Look Outside a été testé sur PC via Steam
Il est amusant de constater que le titre du jeu correspond exactement à ce qu’il ne faut pas faire. Look Outside, que nous pouvons traduire par « Regarder dehors », transforme toutes les personnes qui tentent cette mésaventure en monstre. Voilà les bases du jeu. Nous entrons donc dans un univers loufoque mais angoissant, digne d’un film de Tim Burton.
L’ambiance est bien particulière : coincé au début du jeu dans votre immeuble, vous allez faire connaissance avec vos voisins. Si certains deviendront des alliés, la plupart devront passer de vie à trépas. Enfin « de vie »…, c’est un bien grand mot. N’ayant pas connaissance de la consigne d’éviter de regarder par la fenêtre, ils sont devenus des espèces de zombie avec beaucoup… d’yeux !
Nous sommes ici en présence d’un jeu d’aventure – RPG. Entre l’exploration des différents appartements et la mise en place des jauges de compétences améliorables, le scénario nous transporte dans cette aventure hors du commun.
Comment on y joue ?
Clavier ou contrôleur, à vous de choisir, comme habituellement avec Devolver Digital, l’éditeur du jeu. Pour les réticents au combo clavier souris comme moi, il s’avère que le jeu est largement jouable avec ce genre de périphérique, donc pas d’inquiétude. Le game design des différentes cartes est bien pensé pour permettre une maniabilité cohérente et facile. Seuls les combats contre les monstres sont parfois un peu compliqués, surtout au début. Mais avec l’augmentation des compétences et la mise en place des alliés au cours de l’aventure, les victoires seront plus fréquentes.
Les quêtes et énigmes sont bien pensées, et interviennent suffisamment souvent pour avoir un rythme de jeu pertinent et immersif.
Et comme dans tout bon RPG, les items à récupérer sont légions. Certains sont de toute façon indispensables pour la suite de l’aventure, et il arrivera inévitablement les allers-retours pour récupérer une carte d’accès par exemple.
Si vous souhaitez finir le jeux dans son intégralité, il faudra recommencer le jeu car 6 fins différentes sont proposées ; de quoi augmenter artificiellement la durée de vie initiale d’une huitaine d’heure.
C’est beau ?
À l’instar de Forestrike, du même éditeur, on reste sur du graphisme nostalgique. On retrouve ici de la 2D isométrique, et du Pixel Art : comprenez un univers graphique qui trouve son inspiration sur une inspiration comme Landstalker par exemple, sorti initialement sur MEGADRIVE. Rien de vraiment rédhibitoire, mais je trouve important de vous prévenir.
Passé sur cette technique de Pixel Art, les différentes pièces que nous découvrons tout au long de l’aventure sont modélisées avec soin, tout comme tous les personnages qui seront avec ou contre vous. Les décors sont bien flippants comme le laisse deviner le prologue du jeu. Entre monstres aux nombreux yeux, et amis qui aident durant cette quête, la modélisation est une réussite, dans ce thème bien entendu.
La position de la caméra est fidèle aux standards imposés par cette perspective en pseudo 3D. Les jeux d’ombres et de lumières sont assez représentatifs et participent à l’immersion dans cette aventure au scénario qui paraît aux premiers abords bizarre, mais qui se révèle au fur et à mesure de l’avancée du jeu. Entre énigmes et combats, on y trouve largement de quoi faire.
On écoute quoi ?
La vraie question : comment classer ce genre musical. L’ambiance sonore reflète bien le coté horreur, avec de la musique classique qui reste digne de ce genre de jeu, entre famille Adams et Resident Evil, ce qui me paraît être un bon compromis. Ajoutez certains effets sonores dignes des productions cinématographiques, ramenés à un rythme des consoles 16 Bits, et vous avez une idée de ce que présente Look Outside.
Les bruitages de portes ou de pas dans la pénombre mettront vos sens en éveil. Seul bémol du jeu, les sont produits par les attaques lors des combats sont ratés, mais dans l’ensemble, tout va bien, y compris les sons produits par vos ennemis, tous bizarres il faut bien l’avouer.
Vous avez dit fluidité ?
Étant donné le choix de la technique de modélisation, le jeu ne souffre d’aucune critique. Animer quelques pixels n’est pas très gourmand en ressource, donc tout est fluide. Que vous soyez seul, ou en équipe, et peu importe le nombre de personnages affichés à l’écran, c’est du tout bon du début à la fin.
Malgré ce choix technique, la lumière et les ombres aident surement à cette fluidité optimisée. Les développeurs ont ainsi rendu un très bon travail.








