Yaeck : Bonjour Spartan. Selon la page MEGATeam, tu es à la fois responsable juridique, rédacteur en chef et correcteur au sein de l’association nouvellement nommée MEDIA Force Publishing. C’est donc un rôle d’importance que tu sembles tenir au sein de l’équipe. Comment a commencé pour toi l’aventure du « MEGA Force 2.0 » ?
Spartan : Salut Yaeck ! Et oui cela fait pas mal de fonctions à exercer aujourd’hui, alors qu’au tout début de mon aventure avec MEGA Force Magazine, ce n’était pas le cas ! J’ai intégré l’équipe il y a un peu plus de deux ans, en mai ou juin 2021 de mémoire, comme simple rédacteur. Mais les membres de l’équipe en place (composée Negan, No JP Knows et Merode) ont été aux petits soins lors de mon arrivée et j’ai pu débuter mes premières rédactions sous leur bienveillance et leur soutien.
Y : Te souviens-tu de ton premier article pour le site ? Comment le juges-tu avec le recul ?
S : Je m’en souviens comme si c’était hier ! Un comparatif (sous la forme « RETROCOMEBACK » que l’on peut trouver sur le site) entre Virtua Fighter 2 sorti sur Saturn et celui sorti sur PS2 (uniquement au Japon). Une de mes licences préférées, j’étais donc honoré de pouvoir en parler pour mon premier article !
Y : Selon ton point de vue, quel est le but à atteindre avec le revival de ce magazine culte ?
Et quel est ton objectif personnel, ou tout au moins la principale raison pour laquelle tu y participes ?
S : C’est vrai que MEGA Force Magazine est un magazine culte, issu de l’époque SEGA ! Tout comme le sont Playmag et La Bible des secrets, que l’on a tous feuilleté au moins une fois dans sa jeunesse ! Et le but à atteindre selon moi, c’est de garder la mémoire de cette époque à la fois intacte grâce aux anciens magazines et aux rédacteurs passionnés, et à la fois étendue grâce aux nouvelles technologies d’information et aux sujets que nous traitons.
Pour la question de mon objectif personnel, il faut avouer que je me suis lancé dans l’aventure car, étant petit, j’ai toujours rêvé d’être « testeur de jeux », et je dévorai ces magazines en me disant qu’un jour je ferai ce métier. Bon, aujourd’hui ce n’est pas un métier me concernant, mais c’est une passion qui m’a fait réaliser ce petit rêve de gosse, et si je continue de participer aujourd’hui c’est parce que MEGA Force Magazine, c’est toute mon enfance, et qu’il faut faire découvrir ces magazines et cette époque aux nouvelles générations.
Y : Noble quête. Cependant attirer les nouvelles générations sur un média principalement écrit à l’ère de la vidéo ne va t-il pas s’avérer un brin compliqué ?
S : Je pense qu’il faut prendre un courant qui est à contre-courant de la tendance actuelle. Les jeunes générations ont besoin de cette ère de la vidéo, mais ils sont nombreux à revenir peu à peu à des fondamentaux plus traditionnels pour s’affranchir des codes édictés ces dernières années. Nous proposons donc un contenu mixte, avec podcasts, vidéos, informations sur les réseaux sociaux, mais avec une bonne dose de lecture. Nous allons depuis peu plus loin en commençant à proposer sur le site les anciens magazines papier, pour proposer du contenu qui tranche avec ce qu’ils ont l’habitude de voir.
Y : Sans trop en révéler, allez-vous développer votre pôle vidéo pour attirer un nouveau public ? Ainsi que vos partenariats avec des vidéastes ?
S : Je laisse le soin au président de l’association de faire les annonces utiles en temps voulu 🙂
Y : Quel a été ton parcours de joueur ?
S : J’ai tenu ma première manette à 6 ans, lorsque mes parents m’ont offert ma première console. J’ai pas mal joué sur ce type de support jusqu’à mon adolescence, où je suis passé sur PC (ahhhh les LAN parties sur Duke Nukem 3D! ), puis je suis revenu peu à peu à la console mais sans abandonner le PC. Aujourd’hui, je joue sur les deux !
Y : Tes premières machines ?
S : Du SEGA, bien évidemment ! La Master System 2, puis la Megadrive 2, puis la Saturn V1. Malgré des jeux extraordinaires, l’échec de cette dernière m’a fait basculer dans le monde du PC… et sur Xbox.
Y : Tes premiers jeux ?
S : Alex Kidd ! Facile, il était intégré à la console, puis The Ninja, un véritable enfer à terminer quand on a 6 ans ! Sur Megadrive, je jouais énormément à Super Street Fighter 2 et Sonic & Knuckles. Rien qu’écrire les noms de ces quelques titres me glisse délicieusement les musiques de ces jeux dans la tête !
Y : Ta console la plus récente ?
S : La PS5, achetée il y a quelques jours, mais dans le même temps j’ai aussi acheté la Fairchild VES, première console à cartouches du monde ! Un petit trésor qui vient compléter ma collection des consoles importantes pour l’histoire du jeu vidéo.
Y : As-tu un genre de prédilection ? (RPG ? Aventure ? Course ? Baston ?…)
S : Comme je joue sur consoles et PC, j’ai deux types de jeux : Les FPS (jeux de tir) sur PC (le combo souris+clavier est inégalable), et les TPS (jeux en vue à la 3e personne) sur consoles, depuis Tomb Raider sur Saturn (s’en suivirent Ninja Gaiden sur Xbox et Gears Of War sur Xbox360, que j’ai adorés). J’aime aussi certains RPG ou les jeux de la licence Diablo, ma préférée.
