Little Big Adventure – Twinsen’s Quest a été testé sur Xbox Series
LBA (Little Big Adventure de son petit nom) est un titre iconique du jeu vidéo, sorti sur MS-DOS (l’ancêtre de Windows) en 1994 (puis sur PS1 en 1997) et développé par un studio français : Adeline Software.
A la tête de ce projet, Frédérick Raynal, également papa des Alone in the Dark ! Véritable succès critique dans les années 90, LBA est remis au goût du jour par le studio [2.21] et Microïds, afin de faire découvrir aux générations actuelles cette petite pépite vidéoludique de l’époque.
Après une preview (à retrouver ici), basée sur la version de démonstration du jeu et qui nous aura laissé un avis mitigé, quel est notre verdict sur la version finale ?
LBA – La Boule Attaque !
L’histoire prend place sur une planète cernée par deux soleils sur laquelle les espèces présentes vivent paisiblement… Mais un jour le Dr Funfrock, scientifique de son état, rend possible le clonage et la téléportation. Affublé d’une soif de pouvoir et de contrôle, il plonge peu à peu les habitants en enfer.
Vous prenez alors le contrôle de Twinsen, un fugitif pourchassé par le Dr Funfrock, qui va devoir rejoindre la résistance et mettre fin à ce régime totalitaire…
Avec ce discours tenu il y a 30 ans, et pourtant toujours si actuel, le jeu brille par cette ambiance morose et ce scénario qui, s’il est classique, reste accrocheur et met en lumière une faune et une flore en plein désarroi. Sous couvert de personnification d’espèces animales, l’ensemble fonctionne et nous sommes pris d’un forte empathie envers ces espèces placées sous dictature.
Après un court didacticiel sur la gestion des lancers de balle sur un terrain de basket plus ou moins bien entretenu, nous rentrons dans le vif du sujet, Twinsen étant en prison et bien décidé à s’évader !
La fuite sera votre première arme, car les ennemis n’hésiteront pas à vous attaquer lourdement, peut-être trop d’ailleurs, rendant le jeu difficile dès le départ ! Il faudra attendre un peu et avancer dans le jeu pour débloquer ce qui va devenir notre arme principale : une boule jaune que l’on pourra lancer sur nos ennemis (d’où le tutoriel, si vous suivez bien).
N’étant pas très habile de nos mains, et trop fragile au corps à corps, cette boule va se révéler absolument indispensable et sera au cœur du gameplay du jeu : en effet, les attaques à distance seront bien plus efficaces, d’autant que les ennemis cessent de nous courir après si l’on s’enfuit trop loin.
Dommage que l’IA des ennemis se cantonne à ce type de comportement, mais en même temps, les ennemis étant coriaces, la fuite n’est finalement pas si honteuse que ça.
Twinsen, Donner et Blitzen
Alors, il faut cependant un peu nuancer cette notion de « coriace » des ennemis. S’il est vrai qu’ils peuvent nous abreuver d’un déluge de balles, les éviter, fuir, ou riposter est assez délicat, la faute à la maniabilité et la jouabilité assez dures à apprivoiser.
En effet, aller de front vers un ennemi ne permet pas d’ensuite se dégager facilement, notre personnage étant arrosé de tirs en permanence, ce qui « coince » Twinsen qui ne peut plus beaucoup faire d’actions. De même, la jouabilité capricieuse fait que l’on rate régulièrement son adversaire, ou, si l’on est au corps à corps, fait que l’on donne régulièrement des coups dans le vide.
Dure à maîtriser, cette jouabilité donne ainsi lieu à plus de méfiance dans nos approches des ennemis : on les évite le plus possible, et, lorsque l’affrontement est inévitable, on utilise sa boule et/ou la fuite.
Dommage de ne pas avoir mieux géré cette partie technique (à moins que cela ne soit l’effet recherché : éviter les combats), même si effectivement, cela n’a plus rien à voir avec la jouabilité du titre d’époque, bien plus difficile !
Avec une vue de dessus en « 3/4 », LBA Twinsen’s Quest respecte le jeu de base, et offre des graphismes évidemment améliorés, colorés et mignons, mais qui auraient pu être un peu plus travaillés. On sent le développeur pris entre la volonté de respecter le matériau d’origine sans le dénaturer et la volonté de placer de la mignonnerie au travers de couleurs plus vives et lisses.
Si l’on avoue que cette direction artistique est plaisante, il est dommage de ne pas avoir poussé les curseurs plus à fonds, afin de fournir des textures plus recherchées et de montrer un peu plus de finesse dans les détails, d’autant qu’il y a matière a, le jeu nous emmenant dans de nombreux endroits variés ! Si elles ne sont pas immenses, les zones de jeu sont assez libres et il faudra un minimum de réflexion pour avancer dans l’histoire.
Enfin, niveau sonore, c’est le point fort du jeu : dialogues en français avec un doublage de bonne qualité, musiques d’époques retravaillées par le compositeur originel, le tout est de très bonne facture ; facture simplement ternie par quelques expression redondantes du personnage principal, et un nombre d’échanges verbaux très limités par PNJ.








