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TEST : Nascar 26 – Un contenu historique

Le jeu NASCAR 26 à été testé sur Ps5. Merci a notre partenaire pour la clé.

iRacing Studios remet le couvert avec NASCAR 26. Après un premier essai en 2025 qui avait joué la carte de la prudence, ce nouvel épisode ose enfin bousculer sa propre formule. Verdict après plusieurs heures passées entre l’ARCA, la Xfinity, la Truck Series et bien sûr la Cup.

Un an après, un studio qui assume enfin ses ambitions

L’an dernier, iRacing Studios reprenait pour la première fois les rênes de la franchise NASCAR sur console, avec le sérieux qu’on lui connaît sur PC mais aussi une certaine timidité dans l’exécution.

NASCAR 25 ressemblait à un galop d’essai : du contenu solide, une base de conduite honnête, mais peu de prises de risques. NASCAR 26 corrige le tir sur plusieurs fronts à la fois, et c’est précisément ce qui rend cet épisode plus intéressant à disséquer que son prédécesseur.

Nascar 26

Le studio, adossé à la technologie de simulation qui a fait sa réputation auprès des puristes sur PC, avait un pari délicat à tenir : conserver l’accessibilité nécessaire à un public console tout en injectant davantage de profondeur pour les joueurs les plus exigeants. Sur ce point précis, la copie rendue est globalement convaincante, même si tout n’est pas parfait, loin de là.

Un peu de Cole Trickle dans les veines

Difficile de parler de NASCAR sans évoquer le souvenir de Jours de tonnerre, sorti en 1990 avec Tom Cruise dans la peau du fougueux Cole Trickle.

Le film de Tony Scott a longtemps été, pour beaucoup de joueurs européens, la première vraie porte d’entrée dans l’univers du stock-car américain, bien avant que la discipline ne trouve une place régulière dans les jeux vidéo.

Cette image de paquets de voitures collées les unes aux autres à pleine vitesse, de rivalités entre écuries et de stands survoltés reste, trente-cinq ans plus tard, étonnamment fidèle à ce que NASCAR 26 parvient à retranscrire à l’écran, notamment lors des relances groupées sur les ovales rapides où plusieurs voitures se frôlent au coude à coude.

Une manière comme une autre de rappeler que la fibre spectacle de ce sport n’a jamais vraiment quitté l’imaginaire populaire, cinéma compris.

Un lointain cousin sur Saturn

Pour les lecteurs de Mega Force, un détail mérite d’être rappelé : NASCAR n’a jamais vraiment snobé l’univers Sega. En 1998, Electronic Arts avait porté sa série NASCAR sur Saturn avec NASCAR 98, développé par Stormfront Studios.

La console de Sega n’a toutefois eu droit qu’à cet unique épisode : ni la Mega Drive ni la Dreamcast n’ont accueilli de jeu NASCAR officiel par la suite, la franchise préférant se concentrer sur PlayStation et PC avant de migrer chez Sony puis, bien plus tard, chez iRacing Studios sur l’ensemble des plateformes actuelles.

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Vingt-huit ans après ce passage éclair sur Saturn, NASCAR 26 illustre à quel point la route parcourue a été longue : de la simulation en 2D texturée de la fin des années 90 aux surfaces de piste dynamiques et à l’éclairage temps réel de l’épisode actuel, la franchise a traversé quasiment toutes les générations de consoles, à l’exception notable de la dernière machine de salon de Sega.

La piste change sous vos pneus, et ça change tout

La nouveauté la plus convaincante de cette édition, c’est l’introduction d’une surface de piste dynamique. Concrètement, au fil d’un week-end de course, la gomme se dépose progressivement sur la trajectoire idéale, modifiant l’adhérence de façon continue.

Ce qui était la ligne la plus rapide en début de run peut devenir un piège en fin de sprint, tandis que l’extérieur de la piste, resté plus « propre », offre soudain des opportunités de dépassement qu’il fallait auparavant chercher ailleurs.

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Sur le papier, cela pourrait sembler anecdotique, réservé aux amateurs de simulation pure.

Dans les faits, c’est l’un des rares ajouts de ces dernières années à changer réellement la manière dont on aborde une course de stock-car. On ne se contente plus de suivre bêtement la ligne la plus rapide du début à la fin : il faut lire l’évolution du grip, anticiper le moment où sortir de sa trajectoire habituelle devient rentable, et gérer ses pneus en fonction de ce paramètre supplémentaire.

