POWER STRIKE a été testé sur Master System.
POWER STRIKE
Salut les drogués de la Master System,
Aujourd’hui nous allons faire un peu de jardinage, avec le simulateur de désherbage le plus connu dans le milieu du jeu vidéo… Aleste, aka Power Strike pour nous autres occidentaux !
Des scientifiques travaillant sur des plantes génétiquement modifiées ont laissé échapper le fruit de leurs expériences dans la nature… « des plantes monstrueuses, superintelligentes, qui n’ont qu’un seul but : dominer la terre… Les plantes prennent possession du cerveau d’êtres humains qui ne se doutent de rien… De cette manière ces plantes démoniaques forcent les êtres humains à travailler comme des esclaves pour produire des armes qui serviront à détruire la race humaine. »
Ahhhhh… nostalgie d’une époque où la créativité n’avait pas de limites… comment ne pas regretter la disparition des notices en lisant ce genre de scénar !
Aujourd’hui, avec Monsanto ça s’rait réglé en 2 minutes… mais en 1988, c’était une autre histoire !
Et c’est donc aux commandes d’un vaisseau suréquipé qu’il va falloir éradiquer tout ça, dans ce Let’s Play de Power Strike, sur la console la plus florissante de sa génération… la Master System bien sûr !

– Exemplaire multilingue européen tel, que nous l’avons eu en France.
HISTORIQUE DU JEU POWER STRIKE :
Power Strike est un shoot them up à scrolling vertical, développé par Compile et édité par SEGA en février 1988.
Il est sorti initialement sur Mark III sous le nom de Aleste, avant d’être porté sur la Master System, qui lui donnera son nom occidental : Power Strike.
Il sortira ensuite sur MSX2 en juillet 1988, support sur lequel il gardera logiquement son nom japonais.
Il est également le premier jeu de la licence Aleste, licence qui engendrera une dizaine de suites sur différents supports (Game Gear, Master System, Megadrive, Super Nintendo et Mega CD).
Power Strike est sortie au Japon, aux USA, en Europe, au Brésil, en Corée, et bénéficie d’une bande son FM pour les consoles équipées.
– Let’s Play en 50hz tel, que nous l’avons connu en Europe.
PITCH 4ᵉ DE COUV :
La Terre est menacée par une végétation mutante et des êtres humains sans cerveau qui sont devenus ses esclaves. Une seule chose peut empêcher ces plantes démoniaques de s’enraciner définitivement : Power Strike, l’avion de combat le plus diversifié qui soit au monde. Détruisez l’ennemi en vol ou au sol et sauvez la planète de la menace verte rampante.

RENCONTRE AVEC LE JEU :
Je n’ai aucun souvenir marquant concernant la découverte de ce jeu, et à l’époque, je ne connaissais ni l’aura, ni l’existence de la licence Aleste.
Il faut dire que je ne l’ai jamais vu en boutique, et je n’ai aucun souvenir de l’avoir vu dans les prospectus Master System (et pourtant, après vérification, il y était), ni même dans une quelconque review.
Je ne l’ai réellement découvert qu’en 2015, en me penchant sur la ludothèque de la console.
En le lançant la première fois, j’ai vu du vert flashy… beaucoup de vert flashy… et plein d’ennemis survitaminés qui me sautaient au visage !
J’ai eu l’impression de me faire agresser comme Alex Murphy avant qu’il ne devienne Robocop… et pour être franc, j’ai même envisagé d’aller porter plainte afin d’engager une procédure pour préjudice moral.
Mais vu qu’à l’époque, je n’étais pas très doué pour les Shoot Them Up, et qu’en plus… c’est pas vraiment le genre de la maison d’aller chercher de l’aide à la gendarmerie, je me suis simplement dit : « sont tarés les gars qui jouent à ce genre de jeu ! »… et j’ai éteint la console !
Ça, c’était en 2016, quand j’étais faible… et il m’aura fallu attendre 2025 pour prendre ma revanche, et enfin en venir à bout.
– Let’s Play en 60hz tel, que le Japon, les USA et le Brésil (entre autres) l’ont connus.
CÔTÉ GAMEPLAY :
Ça parait simple, et ça l’est… mais alors, c’est pas confort !
Le bouton 1 sert au tir normal, et le bouton 2 au tir spécial. Il faut donc appuyer sur les deux boutons simultanément durant la quasi-totalité de la partie, ce qui finit réellement par être inconfortable au bout d’un certain temps… disons qu’on est loin d’un mapping des plus ergonomiques !
Le tir normal peut s’upgrader jusqu’à 3 niveaux, en ramassant des options matérialisées par un « P », et le tir spécial est également upgradable 3 fois, en collectant 3 fois la même arme.
Attention toutefois, car si vous êtes au niveau maximum avec votre arme spéciale et que vous en ramassez une autre, votre arme retombe au niveau 1… une vraie galère !
Il y a 8 tirs spéciaux différents, mais à usage limité. Seule l’arme nᵒ 1 est illimitée, et c’est d’ailleurs celle que je vous recommande fortement d’utiliser.
Elle n’est pas la plus séduisante, ni la plus facile à manier, mais une fois upgradée à fond et combinée avec le tir de base au max, vous détruirez tous les projectiles ennemis avec une efficacité redoutable.
Power Strike est constitué de 6 stages, qui se terminent tous par une base ennemie à détruire.
Les Boss ne sont donc pas un réel obstacle si vous êtes bien équipé, car ils sont tous statiques, et il suffira simplement de détruire leurs tourelles pour passer à l’étape suivante.
Lorsque vous perdez une vie, vous respawnez sans même interrompre le scrolling… et ça, c’est bien !
Mais vous respawnez en perdant toutes vos améliorations, et en repartant avec l’arme n° 1… et ça, c’est plus que moche !

