La preview de Ninja Gaiden Ragebound a été réalisée sur Steam.
Après Absolum, que nous avons pu tester quelques heures, Dotemu nous a également permis de mettre la main sur le nouveau Ninja Gaiden, à savoir « Ragebound », qui mêle l’action et la difficulté de la série avec le pixel-art et la progression horizontale en 2D si caractéristique des jeux rétros (et des origines de la série qui plus est !).
En attendant le 4e opus qui sera édité par Xbox, nous revoilà partis pour une virée chez les Hayabusa, pour découvrir qu’encore une fois, les démons en veulent à notre monde !
Alors que le célèbre Ryu, héros des épisodes principaux, est parti pour suivre le testament de son père, on se retrouve à contrôler Kenji Mozu, ninja formé par Ryu lui-même, lorsqu’une armée de démons débarque dans le village…
Tandis que la difficulté de vaincre les ennemis se fait croissante, Kenji s’allie avec le clan de l’Araignée Noire, afin de mêler les âmes de leurs combattants, seule solution apparente pour vaincre l’armée de démons belliqueux.
C’est avec ce postulat de départ que commence notre aventure, même si celle-ci est introduite via un prologue qui est l’entrainement de Kenji par Ryu, afin de poser les bases techniques et de gameplay du jeu.
Ainsi, on se retrouve face à un jeu définitivement rétro, avec un style pixel-art assumé et qui fonctionne très bien pour le genre « action et plateforme à défilement horizontal (et parfois vertical) ».
On contrôle donc notre personnage afin de le faire progresser, affronter des ennemis plus ou moins redoutables, même si la difficulté, en tout cas dans cette version preview, ne nous a pas mis à genou (2-3 patterns à apprendre et le premier boss est passé assez rapidement de vie à trépas).
Évidemment, c’est frénétique, on peut sauter, rebondir, grimper aux murs, découper, éxécuter des coups spéciaux, et il va falloir mixer tout ces éléments pour pouvoir sortir des niveaux sans encombre.
A ce gameplay classique mais bien ficelé s’ajoute le fameux « lien » de l’âme de Kenji avec une pensionnaire du Clan de l’Araignée Noire. Ce lien, que l’on va pouvoir invoquer à certains moments clés du jeu, servira à résoudre énigmes et casse-têtes, le tout dans un temps imparti (et oui, le lien s’estompe avec le temps).
Si l’idée n’est pas des plus originales, elle n’est pas d’une praticité folle non plus en jeu : le timing est souvent très serré, et il va falloir apprendre à résoudre très rapidement les énigmes sous peine de devoir tout recommencer à chaque fois.
Agréable sur le fond, la forme est ainsi moins bien exécutée, car cela temporise trop le jeu (nous on veut de l’action bon sang !) et cela peut faire pester inutilement contre une situation qui va nous bloquer quelques minutes. Nous verrons si le développeur, qui a encore du temps, module et adapte cette fonctionnalité…
Niveau maniabilité, rien à dire, ça bouge bien, on virevolte sans souci, et la précision est de mise, ce qui est un très bon point, notamment lors de situations délicates où cela se joue au pixel près.
Les graphismes sont assez fins pour éviter la bouillie de pixels pendant les gros affrontements, et l’ensemble est cohérent avec l’univers « fantastique » du jeu.
Nous avons cependant noté un petit bémol concernant la musique, qui, bien que percutante, est assez éloignée d’un thème « Ninja » ou « Japon féodal ». Dommage, un accompagnement musical plus proche de ces éléments aurait été un plus. Mais nous n’avons parcouru qu’une portion du jeu, alors croisons les doigts !
Au final, cette preview nous permet de voir que la licence se porte bien, et se permet même de contenter les retrogamers avec un style pixel-art 2D efficace qui ravit nos pupilles ! Vivement la version définitive !