Le jeu devient plus exigeant, mais dans le bon sens du terme : plus on comprend ses mécaniques, plus les victoires deviennent gratifiantes, et moins elles ressemblent à un simple concours de réflexes.

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Cette refonte s’accompagne d’une révision en profondeur du modèle de freinage et de pneus. Le dosage à la gâchette devient nettement plus exigeant qu’auparavant, en particulier à la manette où il faut apprendre à ne pas écraser la pédale de frein sous peine de bloquer les roues sans que cela n’affecte immédiatement l’usure, ce qui peut d’ailleurs dérouter les joueurs habitués à une simulation plus punitive sur ce point précis.

Le nouveau package moteur vient également modifier le comportement général des voitures, avec un appui plus marqué dans les phases d’accélération et une gestion du survirage plus fine à mi-régime.

Un spotter enfin digne de ce nom

Autre changement salué presque unanimement par les retours de la communauté : l’arrivée de Freddie Kraft comme nouveau spotter. Sans rentrer dans les détails techniques, l’apport se ressent surtout dans la clarté et la pertinence des annonces (en anglais, of course) en course.

Le spotter précédent avait tendance à multiplier les informations redondantes ou à réagir avec un temps de retard qui pouvait coûter cher en course. Ici, les indications sur les trajectoires voisines, les drapeaux et les opportunités de dépassement en drafting latéral arrivent au bon moment, sans pour autant noyer le joueur sous un flot d’informations permanent.

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Le drafting latéral, justement, a lui aussi été retravaillé et se fait sentir de façon beaucoup plus vivante sur les ovales rapides. Les paquets de voitures respirent davantage, les lignes se recomposent au fil des tours, et la sensation de piloter au sein d’un peloton vivant, plutôt que face à une IA figée sur un rail invisible, est nettement plus présente que par le passé.

Une intelligence artificielle toujours perfectible

Il serait malhonnête de dresser un tableau totalement idyllique de l’IA adverse. Si le comportement général des pilotes contrôlés par la machine a progressé, avec notamment l’introduction des abandons en course après un accident sérieux, certains travers subsistent.

Les phases de drapeau jaune restent parfois incohérentes, avec un resserrement du peloton qui ne colle pas toujours à la logique de la course qui vient de se dérouler. On croise également, ponctuellement, des trajectoires d’IA un peu trop optimistes en sortie de virage, qui provoquent des contacts inévitables sur les circuits routiers.

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La fenêtre de réglage de la difficulté pose aussi question. Elle reste relativement étroite : entre un niveau où l’on domine sans effort et un niveau qui devient soudainement impitoyable. Il faut composer avec quelques réglages annexes, comme l’agressivité ou la capacité à prendre des risques, pour trouver un équilibre satisfaisant, ce qui demande un peu de patience au démarrage.

Une carrière encore trop sage, mais un mode Chase bienvenu

Le mode Carrière conserve sa structure habituelle façon conte initiatique du sport automobile américain : on débute en ARCA avant de gravir les échelons jusqu’en Cup, en gérant au passage la progression de son équipe, ses installations et ses upgrades.

La nouveauté vient ici d’une fonctionnalité de gestion d’installations plus développée, qui donne un peu plus de poids aux décisions entre deux saisons. Cela dit, le format général du mode reste proche de ce qu’on connaissait déjà, et l’on sent que l’essentiel des ressources du studio est parti ailleurs cette année.

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C’est justement là qu’intervient le nouveau mode centré sur The Chase, le format de playoffs propre à la Cup Series. Détaché de la Carrière classique, il permet de se plonger directement dans la tension des dix dernières manches de la saison sans avoir à rejouer l’intégralité d’un calendrier complet.

Pour qui souhaite simplement retrouver l’adrénaline des phases finales sans repartir de zéro, c’est une addition maligne, même si l’on peut regretter qu’elle ne soit pas davantage connectée au reste de la progression du joueur.

Le nouveau mode Peak Performance, de NASCAR 26, de son côté, joue un rôle presque pédagogique. Il propose une série d’exercices ciblés pour évaluer la maîtrise du joueur sur différents aspects du pilotage, freinage, gestion des trajectoires, relances en sortie de virage, avant de suggérer des réglages d’assistance adaptés.

L’idée est simple mais efficace : plutôt que de laisser chacun tâtonner seul dans les menus d’options, le jeu accompagne la montée en compétence, ce qui devrait profiter en particulier aux joueurs venus d’autres genres de jeux de course et peu familiers des spécificités du stock-car.

