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TEST : Astérix et Obélix XXL2 – Complètement fou ces Romains !

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

Astérix et Obélix XXL2

Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains. Toute ? Non ! Un petit village d’irréductibles gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et ce grâce à la potion magique de Panoramix, leur druide. Alors quand celui-ci trahit les siens pour rejoindre l’armée de César, c’est la panique en Armorique ! Ni une ni deux, Astérix décide de tirer cette sombre affaire au clair et se rend à Las Vegum, où, selon les dires de l’espion Sam Fichaure, se serait rendu le vieux sage

ALEA JACTA EST

Et c’est donc dans la peau du petit gaulois et de son comparse un peu enveloppé que nous découvrons la dernière extravagance de Rome : un parc d’attractions où sont présentés les différents territoires conquis de l’Empire.

Nous traverserons donc plusieurs environnements, tous inspirés des lieux où l’armée romaine assoit sa domination. Qu’il s’agisse de Lutèce, Louxor ou bien encore Venise. En fait, comme l’indique de toute évidence le sous-titre, nous sommes ici en présence d’une parodie de Las Vegas adaptée à l’univers de la célèbre BD. Et il faut bien avouer que cela fonctionne du tonnerre (de Zeus) !

Assumant sans vergogne son statut caricatural, qui colle parfaitement avec l’esprit de ce que doit être Astérix et son univers, XXL 2 aurait dû être la ligne directrice des futurs jeux vidéo mettant en scène le village d’irréductibles gaulois. De l’humour, des références gentiment détournées, une ambiance satirique taillée à la serpe, un univers coloré qui fait voyager et de la distribution de baffes à gogo. La bonne formule semblait avoir été atteinte avec cet opus. Malheureusement ce ne sera pas du tout suivi par la suite… Profonde tristesse.

Le XXL 2 que nous vous présentons ici est un remaster datant de 2018 de la version originale sortie en 2005 et le travail effectué sur ce portage est le moins que l’on puisse dire satisfaisant ! Beaucoup de choses ont été revues et/ou corrigées pour le plus grand plaisir du joueur.

Déjà les graphismes qui gardent certes la base technique de 2005 mais qui sont loin d’être vilains, bien au contraire. Ils sont rehaussés et permettent de profiter pleinement de sa beauté certes un peu anguleuse mais toujours agréable à l’œil.

Comme de bien entendu ils respectent un maximum l’ambiance des cases de l’œuvre éditoriale originale (de toute façon c’est impensable autrement). Cependant il faut noter que le relooking des deux héros dans la série XXL leur donne un côté plus saillant et un poil Rock’n’Roll, mais cette nouvelle version propose aussi de les jouer sous leur forme classique issue de la bande dessinée, qu’on se le dise.

D’autres ajouts furent implémentés, comme les magasins qui améliorent les compétences des personnages (Vie, Combos, Techniques de combat…) ou bien proposent à la vente les différentes ‘figurines’ du titre (en fait les modèles 3D de chaque personnage).

On découvre aussi le voyage rapide qui permet de rejoindre rapidement n’importe quelle zone du parc (mais qu’il est conseillé d’utiliser seulement une fois le jeu fini, au risque de ne pas déclencher les scripts lors de la pérégrination dans celui-ci) ou encore un système de défis dans lesquels on doit combattre des hordes de romains en atteignant le plus haut score possible.

Furent ajoutées également les ‘cartes postales’ à dénicher dans les niveaux et qui proposent quelques illustrations sympas.

Enfin un choix du mode de difficulté fait son apparition et permet à chacun d’adapter sa partie à ses attentes.

 VENI, VIDI, VICI

Mais concrètement, on y fait quoi dans ce parc ?

On navigue de zone en zone en résolvant une ribambelle d’épreuves, en explorant les décors pour mettre la main sur les nombreux collectibles et surtout on tape sur des romains. Plein. Beaucoup. Tout le temps. Mais ce qui peut sembler fastidieux au début fini par devenir assez plaisant grâce à un système de combat assez souple et fort maniable.

Une touche pour sauter, une touche pour baffer, une touche pour dasher et étourdir, une touche pour choper les étourdis et s’en servir comme fouet, une touche pour se servir d’Idéfix… et toute une série de combinaisons alliant l’ensemble de ces capacités.

Il y a de quoi faire pour déglinguer les hordes de légionnaires, de centurions, de gladiateurs et autres troupes aux ordres de Jules. Certains combos impliquent même un switch entre Astérix et Obélix, mais demandent une grande précision d’exécution…

Quant aux légions, il faut savoir qu’il s’agit véritablement de légions. Il faut parfois vaincre jusqu’à 200 romains pour débloquer un passage ! Mais une fois de plus c’est bien moins fastidieux que ce que l’on pourrait croire… Fort heureusement !

Tout ne se résume pourtant pas à du bourre-pif contre l’envahisseur. On trouve aussi des passages plus spécifiques comme les phases en téléphérique pour Astérix, des cibles dans lesquelles il faut envoyer un certain nombre de gugusses ou bien les sempiternels boutons et leviers à activer pour poursuivre son chemin. Tout cela ne se révèle en fait pas très compliqué et ne constitue que quelques aventures agréables.

