1989. Les bornes d’arcade font le plein, la Mega Drive débarque dans les salons, et SEGA sort un titre coup-de-poing qui mélange action, science-fiction et flics en armure : ESWAT: Cyber Police. Trente-cinq ans plus tard, le jeu est toujours gravé dans les mémoires des vieux de la vieille, de ceux qui ont arpenté les rues de Liberty City – non, pas celle de GTA – armés jusqu’aux circuits imprimés pour faire régner l’ordre.
D’abord sorti en arcade, ESWAT nous plongeait dans un futur dystopique façon Robocop où l’on incarnait un flic de la cyber-police. Objectif : nettoyer la ville des gangs futuristes et des criminels cybernétiques. Si les premiers niveaux ressemblaient à un Shinobi urbain, tout basculait dès qu’on enfilait l’armure de l’unité ICE (pour « Enhanced Combat Equipment »). À partir de là, place aux gros calibres, aux jetpacks, et aux combats de boss mécaniques sous adrénaline.
En 1990, SEGA adapte le jeu sur Mega Drive sous le nom de ESWAT: City Under Siege. Plutôt que de copier la version arcade, le studio opte pour une réinvention maison, avec des niveaux inédits, un gameplay repensé et une ambiance encore plus marquée “cyber-action”. Moins rigide, plus varié, le titre s’impose comme un classique de la console, avec sa bande-son électronique et ses designs dignes des meilleurs animes de l’époque.
Bien qu’il ne connaîtra jamais de vraie suite, ESWAT restera l’un des premiers représentants du genre « action flic futuriste » chez SEGA, avant que des séries comme Gunstar Heroes ou Alien Soldier ne reprennent le flambeau plus tard sur Mega Drive. Il reste aussi un symbole du savoir-faire arcade de SEGA à la fin des années 80, à une époque où l’entreprise enchaînait les hits à un rythme bionique.
Aujourd’hui, ESWAT: Cyber Police souffle ses 35 bougies dans une relative discrétion, mais son influence et son armure chromée brillent encore dans le cœur des fans. Et qui sait… peut-être qu’un jour, SEGA lui offrira un reboot façon Shinobi: Art of Vengeance. En attendant, on ressort la cartouche, on charge le plasma, et on nettoie la ville comme en 1989 !