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Le multijoueur change enfin de dimension

Sur le plan online, l’arrivée du cross-play entre PC, PlayStation 5 et Xbox Series est sans doute l’ajout qui aura le plus d’impact concret sur la durée de vie du jeu. Les précédents épisodes souffraient d’un déficit chronique de joueurs sur certaines plateformes en dehors des heures de « pointe », ce qui rendait parfois compliqué de remplir une grille complète.

En mélangeant les plates formes, NASCAR 26 s’offre une bien meilleure garantie de trouver des courses animées, y compris tard le soir. On regrettera toujours l’absence d’un vrai championnat en ligne structuré sur la durée d’une saison, un manque récurrent dans la série, mais la base plus large de joueurs disponibles compense en partie cette lacune.

Sous le capot, un apport de progrès visuels

Visuellement, NASCAR 26 tourne toujours sous Unreal Engine et ne bouleverse pas sa direction artistique, mais les progrès techniques sont réels et ciblés. L’éclairage dynamique impressionne particulièrement lors des sessions en fin de journée, avec des reflets sur la carrosserie et des ombres portées sur l’asphalte qui donnent un vrai supplément d’âme aux ovales les plus emblématiques.

Les effets de particules, fumée de pneus, débris projetés, accumulation de gomme visible sur la piste, ont eux aussi gagné en densité, et participent directement à la lisibilité de cette fameuse surface dynamique évoquée plus haut. Les nouvelles caméras de replay, façon diffusion télévisée, ajoutent une touche de spectacle bienvenue lors du visionnage des temps forts d’une course.

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Trois nouveaux circuits rejoignent le roster cette année, dont le tracé urbain de St. Petersburg et le Qualcomm Circuit installé sur la base navale de Coronado, qui apportent une variété fort appréciable face à la majorité d’ovales qui compose traditionnellement le calendrier NASCAR. Chicagoland Speedway fait également son retour, pour le plus grand plaisir des habitués de la discipline.

Dernier détail qui a son importance pour les passionnés de personnalisation : la possibilité d’éditer soi-même les notes de chaque pilote. Un ajout qui semble mineur sur le papier, mais qui ouvre des perspectives amusantes en mode Franchise, notamment pour rééquilibrer une grille ou simuler l’évolution d’une saison réelle en cours.

Final lap

NASCAR 26 ne révolutionne pas la formule établie par son prédécesseur, mais il la fait progresser sur exactement les bons points : un modèle de conduite plus exigeant et plus gratifiant grâce à la surface de piste dynamique, un spotter enfin à la hauteur, une IA plus crédible même si encore perfectible, et un multijoueur qui gagne en vitalité grâce au cross-play.

Le mode Carrière classique fait un peu de sur-place et l’absence persistante d’un championnat en ligne structuré continue de peser sur l’expérience communautaire à long terme, mais l’ensemble constitue une progression nette et tangible par rapport à l’épisode précédent. Sur PS5, avec le retour haptique de la DualSense correctement exploité lors des phases de freinage et de perte d’adhérence, la sensation de pilotage atteint un niveau de finesse rarement égalé dans la discipline sur console.

NASCAR 26 confirme qu’iRacing Studios a trouvé le bon cap pour cette licence, sans pour autant avoir déjà tout résolu.

Knucky [Rédacteur en chef]
Enfant des pixels et de la 2D , les meilleurs années !!

CONCLUSION DU SCHMURZ

NASCAR 26 ne bouleverse pas la formule installée par son prédécesseur, mais il la fait progresser sur les points qui comptaient vraiment : une conduite plus fine et plus exigeante grâce à la piste dynamique, un spotter enfin crédible, et un multijoueur relancé par le cross-play. La Carrière classique et l'IA auraient mérité davantage d'attention, mais l'ensemble reste la version la plus aboutie de la licence sur consoles à ce jour, avec un pilotage particulièrement gratifiant sur PS5 grâce au retour haptique de la DualSense.
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OH QUE OUI !
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Intérêt
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LES PLUS
  • Les éclairages dynamique, particules, nouvelles caméras de replay
  • Le cross-play
  • Le nouveau mode Chase
  • Freddie Kraft, enfin un spotter à la hauteur
  • La surface de piste dynamique
LES MOINS
  • L'intelligence artificielle reste perfectible
  • Le mode Carrière classique.... classique
  • Uniquement en anglais

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