Alors que Sony a récemment annoncé la fin des sorties physiques pour les nouveaux jeux PlayStation à partir de janvier 2028, une nouvelle décision vient alimenter les inquiétudes autour de la préservation du jeu vidéo.
Le Protect Our Games Act, un projet de loi californien destiné à protéger les consommateurs face à la disparition des jeux dématérialisés, vient en effet d’être rejeté par le Sénat de l’État de Californie.
Le texte avait pourtant franchi une première étape importante en étant adopté par l’Assemblée de l’État en juin dernier. Pour espérer devenir une loi, il devait ensuite obtenir l’approbation du Sénat. Au final, seuls quatre sénateurs démocrates ont voté en faveur du projet, tandis que trois sénateurs républicains s’y sont opposés. Les nombreuses abstentions ont finalement condamné la proposition, qui nécessitait une majorité de votes favorables pour être adoptée.
Très impliquée dans le dossier, l’initiative citoyenne Stop Killing Games a rapidement réagi. L’un de ses bénévoles a expliqué sur Reddit que la campagne avait été menée sans financement, sans personnel rémunéré et sans véritable structure de lobbying. Malgré ce revers, les organisateurs ont d’ores et déjà annoncé leur intention de revenir lors de la prochaine session législative.
Les militants accusent également l’Entertainment Software Association (ESA), principal organisme représentant l’industrie du jeu vidéo aux États-Unis, d’avoir influencé les sénateurs en avançant des arguments jugés « trompeurs » ou « erronés ».
S’il avait été adopté, le Protect Our Games Act aurait obligé les éditeurs à prévenir les joueurs au moins 60 jours avant la fermeture des serveurs d’un jeu. Les entreprises auraient également dû proposer une solution hors ligne permettant de continuer à jouer, ou rembourser les consommateurs concernés.
Pour de nombreux défenseurs de la préservation vidéoludique, ce rejet constitue un nouveau coup dur, quelques jours seulement après l’annonce du virage vers le tout dématérialisé chez Sony.

