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TEST : Towa and the Guardians of the Sacred Tree – Légendaire ?

Knucky [Rédacteur en chef]
Enfant des pixels et de la 2D , les meilleurs années !!

Towa and the Guardians of the Sacred Tree

a été testé sur Xbox Series avec une clé offerte par notre partenaire.

Towa and the Guardians of the Sacred Tree

Towa and the Guardians of the Sacred Tree

Les roguelites, ça fleurit partout, et voilà que Bandai Namco présente Towa and the Guardians of the Sacred Tree, développé par Brownies Inc., un titre qui ne fait pas beaucoup de bruit au premier abord, mais qui, une fois manette en main, déploie une aventure pleine de charme et d’intensité. Mélangeant action, exploration et une touche de mysticisme, le jeu nous transporte dans une quête épique où tradition et modernité se rencontrent.

On l’a testé, et voilà ce qu’on en pense.

Secret of man….ah non ,Towa and the Guardians of the Sacred Tree

L’histoire de Towa and the Guardians of the Sacred Tree pourrait rappeler celle de Secret of Mana, mais non, rien à voir. Celle-ci prend place dans le village de Shinju, autour d’un grand arbre sacré. Towa, une sorte de prêtresse et gardienne divine, est liée aux pouvoirs des Shinju. Une force maléfique nommée Magatsu menace l’équilibre du monde. Pour la combattre, huit gardiens accompagnent notre héros.

Alors le truc c’est que le temps est cassé et au fur et à mesure que vous accomplissez des runs, entendez par là des combats classiques ou des combats contre des boss, on répare progressivement la timeline autour du village, et le temps avance, parfois de plusieurs décennies. Les habitants vivent, vieillissent, certains disparaissent, l’atmosphère autour du village change. Vous revenez au village entre les runs : reconstruire, dialoguer, voir les conséquences de vos actes (ou de vos pertes).

towa and the guardians

Il y a aussi le système de sacrifice : après chaque boss d’un run, le personnage désigné comme “Kagura” est sacrifié pour restaurer le mana ou permettre à Towa de progresser. Cela donne du contenu à la narration, mais est-ce que l’émotion suit tout le long ? On en reparle plus bas.

En résumé, le scénario mise sur une ambiance mystique, des enjeux élevés (le temps, le sacrifice), des héros aux personnalités distinctes, des dialogues, des moments de “retour au village” pour poser le contexte et montrer les conséquences de certains choix auxquels s’ajoutent les relations entre les personnages.

Towa ou Towa pas ?

Le cœur du jeu, c’est évidemment son gameplay, et Towa and the Guardians of the Sacred Tree ne se contente pas de recopier ce que l’on a déjà vu dans d’autres roguelites.

Chaque run débute avec le choix de deux personnages : le Tsurugi, une sorte de guerrier maniant la lame au corps à corps, et le Kagura, qui joue le rôle de soutien et de magicien.

Les affrontements se déroulent dans des salles successives où les ennemis arrivent par vagues, jusqu’à l’inévitable boss qui attend au bout du chemin.

Une fois la tentative terminée, réussie ou non, on retourne au village pour gérer l’évolution des personnages, débloquer des compétences et forger de nouvelles armes ou tout simplement constater l’avancée du temps et ses conséquences.

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L’un des éléments clés du système réside dans l’utilisation des “Grâces”, ces bénédictions qui viennent modifier les capacités de Towa et de ses alliés. À cela s’ajoute une gestion des armes particulière, puisque celles-ci s’usent avec le temps et perdent en efficacité. Impossible donc de se contenter d’une épée fétiche, on est contraint de varier son style de combat et d’alterner régulièrement entre plusieurs armes.

Enfin, la forge joue un rôle central, avec un minijeu où l’on fabrique et améliore ses lames, donnant à la progression une dimension artisanale qui change agréablement du simple loot aléatoire. Le village, véritable cœur battant entre les expéditions, sert de lieu d’évolution mais aussi de témoin du passage du temps, un détail qui renforce l’immersion et démarque Towa de ses concurrents.

Towa double ? double difficulté..

Il faut reconnaître que le jeu réussit plusieurs paris. Le duo Tsurugi-Kagura fonctionne vraiment comme un mécanisme innovant : il ne suffit pas de foncer dans le tas, il faut aussi garder un œil sur son compagnon pour anticiper les coups, protéger et coordonner ses actions.

Ce double effet Kiss-Cool donne aux combats une dimension plus tactique, mais aussi plus difficile (on y reviendra plus bas).