– Mieux vaut rester sur ses gardes pour finir le jeu, car une seule vie perdue vous empêchera d’y parvenir, tant la perte de vos armes est handicapante !
RESSENTI :
Power Strike (Aleste de son nom d’origine) est certes une légende du shmup, qui sublime la formule initiale (Zanac) créée par Compile deux ans plus tôt, et il ne fait aucun doute qu’il a dû bluffer bon nombre de joueurs à l’époque, et à juste titre… mais il ne fait malheureusement pas partie des shoot que je trouve agréables à jouer.
La raison est toute simple à mon sens, et reste somme toute subjective… son game design m’ennuie !
En effet, Compile a tout misé sur la rapidité du soft, ainsi que sur un nombre d’ennemis très élevé. Ce qui confère à Power Strike un rythme soutenu en permanence, qui impressionne et en met plein la vue dès le départ, mais dont l’effet s’estompe rapidement une fois qu’on s’est habitué à l’eau du bain.
C’est d’ailleurs un reproche que je peux faire à la série Aleste en général, du moins à tous ceux que j’ai faits (l’intégralité des Alestes 8 bits)… 80 % des ennemis sont insignifiants en termes de dangerosité, et pour compenser, ils ont choisi d’en mettre le plus possible à l’écran, et de faire des stages très longs… beaucoup trop longs même !
Mais vu qu’il n’y a pas de level design à proprement parler (pas de murs, pas de couloirs à emprunter ou à éviter), bah les stages semblent assez vides, et finalement très monotones.
Le challenge pour le joueur consistera à trouver l’arme qui lui convient le mieux, à l’upgrader à fond, et à trouver son positionnement à l’écran… ce qui suffira généralement pour pulvériser 80 % des ennemis.
Alors attention, je le critique beaucoup… c’est peut-être personnel, mais je trouve qu’il a pris un coup de vieux, notamment à cause de ses mécaniques de jeu qui le rendent extrêmement punitif.
Mais Power Strike reste tout de même un pionnier du shmup survitaminé sur console de salon, et je ne pense pas qu’il avait beaucoup de concurrents capables de se vanter d’afficher tant de sprites avec une telle rapidité à cette époque… Il mérite clairement que l’on s’y attarde, ne serait-ce que pour sa propre culture générale.
– Exemplaire MarkIII, tel que les Japonais l’on eu.
FM UNIT :
Pour ceux qui l’ignorent, un accessoire nommé FM Unit est sorti au Japon, permettant à la SEGA Mark III de bénéficier d’une puce de synthèse FM.
La Master System japonaise en disposera d’ailleurs nativement à sa sortie, en 1987.
Charge ensuite aux studios de développement d’inclure, ou non, des compositions musicales FM dans leurs jeux, en plus des compositions PSG ordinaires.
Et si une composition FM est présente dans le code, le module se chargera de la jouer à la place de la composition initiale.
Voici donc la version FM d’Aleste :
– Let’s Play en 60hz tel, qu’il tournait avec le Module FM Unit, ou sur la Master System Japonaise.
DIFFERENCES 50 / 60HZ :
Power Strike subit quelques chutes de frame rate en 50 Hz, mais rien de plus normal vu le nombre de sprites affichés, et surtout, rien de vraiment dramatique… il reste tout à fait agréable à jouer.
Par contre, en 60 Hz, c’est une catastrophe… il rame en permanence !
Il m’est même arrivé de mourir en fonçant dans une boulette, parce que le jeu s’était subitement arrêté de ramer…
Le frame rate est instable au possible, et j’imagine qu’il a dû être très mal reçu dans les contrées 60 Hz, surtout au Japon.
Ironie du sort, Power Strike 2 tourne très bien en 60 Hz, mais ça… les Japonais n’ont pas pu le constater, car la Mark III était déjà morte et enterrée depuis longtemps au moment de sa sortie !

– Ah bah voilà, c’est mieux… il est bien ce vert !
CHEAT CODE :
– Commencez, ou continuez la partie avec 9 vies : faites [Bas], [Droite], [Bas], [Bas], [Gauche], [Droite], [Haut], [Droite] sur l’écran titre.
– Niveau bonus : terminez le jeu et choisissez l’option Continuer pour commencer au niveau 00.
– Sound test : appuyez sur [Haut], [Bas], [Haut], [Gauche], [Gauche], [Bas], [Droite], [Haut], puis [1] ou [2], à l’écran titre.
– Désactiver le son FM : si vous avez une puce FM, maintenez [HautGauche] sur la manette 1, et [BasDroite] sur la manette 2 lorsque vous allumez la console, pour basculer sur le son PSG.



