Close

Login

Close

Register

Close

Lost Password

TEST : Darius Gaiden – La Saturn entre en guerre totale

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Darius Gaiden a été testé sur SEGA Saturn.

Au milieu des années 90, pendant que toute l’industrie jurait fidélité à la 3D polygonale façon gros cubes difformes et textures qui bavent, TAITO décide de prendre tout le monde à contre-pied avec Darius Gaiden sur Sega Saturn. Et franchement, quel uppercut. Là où certains jeux 3D de 1995 ont aujourd’hui pris un sacré coup de vieux, ce shoot them up horizontal conserve encore une classe folle. Une véritable démonstration de puissance 2D qui exploite parfaitement les capacités de la machine de SEGA.

Dès l’introduction, le ton est donné. La planète Darius agonise, les survivants fuient vers Vadis, avant que l’armée Belser ne débarque pour transformer le tout en apocalypse spatiale. Résultat : il ne reste quasiment plus que deux Silver Hawk pour sauver l’humanité. Ambiance mélancolique, sensation de dernier espoir, musique oppressante… le jeu possède immédiatement une identité très forte. Et quand l’action démarre, c’est un véritable feu d’artifice visuel. Zooms, rotations, transparences, distorsions, explosions lumineuses : la Saturn crache absolument tout ce qu’elle a dans le ventre.

Mais le vrai choc vient surtout du gameplay. Darius Gaiden reste un shoot them up extrêmement accessible dans sa prise en main : un bouton pour tirer, un autre pour la bombe noire capable d’aspirer ennemis et projectiles dans une sorte de trou noir géant. Pourtant derrière cette simplicité apparente se cache un jeu d’une brutalité rarement vue. Dès le deuxième stage, l’écran se transforme en enfer lumineux où les tirs ennemis arrivent de partout. Et contrairement à certains manic shooters modernes, ici les hitboxes ne pardonnent pas toujours. Le système de rank vient encore compliquer les choses : plus vous récupérez de bonus, plus le jeu devient agressif. Un piège totalement sadique signé TAITO.

Des boss aquatiques totalement mythiques

Impossible d’évoquer Darius Gaiden sans parler de ses boss gigantesques inspirés du monde marin. C’est littéralement la signature de la série. Poissons mécaniques géants, méduses cybernétiques, créatures mutantes métalliques… chaque affrontement ressemble à une bataille de fin du monde. Le mythique Golden Ogre du premier niveau reste encore aujourd’hui un moment culte du shoot them up arcade.

Le plus impressionnant reste leur mise en scène. Certains boss changent totalement de forme pendant le combat, perdent des morceaux, modifient leurs patterns ou deviennent encore plus dangereux lorsqu’on détruit certaines parties de leur corps. Chaque affrontement ressemble à une guerre d’usure sous tension permanente. Le problème, c’est que certains combats tirent franchement en longueur. Quand un boss encaisse huit ou neuf cycles d’attaques avant de passer à sa seconde forme, la patience commence parfois à souffrir.

Autre énorme point fort : le système de routes multiples. À la manière de OutRun, chaque stage terminé vous laisse choisir votre prochaine destination parmi plusieurs embranchements. Résultat : pas moins de 28 zones différentes existent dans le jeu, avec plusieurs fins possibles. Une richesse énorme pour l’époque et une replay value monstrueuse pour les fans de scoring.

Une bande-son venue d’une autre galaxie

Visuellement, Darius Gaiden reste sublime aujourd’hui. Les sprites débordent de détails, les arrière-plans possèdent une profondeur incroyable et les effets spéciaux donnent constamment l’impression d’assister à un opéra spatial sous acide. Le Silver Hawk est superbement animé, les ennemis grouillent à l’écran dans tous les sens et certaines séquences semblent presque impossibles techniquement pour une console de 1995.

Mais là où le jeu devient véritablement hypnotique, c’est avec sa musique signée Zuntata. Oubliez les guitares métal habituelles du genre. Ici, place à des compositions étranges, parfois presque expérimentales, mélangeant percussions tribales, nappes mélancoliques et envolées opératiques totalement lunaires. Certains morceaux donnent carrément l’impression d’écouter la bande originale d’un cauchemar cosmique. Le thème du premier niveau reste une merveille absolue encore aujourd’hui.

Les bruitages ne sont pas en reste. Chaque explosion résonne avec puissance, les tirs claquent parfaitement et les bombes noires provoquent un chaos sonore jouissif. Le tout participe énormément à cette ambiance si particulière, presque oppressante par moments.

Un monument du shoot them up sur Saturn

Malgré ses immenses qualités, Darius Gaiden n’est pas un jeu parfait. Sa difficulté peut devenir franchement décourageante, surtout avec un nombre limité de continues sur console. Certains boss sont beaucoup trop résistants, le système de rank punit parfois injustement les joueurs et certaines routes deviennent quasiment inhumaines sans entraînement sérieux.

Mais malgré cela, difficile de ne pas tomber amoureux de cette folie arcade totalement assumée. Le jeu possède une personnalité énorme, une direction artistique inoubliable et un gameplay suffisamment solide pour rendre chaque partie grisante. Encore aujourd’hui, il reste l’un des plus grands shoot them up de la Sega Saturn et probablement l’un des meilleurs représentants du genre des années 90.

Un véritable opéra spatial 2D comme on n’en fait plus.

AVIS DE LA REDAC

Avec Darius Gaiden, TAITO livre tout simplement l’un des plus grands shoot them up de l’ère 32 bits. Derrière son apparence de classique du genre se cache une véritable démonstration de maîtrise arcade : une réalisation 2D somptueuse, des boss mémorables, une ambiance sonore unique et un gameplay capable de procurer des montées d’adrénaline permanentes. La Sega Saturn prouve ici qu’elle était une véritable reine de la 2D, capable d’offrir des adaptations arcade quasiment parfaites à domicile. Bien sûr, le jeu n’est pas tendre avec les joueurs. Sa difficulté peut devenir terrifiante, certains affrontements semblent interminables et le système de progression demande énormément de patience et de maîtrise. Mais c’est aussi ce qui participe à son aura légendaire. Chaque victoire donne l’impression d’avoir survécu à une guerre spatiale totale. Près de trente ans après sa sortie, Darius Gaiden conserve intacte toute sa puissance visuelle et sonore. Un monument du shoot them up japonais, incontournable pour tout amoureux de la Saturn et des grandes heures de l’arcade 90s.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
98
%
Graphisme
94
%
Animation
91
%
Maniabilité
88
%
Interet
95
%
Son
98
%
Graphisme
94
%
Animation
91
%
Maniabilité
88
%
Interet
95
%
LES PLUS
  • Direction artistique totalement folle
  • Boss aquatiques devenus cultes
  • Bande-son exceptionnelle signée Zuntata
  • Gameplay simple mais ultra efficace
  • 28 zones et plusieurs routes possibles
  • Portage Saturn extrêmement solide
  • Effets visuels encore impressionnants aujourd’hui
LES MOINS
  • Difficulté parfois monstrueuse
  • Boss beaucoup trop résistants
  • Nombre de continues limité
  • Système de rank particulièrement punitif
  • Quelques ralentissements mineurs
93
%
MEGAHIT DE LA REDAC

nos dernieres actus