Avec la sortie récente de Sonic Racing Crossworld, c’est le moment idéal pour revenir sur Team Sonic Racing, sorti en mai 2019 sur PS4, Xbox One, Nintendo Switch et Steam. Sumos Digital propose un jeu de course orienté coopération d’équipe, un pari original qui donne du relief aux courses supersoniques de Sonic… mais qui n’atteint jamais la folie d’un Mario Kart.
Le groove SEGA à fond
La bande-son électro-rock de Jun Senoue propulse chaque course avec une énergie quasi surhumaine. Les circuits ont chacun leur identité musicale : une forêt effervescente, une arène industrielle, une piste sur la glace… et à chaque fois le rythme colle à la vitesse. Les effets sonores sont précis : collisions, explosions de boosters et objets utilisés, tout contribue à l’ambiance arcade.
Seul bémol, les dialogues des personnages sont un peu rigides et répétitifs, surtout lors du mode histoire. Mais honnêtement, quand on file à 250 km/h et qu’on se bat pour attraper un anneau ou lancer un missile, on ne prête pas trop attention aux voix. L’ensemble reste punchy et immersif, fidèle à l’esprit SEGA des années 90.
Coloré, mais parfois inégal
Sur Steam, PS4 et Xbox One, Team Sonic Racing offre un rendu propre et fluide. Les pistes sont détaillées, les textures fines, et les effets de vitesse sont convaincants. Chaque environnement a son identité : la forêt est foisonnante, la piste glacée scintille, et la zone industrielle grouille de détails.
Sur Switch, on perd un peu de finesse : textures plus simples et framerate moins stable, mais le plaisir de jouer partout rattrape largement ce compromis. Les circuits sont globalement plaisants, mais certains manquent de personnalité et donnent une impression de vide. Dommage, car l’univers Sonic est tellement riche qu’on aurait aimé plus de fantaisie dans certains tracés.
Fluide mais manque de folie
Les karts bougent bien, les boosts claquent et les collisions sont dynamiques. Les personnages ont des animations propres, mais elles restent assez rigides : les sauts ou acrobaties sont peu variés et manquent de personnalité. Dans l’esprit d’un Sonic & All-Stars Racing Transformed, on aurait apprécié des véhicules capables de se transformer ou d’interagir avec le décor, ce qui aurait renforcé l’immersion.
Les courses restent agréables à suivre grâce à une caméra bien gérée, mais on sent qu’un peu plus de vie dans les animations aurait rendu chaque course mémorable.
Accessible, mais IA parfois frustrante
La prise en main est immédiate : dérapages, boosts, aspiration derrière les coéquipiers et objets à utiliser, tout est simple et efficace. Le concept de Super Turbo d’équipe est un vrai plus : offrir un objet à un allié peut déclencher un boost immense et donner un avantage stratégique.
Mais l’IA a tendance à tricher. Vos alliés sont performants si vous l’êtes, vos adversaires collent à votre niveau… ce qui enlève une partie du challenge et des surprises. Sur le long terme, surtout pour les joueurs expérimentés, cela peut devenir frustrant. Néanmoins, pour les novices ou les sessions entre amis, la maniabilité reste agréable et intuitive.
Sympa mais manque de folie
L’idée de courses en coopération par équipe est originale et apporte une vraie dimension stratégique. Les modes de course (classiques, élimination, checkpoints, collection de Rings ou destruction de cibles) permettent de varier un peu les plaisirs.
Cependant, le mode histoire est minimaliste, les circuits peu mémorables et les transformations de véhicules absentes, ce qui limite la rejouabilité. Seul, le jeu peut vite devenir répétitif, même si les courses restent agréables. La version Switch ajoute un vrai plus grâce à sa portabilité, mais l’expérience est légèrement amoindrie graphiquement.







