Manic Mechanics a été testé sur PS5
Ici, les développeurs de 4J Studios nous proposent de vivre les aventures d’un réparateur de véhicules. Il faut rappeler que le jeu était déjà sorti sur Switch en juillet 2023. Rien de bien sorcier, il suffit de réparer le plus de véhicules possibles dans un temps imparti . Bien évidemment, il y aura des embûches pour vous empêcher d’atteindre votre objectif, et, seul ou à plusieurs, ce jeu vous mettra à l’épreuve.
Les « rouages » du jeu
Manic Mechanics est un party-game, dans lequel on peut jouer en coopération (jusqu’à 4 joueurs en local) mais aussi en solo. On incarne un mécanicien qui doit faire ses preuves et démontrer son savoir-faire dans le chaos d’un garage.
On est donc un pro de la mécanique et on doit réparer le maximum de véhicules dans un temps chronométré. Cela rappelle sans conteste le jeu Overcooked. Il y a un mode en ligne mais je n’ai pas trouvé de partie pour y jouer donc je n’en parlerai pas…
On arrive sur l’île d’Octane en véhicule, on choisit le garage dans lequel on veut travailler et on commence immédiatement à jouer de la clé. Pour ça, pas d’inquiétude le jeu est pensé pour tout vous expliquer, et vous faciliter le jeu au travers de « didacticiels » présents avant de commencer et ce, afin donner l’objectif du jeu, à savoir donc, celui de réparer le maximum de véhicules.
Pour cela, vous êtes un mécano qui doit courir partout pour récupérer les pièces qui défilent sur un tapis roulant et vous avez des véhicules qui demandent des réparations spécifiques comme un nouvel échappement, une nouvelle portière, un nouveau moteur… et afin de réaliser les réparations, au niveau du véhicule vous trouverez des rouleaux qui vous indiqueront les réparations que demanderont les fameux véhicules.
Pour parvenir à réparer ces engins mécaniques, vous aurez à votre disposition plusieurs espaces de travail comme la station de gonflage de pneu, un plan de réparation de moteur et un espace de peinture pour peindre les pièces détachées. Notons qu’il y a une fonction de nettoyage qui vous permet de d’éradiquer les tâches de peinture ou d’huile. C’est une fonction secondaire au début du jeu mais qui va vite être utile si vous jouez à plusieurs, ou bien dans la suite du jeu quand il va se complexifier avec l’intervention de tiers (je vous laisse découvrir par vous même).
Vous allez très vite vous apercevoir que nettoyer est une fonction essentielle car glisser sur une flaque d’huile ou une tâche de peinture va vous étourdir et vous faire perdre un temps précieux, pourtant nécessaire pour retaper les véhicules. Heureusement on peut « courir » (en appuyant sur triangle sur PS5), ce qui permet de gagner du temps.
Chaque véhicule réparé vous permet d’obtenir des points et de franchir des paliers pour obtenir des rouages (jusqu’à trois). Ceux-ci vous permettront de monter en réputation et de débloquer de nouveaux garages et défis . Nous noterons le clin d’œil évident à un jeu de Nintendo, vous ne voyez pas ? Allez, je vous aide : un petit bonhomme moustachu qui doit collecter des étoiles pour débloquer de nouvelles zones… Rappelons que le jeu est d’abord sorti sur Switch, est ce voulu ?!
Autant les deux premières étoiles sont assez faciles à obtenir, autant la troisième demandera un peu plus de « persévérance », Manic Mechanics vous demandant d’être au taquet pour réparer les véhicules, mais aussi d’être attentif à ce qui défile sur le tapis roulant car des pièces prêtes à poser apparaissent de manière aléatoire. Il est aussi utile de conserver ou de poser en priorité certaines pièces pour gagner de précieuses secondes, et le temps est précieux pour atteindre les objectifs !
Plus vous avancez dans le jeu, plus vous aurez de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux postes de travail comme un extincteur pour éteindre le feu ou alors un atelier pour réparer des phares….(je vous laisse le plaisir de la découverte).
Lorsque l’on joue à plusieurs, c ‘est là que le jeu prend toute sa dimension et qu’il devient addictif : il faudra vraiment être organisé pour pouvoir réussir les challenges et objectifs et je vous avoue que ce chaos mécanique où l’on glisse et court partout est vraiment fun.
Un jeu de serial « Manic aque »….
Comme nous l’avons dit, nous avons différents postes de travail qui demandent des actions spécifiques pour les utiliser.
Nous avons la station de gonflage : pour l’utiliser, rien de plus simple, il suffit de prendre un pneu sur le tapis mécanique (simple pression sur X), de le déposer sur le plan de travail et d’appuyer de manière répétée sur la touche d’action (ici la touche carré) et ce jusqu’à ce que la roue soit réparée (on le voit visuellement par une jauge – il faut maintenir dans la zone verte). Et on passe d’un vieux pneu à une roue flambant neuve que l’on retire (en appuyant sur X). Ainsi, plus qu’à la poser sur le véhicule.
En ce qui concerne l’atelier de peinture, il suffit de prendre une pièce comme une portière, un aileron… d’une simple pression sur X, de le ou la déposer, on maintient la touche carré et une jauge apparaît, il faut alors mettre l’aiguille dans le sens désiré (ici de droite à gauche), la difficulté étant qu’à chaque fois ça change de sens et qu’il faut avoir le bon timing. Une fois réparée, une pression sur X pour récupérer la pièce du véhicule.