Y : On t’accorde le droit de donner une seconde chance à un jeu méconnu ou mal-aimé que tu aimerais remettre sur le devant de la scène, lequel est-ce ? Et pourquoi ?
S : Je dirai plutôt des jeux d’un seul studio (français qui plus est) : Quantic Dream. Je ne crois pas que leurs jeux soient mal aimés, mais ils ne sont pas connus, tout du moins pas assez à mon goût (cela devrait changer avec le prochain Star Wars qu’ils réalisent).
Des jeux comme Omikron, Farenheit ou encore Heavy Rain sont des jeux extraordinaires de part leurs scénarios, leur mise en scène, et l’impact (via les sujets abordés) qu’ils peuvent avoir sur le joueur. Croyez-moi, si vous n’avez pas joué à ces jeux, foncez, vous n’en ressortirez pas indemne !
Y : À contrario, on t’autorise à supprimer de la mémoire collective un jeu que tu estimes surcoté de fou et qui ne mérite pas cet incroyable succès. Tu choisis lequel ?
S : Alors là je ne vais pas me faire que des amis, mais pour moi, ce sont les GTA, y’a rien à garder.
Y : Vraiment rien ? Pas même sa gestion révolutionnaire des environnements 3D qui amèneront aux mondes ouverts contemporains ?
S : C’est bien cette question, car elle met en lumière une chose importante, à mon avis, concernant les GTA, c’est que l’ultra violence totalement gratuite a éclipsé tout le fondement technique du jeu. Pas par les développeurs, mais par les joueurs : on y joue pour monter en voiture sur un parking avec une prostituée ou pour atteindre les 5 étoiles en tuant le plus de monde possible, et non pas pour admirer les graphismes ou suivre le scénario. Tout du moins c’est mon ressenti. Par exemple j’adore Red Dead Redemption, qui est un jeu violent, mais j’ai toujours estimé que le sel et l’essence de ce jeu, c’était suivre le scénario, se balader dans le far-west, admirer les paysages. Je ne retrouve pas cela dans les GTA.
Y : Plutôt attiré par le rétro ou le moderne ?
S : Les deux ! L’un n’empêche pas l’autre et chaque génération de jeux propose des choses différentes, alors ne boudons pas notre plaisir !
Y : À quel jeu de la bonne vieille époque tu peux encore rejouer avec plaisir ?
S : Dans les jeux qui vont de mes 6 ans à mes 14 ans, il y a Sonic & Knuckles, Nights et Quake. Je me les refait régulièrement !
Y : Et quel titre récent à vraiment su t’emballer ?
S : Tout dépend de la notion de « récent », mais dans mes tous derniers jeux, je peux citer Starfield, qui est incroyable, et Zelda Tears of the Kingdom, passionnant.
Y : Du Microsoft et du Nintendo, donc. Et en ce qui concerne Sega, ta maison de cœur ? Quel jeu de la firme au Hérisson de ces dernières années t’a vraiment convaincu ?
S : Un jeu sur le hérisson justement ! Pour moi l’une des très bonnes surprises, c’était Sonic Frontiers, que j’ai eu plaisir à parcourir.
Y : En dehors du jeu vidéo, quelles sont tes autres passions geek ?
S : J’ai d’autres passions (le cinéma de Christopher Nolan) et occupations, mais niveau geek, je suis un pur passionné de jeux vidéos (l’arcade ça compte ? Car ça aussi j’aime bien ! (rires)).
Y : Oui ça compte. Et possèdes-tu une borne d’arcade toi-même ? Ou bien cela reste t-il un vieux rêve à accomplir ?
S : J’ai la chance d’avoir une SEGA Naomi originale, je collectionne également les systèmes d’arcade SEGA (System32, Model3, Triforce, Lindbergh,…) et je compte bien mettre la main sur quelques autres bornes SEGA à l’avenir !
Y : Question subsidiaire qui nous titille : en tant que responsable juridique, as-tu de vraies compétences dans le domaine ? Juriste ? Avocat ? Fan de Phoenix Wright ?
S : J’ai des compétences certaines dans ce domaine, mais je ne peux malheureusement pas en parler.
Y : Nous n’insisterons donc pas.
Pour terminer cette entrevue, la question rituelle. Même si dans ce cas précis la réponse semble assez évidente : quelle est l’inspiration de ton pseudo ?
S : La réponse est peut-être effectivement évidente, mais pas tant que cela. En fait la référence est double. J’ai choisi ce pseudo pour deux chocs culturels que j’ai pu expérimenter : Halo sur Xbox, c’était une claque monstrueuse, et 300 (au cinéma), une claque visuelle incroyable ! D’ailleurs mon « dicton » (trouvable sous mon pseudo sur le site du magazine) vient de ce film !
Y : Et bien merci d’avoir joué le jeu de ce questionnaire qui nous a permis d’en apprendre plus sur toi cher Spartan. Ne nous reste plus qu’a te souhaiter une immense carrière au sein de MEGA Force Magazine !
S : Merci d’avoir pris le temps de préparer cet article, et bon jeu à tous !





