Le nombre d’équipes est assez limité lorsque l’on commence. Quelques sélections nationales, comme le Japon et le Brésil, ainsi que certaines équipes brésiliennes et japonaises sont disponibles.

Mais la situation évolue rapidement.

En progressant dans le mode histoire, de nombreuses équipes supplémentaires sont débloquées. L’Europe et le reste du monde finissent par entrer dans la danse, avec des nations allant de l’Allemagne à l’Ouzbékistan.

Cette progression donne une bonne raison d’avancer dans la campagne. Dommage cependant que le jeu ne propose pas davantage de modes annexes une fois celle-ci terminée. Les matchs hors ligne et l’entraînement permettent de prolonger l’expérience, mais l’absence d’un véritable gros mode tournoi ou d’un système de création d’équipe façon Ultimate Team limite quelque peu la durée de vie.

Le cœur de Captain Tsubasa 2 reste donc clairement son mode histoire.

Une vraie montée en puissance

La bonne nouvelle, c’est que presque tous les défauts du premier épisode semblent avoir été pris en compte. Le gameplay est plus fluide, les passes sont plus agréables, les actions spéciales sont mieux intégrées et les joueurs ont davantage de personnalité sur le terrain.

Captain Tsubasa 2 ne révolutionne évidemment pas la formule. Il ne cherche d’ailleurs pas à le faire. Son objectif est plutôt de reprendre la recette de Rise of New Champions et de la rendre plus efficace.

Et ça fonctionne.

Pour les fans de la série, le plaisir vient surtout de cette capacité à retrouver les sensations du manga et de l’anime. Pour les nouveaux venus, l’expérience reste accessible, à condition d’accepter immédiatement que ce football n’a absolument rien à voir avec celui d’un FIFA ou d’un eFootball.

Ici, un tir normal est presque une insulte au spectacle.

AVIS DE LA REDAC

Captain Tsubasa 2 : World Fighters ne cherche pas à transformer le football arcade. Il veut simplement faire mieux que son prédécesseur, et sur ce terrain-là, le pari est réussi. Plus fluide, plus spectaculaire et mieux équilibré, cette suite renforce une formule qui fonctionnait déjà plutôt bien. Surtout, elle retrouve cette petite magie qui faisait le charme d'Olive et Tom. Les tirs impossibles, les duels complètement fous et les personnages hauts en couleur sont toujours là. On ne joue pas vraiment au football : on joue au football selon Captain Tsubasa. Et pour les nostalgiques du Club Dorothée comme pour les nouveaux fans, ça reste une excellente raison de ressortir les crampons.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
82
%
Graphisme
88
%
Animation
92
%
Maniabilité
87
%
Intérêt
86
%
Son
82
%
Graphisme
88
%
Animation
92
%
Maniabilité
87
%
Intérêt
86
%
LES PLUS
  • Un gameplay plus fluide que dans le précédent épisode
  • Des actions spéciales encore plus spectaculaires
  • Les Max Actions enrichissent les possibilités offensives et défensives
  • Une excellente fidélité à l'univers de Captain Tsubasa
  • Une présentation visuelle très proche du manga et de l'anime
  • Beaucoup d'équipes à débloquer au fil de l'aventure
  • Un mode histoire qui donne envie de poursuivre
LES MOINS
  • Peu de contenu disponible au départ
  • Une mise en scène parfois très proche du visual novel
  • Des choix narratifs assez limités
  • Peu de gros modes annexes après la campagne
  • Une durée de vie qui repose essentiellement sur le mode histoire
87
%
OH QUE OUI !

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