Ressors ton bandeau de ninja et prépare-toi à souffrir (avec le sourire), car NINJA GAIDEN: Ragebound vient de se dévoiler à travers une démo jouable dispo gratos sur Steam pour le Steam Néo Fest (du 9 au 16 juin). Derrière cette renaissance 2D à scrolling horizontal qui fleure bon les pixels et les démons enragés, on retrouve Dotemu (les rois du revival avec TMNT: Shredder’s Revenge et Streets of Rage 4) en tandem avec The Game Kitchen (les génies malades derrière Blasphemous). Le jeu sortira en version numérique le 31 juillet sur PC, Switch, PS5, PS4 et Xbox. On a déjà mal aux pouces rien que d’y penser.
La démo propose trois gros niveaux qui ne te laissent aucun répit : défense du village Hayabusa contre une attaque de démons pyromanes, escapade sanglante au bord d’un lac chelou avec Kumori (la kunoichi bad-ass du clan Black Spider), et infiltration du château d’Odawara à grands coups de shuriken et de saltos dans des catacombes à te filer des sueurs froides. Le tout encadré par un tuto avec maître Ryu himself et une version hardcore d’un niveau, pour les masochistes qui veulent déjà goûter au bossage de manette anticipé.
L’histoire se cale direct après le premier Ninja Gaiden sur NES (1988, les vrais savent). Le monde des humains et celui des démons fusionnent façon apéro explosif, et le jeune Kenji Mozu, ninja du clan Hayabusa, se retrouve propulsé héros malgré lui. Avec Kumori, ils vont devoir mettre de côté les embrouilles de clan, fusionner leurs pouvoirs (façon Shinobi Sentai, si si) et affronter des monstres qui font passer les boss de fin de Ghosts’n Goblins pour des peluches. Entre secrets, missions planquées et pouvoirs évolutifs, le jeu promet une aventure exigeante mais grisante.
Cerise sur le kunai : la direction artistique pixel art claque la rétine comme un coup de sabre bien placé, et la bande-son est un pur hommage aux origines avec le retour des maîtres Keiji Yamagishi, Ryuichi Niita et Kaori Nakabai. Et histoire de t’achever avec classe, Sergio de Prado (aka monsieur Blasphemous) dirige la musique avec la fougue d’un samouraï punk. Bref, si t’as grandi à l’ombre des dragons et des démons 8-bit, Ragebound va te filer un bon vieux high kick de nostalgie dans le cœur. Et ça, c’est fatalement cool.





