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TEST : Lunar Lander Beyond – La mission tourne au crash

MAD ANGEL [Rédacteur]
3 millions d'années d'histoire de l'humanité et pourtant j'ai eu la chance de connaître Ryo Hazuki

Chers lecteurs, chères lectrices, ce test a été réalisé avec la version du jeu que l’éditeur nous a fait parvenir un mois avant sa sortie sans qu’une seule mise à jour n’ait eu lieu.

Sorti sur Arcade en 1979, Lunar Lander est un jeu de simulation de pilotage de vaisseaux spatiaux. C’est en ce mois d’avril 2024 qu’Atari nous propose un remake de ce jeu à travers Lunar Lander Beyond, disponible sur toutes les principales plateformes de jeux vidéos.

Contrairement à la grande majorité des jeux de vaisseaux en 2D comme Ikaruga ou Thunder force, Lunar Lander Beyond n’est pas un shoot them up mais bien un jeu de simulation de pilotage.

Le titre vous propose d’incarner différents pilotes qui, à travers différentes missions, telles que livrer des marchandises, récupérer des ressources ou sauver des membres d’équipage, devront arpenter les environnements hostiles de plusieurs planètes et corps célestes, à commencer par la Lune.

Lunar lander beyond

Le jeu vous proposera de réaliser une trentaine de missions réparties sur cinq planètes différentes comme Mars ou Vénus. Au fur et à mesure de votre progression, des scènes cinématiques plutôt jolies viendront nourrir l’histoire.

Au début de la partie vous disposerez d’un vaisseau avec très peu de caractéristiques mais en avançant dans l’histoire vous aurez la possibilité de débloquer une douzaine d’améliorations, comme un boost ou des freins pour les différents vaisseaux, qui seront disponibles au cours de votre aventure.

Vous pourrez également personnaliser vos vaisseaux en leur attribuant les compétences qui vous conviendront parmi celles que vous aurez à votre disposition.

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Sur le papier, Lunar Lander Beyond semble être une proposition alléchante, mais qu’en est-il vraiment manette en main ?

La première chose que l’on recherche dans un jeu de simulation de pilotage est bien sûr une maniabilité précise et irréprochable. C’est ici que les choses se gâtent pour Lunar Lander Beyond. La maniabilité est tout simplement catastrophique.

Les vaisseaux se déplacent de façon complètement imprécise : on a l’impression que ces derniers glissent sur le décor. Cela nous renvoie aux pires jeux de caisses de l’époque des 32-Bit où la physique des déplacements des voitures donnait l’impression qu’elles se déplaçaient sur de la glace.

Dans Lunar Lander Beyond, manier votre vaisseau se révèlera être un vrai chemin de croix tellement les mouvements de votre appareil seront à l’opposé de ce que vous souhaitiez faire.

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N’allez pas penser que le jeu vous demandera de l’adresse comme lors d’une partie de Docteur Maboul. Non ! La difficulté ici ne réside pas dans l’exigence mais dans l’imprécision totale de la jouabilité.

C’est quand même honteux de sortir quelque chose comme ça en 2024, qui plus est pour un jeu en 2D. Et ne comptez pas sur les différentes améliorations à apporter à votre vaisseau pour arranger la situation.

D’autant que les parcours deviennent de plus en plus difficiles au fur et à mesure du jeu. Au final on ne prend quasiment aucun plaisir à diriger les vaisseaux et même le fait de finir une mission ne donne aucun sentiment de satisfaction tellement cela aura été une purge de la terminer.

Finalement on est surtout content de sortir vivant du calvaire que l’on a subi. Vivant au propre comme au figuré car le jeu donne sincèrement envie de se jeter par la fenêtre.

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Si la maniabilité ne sauve pas le jeu, peut-être que la réalisation et les graphismes lui feront sortir la tête de l’eau ? Et bien non ! Sans être complètement hideux les graphismes sont vraiment beaucoup trop simplistes pour un jeu de 2024.

Bien qu’il s’agisse d’un remake d’un jeu de 1979 et même si on ne lui demande pas de nous en mettre plein la vue, comme le remake de Final Fantasy 7, on était quand même en droit d’attendre quelque chose de plus fourni et de plus travaillé.

Graphiquement Lunar Lander Beyond se fait battre à plate couture par un jeu comme Worms Armageddon sorti plus de deux décennies plus tôt.

Quand des jeux comme Octopath Traveller ont amené la 2D à des niveaux de détails impressionnants, Lunar Lander Beyond se contente lui du strict minimum.

Pourquoi ne pas avoir travaillé plus le jeu si c’est pour le sortir 25 ans après l’original ? Atari n’est pas un petit studio indépendant mais un acteur majeur du jeu vidéo depuis des décennies.

Fût un temps, l’entreprise jouait même dans la cours des grands avec Sega et Nintendo.

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D’un point de vue sonore, ça n’est pas non plus très folichon. Les bruitages des vaisseaux ou des impacts assurent le service minimum.

Les musiques quant à elles retranscrivent assez bien l’ambiance spatiale futuriste du titre, c’est plutôt un bon point, cependant ces dernières manquent cruellement de variété.

L’histoire ponctuée de cinématiques plutôt jolies sauve difficilement le titre. Face à la médiocrité du gameplay, on fini par se désintéresser de l’intrigue d’autant que ça jacasse pas mal pour un jeu de ce type.

AVIS DE LA REDAC

Remake d'un jeu d'arcade de 1979, Lunar Lander Beyond réalise un atterrissage complètement raté sur nos machines HD. La maniabilité catastrophique, impardonnable pour un jeu aussi récent, et les graphismes vides d'un autre temps rendent le titre assez médiocre. Il est quand même difficile de savoir à quel public s'adresse ce software car il se veut être un jeu d'adresse mais au final la jouabilité bâclée en fait un véritable chemin de croix. Restent les cinématiques assez agréables et deux trois musiques plutôt planantes pour sauver les meubles. Mais finalement, au lieu de nous faire voler à travers les planètes du système solaire, Lunar Lander Beyond est plutôt un naufrage qui va finir à vingt milles lieues sous les mers à côté du Titanic. Cela pourra peut-être donner à Atari l'idée de développer un jeu de simulation de sous-marins... Enfin à condition qu'ils fassent un gros travail sur la jouabilité parce que là, c'est zéro. Espérons toutefois que des mises à jour viendront régler les défauts du titre.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
50
%
Graphisme
35
%
Animation
30
%
Maniabilité
15
%
Intérêt
25
%
Son
50
%
Graphisme
35
%
Animation
30
%
Maniabilité
15
%
Intérêt
25
%
LES PLUS
  • Les cinématiques de bonne facture.
  • Une OST futuriste et planante.
LES MOINS
  • Une maniabilité excécrable.
  • Des graphismes d'un autre temps.
31
%
OUI MAIS BOF BOF

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