Cette preview de Shinobi Art of Vengeance se base sur la démo accessible gratuitement sur Xbox Série X. Screenshots issus de cette même version (sauf le premier issu du site psxbrasil.com.br).
Le monde du jeu vidéo moderne n’a jamais été aussi morose et sombre. Entre décisions radicales pour toujours plus de profits, désert d’exclusivités, AAA aux qualités douteuses, ou encore le « fanboyisme » stupide aussi bruyant que décérébré… suivre l’actualité de notre loisir préféré n’a jamais été aussi, disons-le carrément, chiant.
PREVIEW : Shinobi Art of Vengeance
Et puis, il y a ce jour du 31 juillet 2025. Une épiphanie ! Le dernier-né de Yuzo Koshiro, Earthion, débarque enfin après une loooooongue attente. Le Ninja Gaiden Ragebound des studios The Game Kitchen s’impose d’emblée comme un must have. Et, last but not least, Shinobi Art of Vengeance, la nouvelle production de Lizardcube dévoile une partie de son potentiel, au travers d’une démo. Un jour béni par le Dieu Jeu Vidéo !!!
Alors sans plus attendre, on aiguise ses kunaïs, on dégaine son plus joli katana et on fout sa cagoule pour se plonger dans ce qui pourrait bien être le retour fracassant d’une des licences les plus mythiques de Sega !!
Après nous avoir gratifié du splendide remake de Wonder Boy, puis d’un Street of Rage 4 de haute volée, Lizardcube s’attaque à un autre monument de la firme au hérisson. Et on ne va pas maintenir le suspense plus longtemps : Shinobi Art of Vengeance est, en l’état et à mon sens, une nouvelle preuve de leur maitrise et de leur savoir-faire !!!
Cet aperçu au bon goût de trop peu nous propose de nous frotter au début des nouvelles aventures de Joe Musashi drapé de son plus beau costume blanc. Car la première chose qui nous frappe dès les premières secondes, c’est bien évidemment tout l’aspect technique qui frise la perfection.
Oubliez les premiers trailers qui nous ont fait penser à une production de jeu mobile : Shinobi Art of Vengeance flatte la rétine à tous les niveaux. Tant pour ses sprites que pour ses décors, le constat est simple : c’est beau, c’est fluide, c’est détaillé, c’est ultra respectueux du matériau d’origine. Bref, le jeu impose son identité de production actuelle sans aucunement trahir ses racines.
Après avoir traversé par deux fois cette démo, mes petits doigts boudinés sont unanimes : Shinobi Art of Vengeance est un pur plaisir manette en main. Notre ninja blanc est rapide, véloce, il répond au doigt et à l’œil à la moindre de nos sollicitations. Une fois de plus, Lizarcube a appliqué sa formule magique pour nous offrir un gameplay dans la droite lignée des anciens épisodes tout en l’enrichissant de ce que les productions actuelles ont de meilleur en la matière.
Ainsi tous les mouvements issus des épisodes canoniques sont là : double saut, lancer de kunais (en quantité limitée bien sûr), coup de pied plongeant… Seuls les plus aiguisés d’entre nous remarqueront l’absence du renvoi de projectiles ennemis avec un coup de katana bien placé. Une absence qui, espérons-le, sera temporaire et corrigée grâce à la possibilité de débloquer de nombreux mouvements supplémentaires au fil de la progression.
Car Shinobi Art of Vengeance affirme tout autant son côté moderne en enrichissant sa panoplie de coups de features modernes : s’accrocher aux parois et courir sur les murs, effectuer un dash d’esquive, réaliser des combos en alternant coups faibles et forts, et même achever plusieurs adversaires en même temps… Autant de possibilités qui viennent agrémenter un gameplay déjà riche et redoutablement accrocheur.
Et que serait un ninja sans sa maîtrise de la magie ninjutsu ? Marque forte de l’identité de la saga de Sega, le Joe Musashi cuvée 2025 peut compter sur sa capacité à déchaîner les éléments contre ses antagonistes grâce à différents pouvoirs accessibles progressivement. Entre les attaques ninpô aussi rapides qu’efficaces et les invocations (ninjustsu) à la mise en scène spectaculaire et terriblement meurtrière, déglinguer du méchant n’a jamais été aussi classe et jouissif !
Je ne vous ais même pas encore parlé du charisme des personnages lors des cutscenes alliant merveilleusement kitch et humour sans sombrer pour autant dans le ridicule. Je n’aborderai pas non plus ses niveaux vastes aux accointances de metroidvania. Ou encore de la rejouabilité potentielle énorme que laisse apercevoir la fin de la démo. Ni même des musiques envoutantes et des bruitages percutants… Par contre je ne saurai trop vous conseiller de vous essayer à cette généreuse démo pour achever de vous convaincre.
Bref, vous l’aurez facilement compris, votre humble serviteur a été plus que conquis par cette mise en bouche. Et même si fin août signifiera la fin de l’été (et de mes vacances), il me tarde déjà de mettre la main sur la version définitive de ce qui s’annonce d’ores et déjà comme un nouveau futur chef-d’œuvre made in Lizardcube.