Pour ce qui est de la réparation du moteur, il faudra maintenir la touche carré jusqu’à atteindre la zone verte de la jauge et répéter jusqu’à ce que le X apparaît . Et y a plus qu’à poser !
Comme nous l’avons dit précédemment, la maîtrise de ces fonctions de base vous permettra de relever un maximum de challenge et de terminer assez facilement la première zone de jeu, celle-ci se terminant par une épreuve « test » qui vous permettra de débloquer la zone suivante.
Dans cette épreuve, vous devrez maîtriser toutes les techniques apprises mais aussi faire face à des contraintes supplémentaires comme l’intervention d’un mécano qui vous vole les voitures que vous avez commencé à réparer, ou par les stations de travail qui changent de place avec une autre, des zones qui se bloquent, du jet de peinture….. Le tout dans un chaos qui viendra mettre vos nerfs à l’épreuve. Pour schématiser, c’est un peu comme dans Mario qui collecte des étoiles et qui fait face à un Boss de fin de niveau, excepté qu ‘ici ce sont des rouages et un mécanicien de quartier.
Et plus vous avancez dans le jeu , plus cela devient difficile. Mais heureusement, on va vite pouvoir « lancer » les objets pour gagner du temps en appuyant simplement sur la touche O. Et au vu du nombre de véhicules grandissant à réparer, ce ne sera pas une fonction inutile ! Mais il faudra aussi faire face à une difficulté grandissante des objectifs : il faudra ainsi combiner les tâches pour pouvoir réparer des objets comme en associant une batterie avec un moteur ou un phare, une puce électronique… autant dire que la coopération peut vous faire gagner de précieuses secondes en individualisant les tâches !
Mais qui reste mignon
Comme nous l’avons dit nous nous apercevons qu’il y a beaucoup de similitudes avec Mario ou Overcooked et ce, dans le level design où tout est coloré, bariolé mais dans la simplicité, ce qui n’est pas pour me déplaire.
Tout d’ abord, chaque zone ou quartier aura une identité marquée avec son type de véhicules à réparer comme des voitures de la première zone, ou des soucoupes de la zone Arcade (la salle d’arcade d’Ohmar), ou des voitures bateaux de la zone aquatique (le parc aquatique de Verne)…. Tout est fait pour nous divertir et nous tenir en « tension » jusqu’au bout du jeu.
Tous ces mondes sont très colorés et adorables comme ce type de jeux sait le faire, ce qui permet de plaire aussi bien aux grands qu’aux plus jeunes. Et il y a une vraie identité dans chaque zone, ce qui amènera de manière cohérente certains changements ou postes comme les batteries à la centrale électrique ou le pouvoir ecto-plasmique du manoir… Encore une petit clin d’œil au monde du plombier.
Ce côté « mignon », on le retrouve jusqu’au choix des personnages comme d’autres mécaniciens tel Otto le robot ou Fender le mannequin crash test… Ils sont trop choux dans leur petit véhicule quand ils se déplacent sur la route . On y retrouve encore une fois le côté « Mario » dans le choix du garage où se challenger : les rouages débloquant de nouveaux garages comme les étoiles avec les portes des mondes.
Entre deux missions, on circule en voiture sur la map et on a la possibilité de klaxonner en appuyant sur rond ou d’accélérer avec triangle : si c’est fait à des endroits spécifiques cela vous permet de débloquer de nouveaux personnages ou d’ atteindre des zones bloquées (par des portes), d’atteindre des rouages cachés ou encore de sauter par dessus des tremplins…
En ce qui concerne la bande son, elle colle bien à ce type de jeu, et sait se fondre au monde pour nous amener dans cet univers ou nous stresser lors des challenges de fin. Vraiment très malin d’avoir pris des musiques entraînantes, mais est-ce que ce sera suffisant pour tenir le fun jusqu’au bout ??
Ainsi, il convient quand même de dire que ce titre laisse sur sa faim car il y a très peu de niveaux et des temps de chargement très longs, tout comme la présentation du jeu qui s’étire. La durée de vie du jeu reste très courte et on peut se demander si on ne va pas se lasser, même si certaines garages permettent de nouveaux défis par une pression sur rond et nous amènent de nouveaux rouages à débloquer.
Pour conclure, les développeurs de 4J Studios nous offrent un portage, sur console autre que Switch, plutôt bien réussi de Manic Mechanics. N’oublions pas que ce sont eux qui ont fait le portage de Minecraft sur console : autant dire qu’ils maîtrisent.
Cependant, comme tout Party-game, il est plus fun et amusant d’y jouer à plusieurs. Autant le jeu en solo peut très vite devenir un cauchemar, autant on passe de très bons moments entre amis (ou en versus). Et c’est vrai que l’on rit, on crie, on se stimule et c’est vraiment drôle !
Le seul bémol est peut-être le faible nombre de niveaux qui va très vite montrer le principal défaut : sa durée de vie limitée. Oui certes, le jeu est rejouable mais cela va dépendre de votre envie d’obtenir tous les rouages, et de là à reprendre la manette, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas !











