Le marché des consoles traverse une période délicate. Selon Mat Piscatella, analyste reconnu chez Circana, les ventes des PlayStation 5 et Xbox Series X|S ont déjà commencé à ralentir aux États-Unis après les récentes augmentations tarifaires imposées par Sony et Microsoft.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Piscatella explique que cette situation n’a rien de surprenant. Il estime même que les prochains chiffres du marché pourraient “choquer beaucoup de monde”, notamment concernant les résultats hardware du mois de juin. D’après lui, la hausse générale du coût de la vie pousse de nombreux joueurs à conserver leur matériel actuel plutôt qu’investir dans une nouvelle machine.
Du côté de Sony, la hausse des prix de la PS5 appliquée le 2 avril dernier a fortement fait réagir. La PS5 Digital Edition est désormais affichée à 600 dollars / 600 euros, tandis que la version avec lecteur grimpe à 650 dollars / 650 euros. La très haut de gamme PS5 Pro atteint désormais les 900 euros dans plusieurs territoires. Une nouvelle augmentation a également été appliquée en Corée du Sud et en Asie du Sud-Est début mai.
Chez Microsoft, la situation est similaire. Les Xbox Series X|S ont connu plusieurs révisions tarifaires successives. La Xbox Series X Digital Edition atteint maintenant 600 dollars / 550 euros, contre 650 dollars / 600 euros pour le modèle avec lecteur. Même la Xbox Series S n’échappe pas à la tendance avec des prix montant jusqu’à 450 dollars / 400 euros pour le modèle 1 To.
Pendant ce temps, Nintendo semble déjà anticiper un ralentissement similaire pour la Nintendo Switch 2. Le constructeur a récemment confirmé une nouvelle hausse mondiale prévue pour le 1er septembre 2026. La machine passera ainsi à 500 dollars / 500 euros. Au Japon, plusieurs produits liés à l’écosystème Switch verront aussi leurs tarifs augmenter dès le 25 mai.
Cette situation commence à relancer un vieux débat dans l’industrie : les consoles deviennent-elles trop chères pour le grand public ? Entre les machines à plus de 600 euros, les jeux premium flirtant avec les 90 euros et l’augmentation des services en ligne, une partie des joueurs pourrait désormais privilégier des alternatives moins coûteuses comme le PC déjà possédé, le cloud gaming ou simplement le rétrogaming. Une ambiance qui rappelle presque la fin des années 90, quand certains joueurs conservaient leur vieille console pendant toute une génération faute de pouvoir suivre les prix des nouveautés.