Le retour au village après chaque run apporte également une profondeur inhabituelle au genre. Voir le village évoluer au fil des cycles et constater que les PNJ vieillissent ou disparaissent, sentir que chaque tentative a un véritable impact, tout cela confère à l’expérience un petit plus. Même les phases de forge ajoutent une touche plaisante : ce n’est pas seulement un prétexte à gonfler ses statistiques, mais bien une activité qui donne le sentiment de mettre la main à la pâte.

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Globalement, le jeu parvient donc à surprendre et à offrir des moments où l’on se sent réellement impliqué dans l’univers, plutôt que de simplement courir après la prochaine salle remplie d’ennemis. Mais …

…Malheureusement, tout n’est pas parfait, et certaines idées se retournent un peu contre nous. La durabilité des armes, par exemple, se veut un système malin pour forcer la variété, mais elle finit souvent par casser le rythme.

On passe trop de temps à surveiller une jauge ou à changer d’épée au mauvais moment, ce qui détourne de l’action principale.

La gestion du Kagura est un autre point qui divise : sur le papier, l’idée est excellente, mais en pratique, il se révèle parfois encombrant. Le laisser se déplacer seul le rend vulnérable, tandis que le contrôler directement casse parfois le rythme des affrontements.

Enfin, la répétitivité se fait sentir au bout de plusieurs runs. Les salles et les boss, même si c’est bien foutu, finissent par donner une impression de déjà-vu, ce qui réduit un peu la saveur du concept de jeu. Le gameplay de Towa est solide, mais il n’évite pas la frustration ou la lassitude à la longue.

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Towa comme c’est beau ?

Dès les premières minutes, Towa and the Guardians of the Sacred Tree impressionne par son habillage visuel. Les développeurs ont misé sur une direction artistique à mi-chemin entre le conte traditionnel et l’action moderne. Les environnements sont colorés, riches en détails et donnent vie à une forêt mystique où chaque arbre, chaque ruine semble respirer une histoire oubliée.

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Techniquement, le jeu tient bien la route : les textures sont nettes, les effets de lumière donnent une véritable profondeur aux scènes nocturnes et la fluidité reste constante, même lors des affrontements les plus chargés. On sent parfois quelques petites rigidités dans les animations des personnages, mais rien qui ne casse l’immersion. L’ensemble se montre propre et parfaitement cohérent avec l’univers proposé, nous donnant le sentiment d’évoluer dans un monde soigneusement pensé et techniquement abouti.

Towa danser ?

C’est sans doute dans ce domaine que le jeu réussit à captiver le plus. L’ambiance sonore de Towa and the Guardians of the Sacred Tree est de trés bonne facture, comme si chaque mélodie et chaque bruitage étaient là pour renforcer la magie de l’aventure.

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Les thèmes musicaux, oscillant entre douceurs instrumentales et envolées épiques, accompagnent chaque moment clé avec justesse. On retient particulièrement les morceaux joués lors des affrontements contre les boss, où la tension monte d’un cran grâce à une orchestration composée par Hitoshi Sakimoto, qui est une véritable réussite. Il est connu pour ses travaux sur Final Fantasy Tactics et Final Fantasy XII.

Le sound design deTowa and the Guardians of the Sacred Tree  n’est pas en reste, avec des bruitages subtils qui participent à l’immersion : le bruissement des feuilles, le craquement des branches sous les pas, ou encore l’écho des incantations magiques. Tout est là pour nous plonger dans un univers vivant, respirant et surtout mémorable, qui donne envie d’y revenir rien que pour profiter de cette atmosphère unique.

AVIS DE LA REDAC

Towa and the Guardians of the Sacred Tree est un roguelite ambitieux. Il combine une histoire qui bouge dans le temps, des personnages attachants, une ambiance soignée, un gameplay qui demande un peu de stratégie, et pas seulement du bourrinage. Ce n’est pas parfait à cause du système de durabilité qui ralentit parfois le rythme, et la répétition finit par lasser sur la durée. Mais si les jeux qui prennent leur temps pour raconter et où l’émotion compte, ceux où tu dois penser “et si je perds ce gardien, je vais m’en souvenir”, Towa vaut le détour. Pas révolutionnaire, mais très bon, malgré une difficulté accrue, un cran au-dessus de beaucoup de titres moyens du genre.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
70
%
Graphisme
70
%
Animation
65
%
Jouabilité
70
%
Intérêt
65
%
Son
70
%
Graphisme
70
%
Animation
65
%
Jouabilité
70
%
Intérêt
65
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LES PLUS
  • Le village qui évolue dans le temps
  • La personnalisation via la forge / les Grâces / les compétences
  • La direction artistique
  • La bande-son
  • Le duo Tsurugi-Kagura
LES MOINS
  • Dialogues un peu long
  • Répétitivité
  • Durabilité des armes
  • La difficulté
68
%
CA PASSE BIEN

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