Resident Evil 7 : Biohazard a été testé sur PS4.
Resident Evil 7 : Biohazard
Après des épisodes très orientés action (Resident Evil 5 et 6), Capcom devait rassurer ses fans. L’annonce d’un retour aux sources avec Resident Evil 7: Biohazard promettait de retrouver le vrai survival horror, loin des fusillades frénétiques.
Avant même que le Resident Evil 4 entièrement dépoussiéré ne pointe le bout de son nez, ce septième opus montrait déjà la voie et redonnait confiance aux joueurs. Le studio reprend les ingrédients qui ont fait le succès de la série : atmosphère oppressante, suspense constant et exploration minutieuse, tout en modernisant le gameplay pour séduire un public contemporain.
Bienvenue dans la maison de l’angoisse
Vous incarnez Ethan Winters, un personnage lambda qui renforce l’identification du joueur. Sa mission : retrouver sa femme Mia, mystérieusement disparue. Son enquête le mène dans un manoir isolé en Louisiane, un lieu sinistre où chaque couloir respire l’angoisse.
Très vite, il découvre la famille Baker, infectée par un virus inconnu qui transforme ses membres en êtres imprévisibles et dangereux. Cette approche de l’horreur humaine, plus psychologique que les zombies traditionnels, crée une tension constante et une atmosphère unique. Chaque pièce explore une peur différente : de la claustrophobie dans les couloirs étroits aux sursauts face à des ennemis imprévisibles.
VR ou pas VR, la peur est totale
Même sans PlayStation VR, la vue à la première personne plonge le joueur dans un réalisme saisissant. Les bruits ambiants, les craquements et les ombres jouent sur la perception et la peur.
Avec le casque, le sentiment d’immersion atteint son apogée : le joueur ne contrôle plus seulement Ethan, il devient Ethan, ressent chaque choc et chaque frisson. La tension reste palpable même en manette classique grâce à un design sonore et visuel très soigné, où chaque détail contribue à l’oppression ressentie.
Exploration et arsenal stratégique
Le jeu brille par son level design pensé pour l’exploration et la survie. Chercher munitions, herbes de soin, ou clés est essentiel pour avancer. Les énigmes sont simples mais efficaces, ponctuant les moments de tension par de la réflexion. Le joueur doit faire preuve de stratégie, notamment en utilisant des armes variées – fusil à pompe, lance-grenades, lance-flammes – adaptées à chaque situation.
Cette variété de gameplay ajoute une dimension tactique bienvenue, tout en maintenant le stress permanent inhérent au survival horror. L’ambiance sonore et la direction artistique complètent cette expérience immersive, rendant chaque pièce unique et angoissante.
Quelques failles dans l’horreur
La seconde moitié du jeu bascule légèrement vers l’action, avec un nombre plus élevé d’ennemis qui atténue la peur initiale. Les boss demandent stratégie mais restent moins mémorables que dans les opus précédents. Le bestiaire limité et la rejouabilité faible peuvent décevoir, même si le mode survie et les collectibles prolongent partiellement l’expérience.
On regrette aussi que certains passages manquent de tension ou soient trop dirigistes, donnant moins de liberté dans l’exploration. Malgré tout, ces défauts n’entament pas l’impression générale d’un retour réussi aux sources du genre.
L’immersion sonore et graphique
Les graphismes, bien que datés par moments, conservent une direction artistique de qualité, avec des décors détaillés et une lumière qui renforce l’atmosphère oppressante. Les textures restent limitées, mais l’effet est compensé par une ambiance visuelle cohérente.
La bande-son, entre musiques angoissantes et sons d’ambiance précis, joue un rôle majeur dans la tension. Quelques transitions abruptes de pistes peuvent surprendre, mais l’ensemble parvient à maintenir le joueur dans une atmosphère de peur constante.






