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TEST : Dragon Quest XI S: Les combattants de la destinée [Switch 2] : Le Luminariste voit plus grand

Le jeu Dragon Quest XI S: Les combattants de la destinée à été testé sur Switch 2, merci à notre partenaire.

Le Chafouin au pays des pixels rutilants !

Saperlipopette, rhabillez-vous, sortez les cotillons et cirez vos bottes en cuir de dragon ! La Nintendo Switch 2 accueille dans son giron l’un des plus grands monuments du jeu de rôle japonais. Square Enix n’a pas fait les choses à moitié pour marquer le coup et nous fait le plaisir de ressortir une version dopée au stéroïde magique de son Dragon Quest XI S.

Est-ce que ça vaut le coup de casser sa tirelire entre deux crêpes au sarrasin pour cet opus ? Votre dévouée testeuse a chaussé ses lunettes à double foyer, calé son postérieur sur un coussin moelleux et passé des heures manette en main pour vous décortiquer ce test. Accrochez vos ceintures, ça secoue plus fort qu’un retour de tempête en mer un jour de grand coef !

Dragon Quest XI S – Les combattants de la destinée

Graphismes et technique : La baffe cosmique sur portable !

Avouons-le sans langue de bois : sur la première mouture de la console hybride, le titre tenait du petit miracle de sorcellerie en regard des concessions techniques qu’il a fallu faire, entre des textures parfois un brin baveuses, un flou cinétique un peu trop présent et une résolution en mode nomade qui faisait cligner des yeux.

Sur cette Nintendo Switch 2, c’est la grande claque. Le style inimitable du regretté Akira Toriyama explose littéralement la rétine, avec des contours d’une netteté au rasoir, des couleurs qui pètent plus fort qu’un feu d’artifice de la Saint-Jean sur la côte, et une distance d’affichage poussée dans ses derniers retranchements pour qu’on puisse distinguer les brins d’herbe et les écailles des monstres à des kilomètres à la ronde.

Fini les petites saccades nostalgiques dans les grands espaces ou les bourgades bondées puisque le jeu tourne désormais à un 60 images par seconde ultra-solide et beurre-frais, aussi fluide et soyeux qu’un palet breton trempé dans le beurre demi-sel. Oubliez également le temps d’aller vous chercher un sandwich au jambon ou de vider la litière du chat entre deux zones, car le passage au SSD de la nouvelle machine pulvérise l’attente et permet de se téléporter d’un continent à l’autre en un clin d’œil, ce qui est du pain bénit pour les fainéants du voyage rapide.

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Le Scénario et les Personnages : Une épopée de compète

Pour ceux qui sortent de leur grotte ou qui ont hiberné dix ans au fond d’un puits sous une bonne drache bretonne, l’histoire nous met dans les souliers cloutés du Luminariste, un jeune gars bien sous tous rapports qui apprend le jour de ses 16 ans qu’il est la réincarnation d’un héros légendaire. Pas de bol, au lieu d’être accueilli avec des colliers de fleurs, le voilà qualifié de fauteur de troubles par le roi local et contraint de prendre la poudre d’escampette avec une bande de bras cassés inoubliables.

Et quels lascars ! On retrouve Erik, le voleur au grand cœur qui a toujours un plan foireux d’avance, ainsi que Véronica et Séréna, le duo de frangines sorcières qui passe son temps à se crêper le chignon tout en envoyant des boules de feu cataclysmiques. Sans oublier le fabuleux Sylvando, ce saltimbanque flamboyant dont la bonne humeur légendaire et les parades pailletées transformeraient n’importe quel sombre donjon en fest-noz branché des années 80.

Le scénario brasse ainsi les thèmes classiques de l’héroïque-fantasy avec une générosité rare, faite de larmes, de rires et de retournements de situation abracadabrantesques. Pour les intégristes du crayon à papier, le mode 2D rétro en mode 16-bits est toujours de la partie, histoire de réveiller la nostalgie de vos jeunes années. Sinon pour les autres dont je fais partie, vous avez le mode 3D qui met un coup de pépé à ce jeu RPG tour par tour.

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Durée de vie : De quoi occuper tout un long hiver breton !

Côté générosité, Square Enix n’a clairement pas lésiné sur la marchandise et vous en aurez largement pour votre argent. Il vous faudra compter au bas mot 80 à 90 heures de jeu en ligne droite uniquement pour voir le bout de la trame principale, sans même trop flâner en chemin.

Mais si vous êtes du genre perfectionniste à vouloir compléter le bestiaire, dénicher toutes les recettes d’artisanat, poncer les quêtes annexes, explorer la totalité des mondes en 2D de Tickington ou braquer le casino jusqu’au petit matin, la barre des 130 à 150 heures sera franchie sans même que vous vous en rendiez compte. C’est tout simplement un gouffre temporel colossal, parfait pour traverser les longues soirées d’hiver au chaud sans jamais ressentir la moindre lassitude.

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Bande-Son et Confort de Jeu : Du caviar pour les z’oreilles

Impossible de parler d’un Dragon Quest sans évoquer la partition du maestro Koichi Sugiyama, et si la première version souffrait parfois de mélodies synthétiques un peu répétitives avant l’arrivée de la version orchestrale, cette édition Switch 2 profite d’un rendu sonore spatialisé qui met une grosse claque. Les cuivres rutilent, les violons font frémir le poil des bras et chaque combat de boss donne l’impression de diriger une superproduction hollywoodienne en pyjama pilou-pilou, bien au chaud près du radiateur pendant qu’il pleut dehors.

Côté ergonomie, la disposition des boutons de la Nintendo Switch 2 épouse parfaitement les mains, rendant les longues sessions nocturnes sous la couette particulièrement douillettes. On peste juste un peu sur le fait qu’il n’y ait pas de mini-jeu inédit ou de gros DLC exclusif pour les fidèles qui auraient déjà poncé le titre sur PS4 ou sur la première Switch, mais la pilule passe toute seule grâce au confort global de la machine.

SEDaventure [Rédactrice / Streameuse]
La vérité est dans le jeu vidéo et la VR

CONCLUSION DU SCHMURZ

C’est le graal du JRPG sur la console hybride Si vous n’avez jamais posé vos mains sur cet épisode, cette mouture Switch 2 constitue tout simplement la définition absolue du mot « chef d’œuvre ». C’est beau, généreux, drôle et infiniment long. Le jeu tourne enfin avec le velouté technique qu’un tel monument méritait. C’est un investissement indispensable qui justifie à lui seul l’achat de la Nintendo Switch 2.
92
%
MEGAHIT DE LA REDAC
Son
94
%
Graphisme
90
%
Animation
93
%
Maniabilité
89
%
Intérêt
92
%
Son
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Graphisme
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Animation
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Maniabilité
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Intérêt
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LES PLUS
  • Une claque visuelle éclatante
  • Le miracle du 60 FPS : les saccades sont de l’histoire ancienne
  • Des temps de chargement pulvérisés
  • Une durée de vie colossale
  • Des personnages profonds
  • Le confort nomade ultime
  • La bande-son orchestrale spatialisée
LES MOINS
  • Le syndrome du réchauffé : aucune exclusivité pour les personnes qui ont déjà joué au jeu
  • Un léger train-train narratif au début de l’histoire
  • Pas de doublage français (seulement anglais et japonais)

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