Clap de fin judiciaire pour la FTC dans l’affaire Microsoft – Activision Blizzard ! Si l’acquisition tentaculaire de l’éditeur américain par la firme de Redmond avait été validée en octobre 2023, la Federal Trade Commission ne comptait pas en rester là. En décembre de la même année, l’autorité de la concurrence des États-Unis avait en effet déposé un recours dans l’espoir d’annuler la fusion. Raté.
Comme le rapporte Bloomberg, la Cour d’appel du 9e circuit vient tout simplement de rejeter l’appel de la FTC. Dans sa décision, le juge Daniel P. Collins a déclaré que la commission n’avait pas su démontrer une « probabilité de succès sur le fond de l’une quelconque de ses théories ». En clair : il n’y a pas matière à reconsidérer la fusion du point de vue du droit de la concurrence américain.
Le tribunal estime notamment que la FTC n’a pas réussi à prouver que Microsoft chercherait à priver ses concurrents d’accès à la série Call of Duty ni que l’accord réduirait la concurrence dans le secteur de l’abonnement aux jeux vidéo. Même son de cloche du côté du cloud gaming : selon la cour, la FTC n’a pas démontré que les jeux Activision Blizzard auraient été proposés dans le cloud si la fusion n’avait pas eu lieu. Pas d’impact démontré, pas de blocage.
Juge Collins en a également profité pour rappeler que les exclusivités sont une pratique courante dans le secteur, précisant que Sony et Nintendo sont même bien plus portés sur les titres exclusifs que Microsoft : « Tous les grands fabricants ont recours à cette pratique. Nintendo et Sony proposent tous deux un nombre nettement plus élevé de jeux exclusifs sur leur plateforme que Microsoft. »
Ce rejet enterre définitivement les espoirs de la FTC, qui avait déjà vu ses tentatives d’injonction échouer à l’été 2023. Microsoft peut donc continuer d’intégrer Activision Blizzard à son écosystème sans épée de Damoclès judiciaire au-dessus de la tête. Quant aux joueurs, ils devront attendre pour voir si les promesses d’accessibilité multiplateforme faites par Microsoft se concrétiseront réellement… ou si le juge Collins a simplement été un peu trop bon public.

