I, Robot a été testé sur PS5
I, Robot est un jeu sorti initialement en 1983, sur borne d’arcade, et présentait un concept abstrait, en plus de proposer une difficulté relevée. Pionnier de la 3D dans un jeu, I, Robot mêlait réflexion, labyrinthe, plateforme et tir dans une seule borne.
Malgré ces éléments, il fut un échec, qu’Atari tente de rattraper aujourd’hui avec une version remise au goût du jour sur les machines actuelles (comme pour le jeu de casse-briques, testé ici) ; chose que l’on voit trop souvent sur cette génération de consoles.
Voyons donc si I, Robot se démarque suffisamment du jeu originel pour figurer dignement dans votre ludothèque, et si cette version contentera (ou pas) les fans du jeu de 1983 et leur refera vivre des moments épiques de leur jeunesse (ou pas) !
I am a Machine
Dans le monde d’I, Robot, Le joueur incarne Interface Robot (#1984), machine qui se rebelle contre Les Yeux. Chaque niveau est ainsi surveillé par un œil géant qui épie vos faits et gestes, et vous foudroie au moindre saut. Oui, dans ce jeu de plateforme, on a l’interdiction de sauter… ou presque.
Vous devrez alors déambuler sur différentes zones de jeu et recolorer les « plaques » au sol, le but étant de détruire l’œil malveillant. Mais certaines zones ne sont accessibles qu’en sautant, alors il faudra profiter du clignement de l’œil pour pouvoir progresser, car c’est à cet instant précis qu’il ne vous voit pas…
A ce style « plateforme » s’ajoute donc la réflexion, le sens du timing, mais également des phases de tir. En effet, des ennemis et obstacles se dresseront sur votre route, ennemis qu’il vous faudra éviter ou détruire. Certains plaques permettent d’uprader la partie « tir » du jeu : en effet, en vous plaçant dessus, le robot peut tirer dans les 4 sens (avant, arrière, droite, gauche), chose qu’il ne peut faire autrement.
Petite subtilité également : certaines cases sont en hauteur, et il faudra donc tirer sur les murs pour les faire descendre…
La zone est terminée, et l’œil détruit, une fois que l’on a changé les couleurs de toutes les cases. Le robot se jette alors dans une sorte de vide spatial psychédélique qui n’est autre qu’un niveau de shoot them up plutôt rapide (quelques secondes) et nous transporte jusqu’au niveau suivant.
Ainsi, on traverse un peu plus de 50 niveaux labyrinthiques (à la difficulté croissante), entrecoupés de ces séquences de shoot nerveux.
I et fines herbes
On le voit donc, le jeu alterne entre différentes phases et types de jeu, et l’ensemble donne une dynamique certaine, mais le tout va pêcher sur une partie graphique brouillonne qui, justement, embrouille le joueur.
D’une part, les graphismes veulent rester dans l’esprit années 80 avec du « grillage », des décors pauvres et une vue difficilement maniable. Aussi, on se retrouve parfois à ne pas savoir quelle case on a loupé pour clore le niveau, tant les couleurs s’entremêlent et déplacer la caméra n’est pas chose aisée.
Ces couleurs, criardes, et les effets spéciaux, à foison, jettent la confusion sur le plateau de jeu, masquant parfois les ennemis, ou nous faisant rater nos sauts. Car notre robot ne peut se mouvoir que selon les 4 directions prévues, et donc il est aisé de se tromper sur notre zone d’atterrissage.
Pour les premiers niveaux, l’ensemble de ce gameplay est donc déconcertant, d’autant que les ennemis ou projectiles apparaissent souvent sans crier gare, obligeant à une attention de tous les instants. Selon où l’on est situé sur le niveau, c’est le gameover assuré.
Bon, on a plusieurs tentatives avant d’en arriver à l’échec complet du niveau, donc à vous de bien étudier le labyrinthe, de bien regarder si l’œil vous observe, et en route pour du changement de couleur à tout va !
Heureusement, avec les consoles actuelles, tout est fluide et sans saccade, ce qui sauve un peu le tout. Mais recevoir des flash lumineux incessants à 120 images par secondes est assez vite épuisant, d’autant que les bruitages, dans le thème « robotique », et la musique, punchy et très typée arcade, sont assourdissants à la longue.








