La preview d’OctoRace a été réalisée sur PC via Steam
Souvenez-vous, tout du moins pour les lecteurs de ma génération (qui a dit « les vieux » ??), des Micromachines. De base, il s’agit de véhicules miniatures produits par Galoob, qui est passé sous drapeau Hasbro en 1999. Mais dès 1991, Codemasters (DIRT, Colin Mc Rae Rally, la série des TOCA) produit le premier jeu vidéo en accord avec ces véhicules miniatures, jusqu’en 2017.
Je me souviens des premiers Micromachines, modélisant une pièce de la maison, sur lequel l’enfant auquel on s’identifiait, avait construit un circuit avec ce qui lui passe sous la main. Boite de céréales, règles et classeurs, bulles dans la baignoire. Bref, une immersion au plus près du domestique familial pour une immersion sans précédent, le tout avec une dynamique et des parties à plusieurs absolument mémorables. Croyez le ou non, même aujourd’hui je prends un certain plaisir à y rejouer entre amis.

L’inspiration Micromachines dans OctoRace saute au yeux pour les connaisseurs
Pour les plus jeunes lectrices et lecteurs, Micromachines V2 (Megadrive) ou V3 (Playstation 1) ressemblaient à ça :

Voilà Micromachines 2 sorti en 1994 sur MegaDrive
OctoRace se présente donc comme le digne successeur de ce jeu qui a marqué toute une génération de gamer. Est-ce vraiment le cas ? La présentation par notre cher Schmurtz était alléchante.
Comment on y joue ?
Coté maniabilité, une fois le petit temps d’adaptation de la perspective passé, tout se passe bien. Les commandes, au clavier ou à la manette, répondent parfaitement. Sur cette version béta, j’ai tout de même noté une légère, mais néanmoins présente, latence dans la réponse. Rien de bien dramatique : elle n’enlève en rien le plaisir du jeu.

Toutes les fonctionnalités originelles du gameplay sont présentes
Je sais bien qu’il faut vivre avec son temps, mais je me souviens que, lorsqu’on quittait l’écran de jeu, celui-ci s’arrêtait, et on reprenait avant l’obstacle raté. Ici, ce n’est pas le cas : la course continue en se focalisant sur le premier, jusqu’à ce qu’il fasse une erreur. Et ce n’est qu’à ce moment là que le joueur peut revenir dans la course.
Sur la version originale, les premiers partaient devant et la caméra restait focus sur nous, ce qui n’est plus le cas maintenant. Certes, il est possible d’accélérer le.. comment appeler ça… le jeu des PNJ (Personnages Non Jouables) jusqu’à 3 fois la vitesse normale, mais je trouve cette façon d’aborder la course frustrante.

La course des PNJ en tête, sans nous, mais accélérable via le bouton « Skip »
Étant fan de rétrogaming, je ne trouve pas cette évolution très pertinente. Libre à chaque personne d’apprécier ou non, mais regarder le programme jouer tout seul ne m’inspire pas une grande satisfaction.
C’est beau ?
Coté graphique, c’est réussi. On retrouve bien les circuits fabriqués à partir de ce qui se trouve à proximité. Je suis certains que chez vous, il serait possible d’en faire de même.

Les décors un peu moins « self made que dans les versions dont le jeu s’inspire
Mais sur une moitié des circuits disponible dans la version de test, les décors sont moins travaillés que dans n’importe lequel des Micromachines. Pour un jeu qui se veut être le successeur spirituel d’une série à succès telle que celle-là, je trouve qu’on s’en éloigne quand même vraiment. Mais si on ne s’attarde pas sur ce détails, graphiquement le jeu est une réussite. Les obstacles sont bien pensés, les circuits sont uniques et c’est très agréable de rencontrer cette diversité au sein du jeu.
On écoute quoi ?
Une musique légère de fond, typée Jazz Café, donc musique douce, permet de se concentrer sur les bruitages des différents véhicules. C’est assez diversifié, mais il faut avouer que le design des différentes montures que vous allez essayer aide à reconnaitre les sons. Autrement, juste à l’oreille, la difficulté serait accrue. Heureusement, tout l’intérêt du jeu ne repose pas sur la bande sonore.

En plus des bruitages, la voix off est appréciable
La voix off du début et fin de course est très bien pensée. On se croirait vraiment dans un show mécanique qui sent bon le pneu et l’essence.
Vous avez dit fluidité ?
En tant que jeu s’inspirant de Micromachines, je m’attendais à un renouveau dans la gestion de l’animation. Attention, il s’agit d’une version preview, et non la version définitive. Mais je trouve que la physique des véhicules est un peu pataude : j’ai eu l’impression de piloter une voiture ou un avion avec un éléphant aux commandes.
Et les différences entre chaque véhicule ne sautent pas vraiment aux yeux. Alors dans les versions Micromachines du siècle dernier, on était sensiblement sur le même problème, mais l’époque n’est pas la même.

Camion, voiture ou avion, pas de réelles différences entre tous les véhicules.
Le jeu est encore sous Kickstarter, donc en demande de financement participatif. Ce n’est qu’une version béta que j’ai eu entre les mains, alors souhaitons que quelques améliorations soient au programme car c’est un jeu prometteur qui mérite plus d’attention pour devenir vraiment fun.

