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Intellivision Amico : un démontage accablant relance les critiques autour de la console

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Alors que l’Intellivision Amico semble aujourd’hui appartenir au passé, la console continue de faire parler d’elle à travers les nombreuses analyses de prototypes ayant survécu à l’échec du projet. Cette fois, c’est Kevin « Kevtris » Horton, ingénieur réputé dans le milieu du hardware rétro et collaborateur de longue date d’Analogue, qui s’est penché sur un exemplaire de préproduction de la machine. Son verdict est loin d’être tendre.

Dès la prise en main, Horton estime que la console donne une impression de produit inachevé. « Quand on la soulève, elle semble vide », explique-t-il, allant même jusqu’à plaisanter en affirmant que les concepteurs auraient dû ajouter un poids à l’intérieur pour éviter qu’elle ne ressemble à « un clone Famicom à 10 dollars ». Selon lui, le boîtier aurait été conçu bien avant que les composants définitifs ne soient choisis, ce qui aurait entraîné un gaspillage important d’espace et des coûts de fabrication inutilement élevés.

L’ingénieur reconnaît toutefois que la carte mère a été réalisée par « un ingénieur compétent », mais estime que l’ensemble du design manque clairement d’optimisation. Il pointe notamment du doigt l’utilisation de plusieurs cartes électroniques reliées par des nappes internes. « Trois cartes électroniques reliées par des câbles ruban à l’ancienne, c’est absolument hilarant », déclare-t-il. Horton estime qu’une architecture beaucoup plus simple aurait permis de réduire les coûts et d’améliorer la fiabilité du système.

Le contrôleur n’échappe pas non plus aux critiques. Les boutons latéraux sont particulièrement visés. « Les quatre boutons sur les côtés sont terribles », affirme-t-il. « Ils sont mous et il est difficile de sentir précisément le point de contact. » Selon lui, ce choix de conception aurait rendu les jeux d’action particulièrement inconfortables à jouer. Il ajoute même que « l’absence de boutons en façade est l’une des idées les plus stupides qu’ils aient eues », jugeant l’ergonomie générale du contrôleur épuisante sur de longues sessions.

Autre point qui avait alimenté les débats durant le développement de l’Amico : le temps de démarrage. Horton a voulu vérifier lui-même ce que Tommy Tallarico et les défenseurs du projet avaient longtemps évité de détailler. Sa conclusion est sans appel : « La réponse est très simple : vraiment très longtemps. » Lors de ses tests, le prototype met plus de deux minutes à démarrer complètement. Il précise également que l’option de démarrage rapide intégrée au système est « totalement cassée » et ne permet même pas de terminer le processus de boot.

Si ce démontage concerne une version de préproduction qui aurait pu évoluer avant une éventuelle commercialisation, il renforce l’impression d’un projet qui semblait déjà en difficulté plusieurs années avant son abandon. Pour Horton, de nombreux choix techniques donnent le sentiment que le développement matériel était pratiquement à l’arrêt dès 2020. Une analyse qui alimente encore un peu plus le statut de l’Intellivision Amico comme l’un des projets les plus controversés et les plus malheureux de l’industrie vidéoludique récente.

Source : Time Extension

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