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Test : Mika and the Witch’s Mountain – Petit plaisir pour joueurs de 8 ans (ou +)

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

Dès les premiers visuels dévoilés de ce Mika and the Witch’s Mountain, il faut bien avouer que nous fûmes séduits par la proposition. Sur son petit balai de sorcière la petite héroïne au chapeau pointu survolait une petite île au petit parfum de vacances. De loin en loin nous avons suivi l’évolution puis la sortie du titre mais ce n’est que très récemment que nous avons enfin pu mettre la main sur cette aventure afin de la parcourir de long en large. Récit de voyage.

APPRENTIE SORCIÈRE

La jeune Mika est confiée par sa mère – comme le veut la tradition – à une sorcière plus âgée pour parfaire sa formation en sorcellerie. Et accessoirement au vol de balai. Voilà donc la fillette devant le porche de la sorcière Olagari, une femme a l’air pas commode qui rembarre assez sèchement celle souhaitant devenir son élève.

Expulsé du Mont Gaun, point culminant de l’îlot où vit l’acariâtre enchanteresse, Mika se retrouve livrée à elle-même parmi les habitants. Heureusement ces derniers se révèlent très sympathiques et il se trouve même une femme du nom d’Allegra qui accepte de la prendre sous son aile.

Souhaitant prouver sa valeur à Olagari et la convaincre que non elle n’est pas inutile, Mika se décide à postuler en tant que livreuse, commençant par là même une suite de mésaventures qui lui permettront de faire connaissance à la fois avec l’île mais aussi avec l’ensemble de ses autochtones…

 

Dès le départ, on comprend que ce « Mika et la Montagne de la Sorcière » sera un titre « roudoudou », c’est-à-dire n’opposant aucune réelle difficulté et diffusant une ambiance bon enfant. On capte aussi qu’il s’agit d’une petite production très rondement mené. La superficie globale du terrain de jeu n’est pas énorme – on ira même jusqu’à dire très petite – sans que cependant cela ne gêne tant tout est très bien agencé avec chacune des zones parfaitement définies.

La durée de vie n’est pas non plus très longue et il ne vous faudra pas plus de 7 heures pour en voir le bout, et cela si vous prenez biiiiien votre temps. Les environnements se prêtant gentiment à l’exploration – pour y dénicher tout un tas de bidules sur lesquels on revient plus bas – on trouvera plaisir à farfouiller buissons, grottes et autres cabanons en flânant sur son balai volant.

Graphiquement, c’est certes un parti-pris qui divisera, mais on pourra aussi y voir comme une réminiscence du style adopté en son temps par l’épisode Windwaker de la saga Zelda. Les plus pointilleux prétendront même qu’il s’agit là d’une version plus aboutie visuellement de cet esthétisme… Quoiqu’il en soit ce côté très coloré et rond colle de belle manière à l’atmosphère générale du titre.

 

Musicalement parlant on est là aussi dans le ton avec ces petites ritournelles très aériennes, très légères. Les bruitages restent sommaires mais font le boulot tandis que les interjections des différents personnages expliciteront à merveille leurs sentiments. Aucun dialogue n’est doublé, ce qui reste un poil dommage pour une aventure adressé à un jeune public mais les sous-titres – dans de nombreuses langues – les amèneront à lire, ce qui n’est peut-être pas plus mal finalement.

BON VENT

La jouabilité est très fluide aussi bien à pied qu’en balai, cependant il faut se faire à l’inertie toute particulière de l’engin de sorcière. Le truc c’est que le vol reste libre… tant que vous êtes près du sol. Pour décoller, il vous faudra user soit du boost soit des « couloirs de vent », ces derniers vous propulseront alors dans la direction dudit passage.

Il n’est donc pas possible de voler comme bon nous semble mais il faudra user de « plateformes » venteuses qui pourront nous conduire ici et là et qui se débloqueront au fil des quatre jours que durera notre récit.

Il faut préciser aussi que le balai lui-même verra ses capacités augmenter. Plus de boost, de vitesse de pointe, de port de charge et donc la possibilité de se servir de plus en plus des dispositifs de l’île pour y voyager de plus en plus haut.

 

COUP DE BALAI

Découpé effectivement en journée avec une liste d’objets à livrer au quotidien, il sera à votre charge de déambuler à dos de balai pour amener chaque colis à son propriétaire. Ambiance « Fed Ex » par excellence, le tout est baigné dans une atmosphère « chill » sans aucune pression. Vous vous chargez de votre boulot au rythme que vous voulez, tant que vous ne brisez pas votre chargement (supportant selon les cas de 1 à 3 chocs. Si cassé rien de dramatique : ils repopent tout simplement au point de départ).

Lors de votre tournée de livraison, il ne sera pas rare de tomber sur des objets laissés à l’abandon ici et là sur l’île. Là ce sera à vous de dénicher à qui sont bien destinés ces mystérieux items. Ces quêtes annexes prolongeront un tant soit peu votre journée de travail mais rien d’harassant non plus… on n’est pas là pour ça.

Autre élément qui pour le coup pourra devenir chronophage, les collectibles – plutôt nombreux au vu de la taille de la carte – qui demanderont patience et curiosité pour tous les alpaguer. Sous forme de petites statuettes (ancienne divinité de l’insularité ?) elles sont échangeables auprès d’un autel contre des tenues (pour Mika) et des porte-clés (pour votre balai).

Il est aussi disponible sur quelques vieilles ruines anciennes des « traînées » que votre ustensile de bois magique laissera derrière lui lors de vos pérégrinations dans les cieux. Étincelles, arc-en-ciel, bulles roses ou la classique fumée blanche agrémenteront une fois équipé vos déplacements. On trouvera aussi des cartes de tarot représentant les différentes personnalités du coin, illustrées de fort belle manière d’ailleurs.

Pour en finir avec ce tour d’horizon des activités proposées, une demi-douzaine de courses – organisées par le vendeur de churros – qui une fois toutes remportées vous octroieront une nouvelle tenue et le titre de meilleure livreuse de toute l’histoire du Mont Gaun (et non ce n’est pas rien !). Il faudra être habile du balai et posséder une bonne dose de patience pour remporter tous les circuits mais c’est là encore largement dans le domaine du faisable sans (trop de) prise de tête.

EN RESUME

Mika et la Montagne de la Sorcière est un tout petit jeu très cool et très léger, adapté aux jeunes joueurs entre 8 et 12 ans (faut savoir bien lire) qui n’oppose aucune forme de résistance ou ne tend de piège. C’est une création 100 % « Friendly & Chill » à l’ambiance colorée et à l’aventure agréable, sans aucune anicroche. Certes le titre est court et on fait vite le tour de la carte mais le plus important c’est qu’on en garde un très bon souvenir et qu’on prend plaisir à y revenir de temps en temps pour s’y balader à dos de balai...

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    CONCLUSION DU SCHMURZ

    Son
    70
    %
    Graphismes
    82
    %
    Animation
    72
    %
    Jouabilité
    77
    %
    Intérêt
    75
    %
    Son
    70
    %
    Graphismes
    82
    %
    Animation
    72
    %
    Jouabilité
    77
    %
    Intérêt
    75
    %
    LES PLUS
    • Un univers et des personnages attachants
    • Un moment de détente agréable
    LES MOINS
    • Sans doute un peu court
    • Le balai qu'il faut apprendre à maîtriser
    75
    %
    CA PASSE BIEN

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