Face à nos valeureux gaulois se dresse toute une panoplie d’ennemis aux apparences parfois troublantes. Entre les Romains-Mario Sunshine, les Romains-Sonic, les Romains-Rayman et autres du même genre, on est noyé sous un catalogue d’adversaires très divers inspirés des années 2000.

À leur tête le célèbre Larry Craft, parodie la plus chtarbée de la célèbre archéologue. Pourquoi Lara ? Et pourquoi pas ! Ce personnage totalement absurde résume parfaitement l’esprit de cette aventure : décalée et rigolote, qui ne se prend pas la tête et s’amuse du média jeu vidéo.

XXL 2 10

Par ailleurs, nous ignorons totalement comment ont pu être possibles toutes ses apparitions. Nintendo, Sega, Sony, Microsofttous on au moins un ou plusieurs personnages de leur catalogue sous licence caricaturés dans ce jeu. Rien que le fait que cela soit possible est stupéfiant.
Et on ne parle pas uniquement des visuels mais aussi de l’ambiance sonore ! On entends distinctement le « Mama Miaaaa ! » de Mario (surnommé Pablo ici), le son caractéristique des anneaux de Sonic ou bien encore le cri de défaite de Ryu dans Street Fighter II.

Un véritable miracle que personne ne leur soit tombé sur le râble (à moins que la loi française du droit à la caricature ne leur est servi de bouclier…).

Un point très positif à mettre en avant, c’est le doublage avec ‘les vraies voix‘. Alors oui nous savons que c’est un concept assez flou, le doublage de personnages fictifs étant par nature appelé à évoluer avec le temps. Mais avoir Roger Carel et Pierre Tornade (qui ne fut pas le seul doubleur du tailleur de Menhir, mais certainement le plus emblématique) appose un cachet d’authenticité indéniable à l’ensemble.

ERRARE HUMANUM EST

Le ciel ne nous tombe certes pas sur la tête quand on parcourt Las Vegum mais n’en demeure pas moins que quelques accrocs percent le bel écrin du parc d’attractions.

Et en premier lieu – comme c’était souvent le cas dans les jeux du genre à l’époquela caméra capricieuse qui nous met souvent en défaut. Rien d’insurmontable mais cela peut parfois être frustrant lors de phases de plates-formes.

Ensuite vient la trop grande présence des combats, dans lesquels on se perd parfois. Imaginez devoir gérer dix à quinze ennemis en même temps ! Au fil de l’aventure on s’y fait et cela n’empêche en rien l’amusement mais quelquefois cela devient un peu lourd et on esquive comme on peut les batailles non obligatoires. Surtout quand celles-ci impliquent les ‘Marios‘ et leurs jets d’eau agaçants.

Il existe également quelques séquences de ‘tir aux pigeons‘ très mal gérées. D’une manière générale les ‘ennemis volants‘ sont une mauvaise idée. Ils n’apportent pas grand-chose à part encore plus de cafouillages.

Dans son ensemble, le jeu n’oppose pas de grosse difficulté en dehors de certaines épreuves ô combien crispantes, comme par exemple le défi des cibles au Colisée. Infernal de bout en bout, chronométrée, caméra toujours dans le mauvais axe, ennemis à foison…AAARGGHHhh une vraie plaie.

Mais au global en dehors de ces pics d’exigences ponctuels, parcourir le parc reste plaisant.

Pour finir sur les notions un peu décevantes, le scénario qui est un peu troué comme un gruyère. On comprend le cheminement général mais il manque clairement des scènes, surtout en ce qui concerne Panoramix, qui débarque dans la dernière cinématique face à César dont ne sait où, on ne sait comment. Très étrange.

AVIS DE LA REDAC

Confirmant la bonne impression du jeu original de 2005, Astérix et Obélix XXL2 version remasterisé est un titre sympathique plein d'entrain qui se parcourt toujours avec plaisir. Décors enlevés, exploration juste ce qu'il faut, des centaines de romains à envoyer valdinguer... et surtout ce coté parodique qui donne une identité unique et surprenante à l'ensemble. Une chasse aux œufs de Pâques permanente qui ajoute du sel et un peu de poil à gratter plus que bienvenue. Cette vision pleine d'ironie s’adapte parfaitement à l'univers initié par Uderzo et Goscinny. Astérix en jeu vidéo semblait avoir trouvé son créneau et il est bien dommage qu'il n’ait pas poursuivi sur cette lancée...

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
85
%
Graphisme
80
%
Animation
80
%
Maniabilité
85
%
Interet
90
%
Son
85
%
Graphisme
80
%
Animation
80
%
Maniabilité
85
%
Interet
90
%
LES PLUS
  • La parodie, plus que réussie
  • Astérix à trouvé son créneau...
  • Vraiment agréable à parcourir
LES MOINS
  • Des pics de difficulté
  • ...mais le concept ne sera jamais repris par la suite
  • L'éternel problème de placement de caméra
84
%
OH QUE OUI !

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