Cette preview de Sonic Racing Crossworlds est basée sur la bêta ouverte qui a eu lieu du 29 aout au 2 septembre 2025. Testée sur Xbox Series X. Screenshots et vidéos issues de cette même version.
istoire de me situer, je suis un ancien gros joueur de Sonic and All-Stars Racing Transformed (un de mes premiers tests chez Megaforce d’ailleurs). Et j’avoue m’y adonner encore ponctuellement grâce à la rétrocompatibilité qu’offre la dernière console de Microsoft, rehaussée à 60 FPS pour parfaire le tableau.
Inutile donc de vous préciser que, après la grosse déception qu’a été Sonic Team Racing, j’ai placé beaucoup d’espoir à l’annonce de ce nouvel opus.
Et soyons honnêtes, au vu des performances peu glorieuses des dernières aventures sur roues du plombier moustachu, surtout après un Mario Kart 8 Deluxe qui a fait l’unanimité, le fan du hérisson bleu qui sommeille en moi y voit une potentielle opportunité de mettre enfin un taquet derrière la tête du plus japonais des déboucheurs de tuyaux italiens !
Le fan service, oui. Mais bon, c’était pas obligé non plus !
Le jeu nous accueille comme à l’accoutumée, par une introduction ultradynamique accompagnée d’une musique, mix de J-Rock et de punk californien, qui fleure bon le début des années 2000 (qui a dit Sonic Adventure ? ^^).
Cependant, un premier élément fera tiquer les baroudeurs de la série. Car il aurait certes été inadmissible de ne pas retrouver Tails, Shadow ou Dr Robotnik sur la ligne de départ ; car si en se renseignant un peu, on sait que le roster se composera, dans un avenir proche, de stars du paddock Sega comme Ichiban Kasuga (akuza : Like a Dragon) et Joker (Persona) ou d’autres (Atsune Miku, Minecraft, Pacman… Mais le retour de quasi tous les tristement célèbres Shitty Friends de Sonic…NOOOOOOOOON !!!!!
Amy, Rose, Charmy, Omega,… ,… sont quasiment tous là ! Leur présence est tout à fait justifiée mais impossible de ne pas repenser à l’ensemble des persos issus de l’univers Sega qui faisait une bonne partie du charme de deux épisodes All-Star Racing. Croisons les doigts pour le retour de B.D.. Joe, Alex Kidd, ou bien Ulala et tous ceux qui ont fait et font encore partiee de l’ADN de la firme de Tokyo.
Soulignons tout de même au passage un doublage en français de qualité. En plus, on a échappé à Malik Bentalha pour la voix de Sonic(ouf !!) remplacé par Alexandre Gillet (trop bien !!)..
Enfin, toujours dans la catégorie Fan Service, les circuits disponibles, au nombre de 9 sur les 24 que comptera le jeu à sa sortie, sont en partie tirés des anciens opus de la série Sonic Racing ais remis au goût du jour. Cependant, on trouve aussi des circuits inédits inspirés par exemple de licences actuelles comme Two Point Museum par exemple.
En voiture Simone, c’est moi qui pilote, c’est toi qui klaxonne !!
Au programme de cette bêta ouverte : un aperçu du mode solo avec un championnat et un avant-goût du mode online proposant d’affronter 11 adversaires sur les 9 pistes débloquées pour l’occasion. Ajoutez à cela l’accès aux customisations de véhicules et aux options bonus (les « gadgets » pour reprendre le terme exact). Bref c’est un véritable warm-up qu’offre la Sonic Team aux joueurs et à son futur bébé avant sa sortie officielle le 25 septembre prochain.
Le championnat en mode solo se compose de quatre courses. Les trois premières sont des circuits classiques de trois tours. La dernière course, elle, propose trois tours auss, mais chaque passage sur la ligne d’arrivée nous téléporte sur chacun des circuits précédents :Tour 1 = circuit 1, tour 2 = circuit 2, tour 3 circuit 3.
J’ai dit « téléporte » ? En effet, la grosse nouveauté de cet opus (NdR : et justifiant son titre accessoirement) est la notion de Crossworld. Concrètement, à la fin du premier tour, le joueur en tête va devoir choisir la destination du second tour en choisissant un circuit précis ou de manière aléatoire. Le troisième et dernier tour se fera sur le circuit initial. Bien sûr, cette feature ne s’applique pas à la dernière course d’un championnat comme expliqué ci-dessus.
L’idée est plutôt sympathique en course, motivant les joueurs à se battre pour la première place dès le début en plus d’apporter un peu de variété d’une manière différente de Sonic All-Stars Racing Transformed. Pour rappel, cet épisode proposait des tracés modifiés à chaque tour de piste sur un même circuit.
D’ailleurs, l’autre marque identitaire de la saga est la transformation de votre véhicule en voiture, avion ou bateau. L’idée est reprise dans Sonic Racing Crossworlds et c’est tant mieux ! Si globalement chacun se pilote de façon similaire, de fines subtilités viennent pimenter les choses.
Par exemple, la gâchette gauche enfoncée permet de déraper et de charger un turbo qui se libère en la lâchant en voiture. En avion, ce boost permet aussi d’attirer anneaux et objets bonus à proximité. Quant au bateau, il ne dérape pas mais charge une jauge qui permettra de sauter, pouvant ainsi atteindre des bonus ou des raccourcis autrement inaccessibles. Ces sauts permettent aussi de prendre assez de hauteur pour réaliser des figures acrobatiques, une autre marque emblématique des Sonic Racing, récompensées elles aussi par l’obtention d’un turbo.
Précisons aussi, même si cela semble évident, que de nombreuses cases bonus parsèment les pistes, et recèlent des options d’attaque ou de défense pour chatouiller les nerfs de vos adversaires ou vous faciliter une remontée de peloton. Et ce sera l’occasion aussi de constater qu’un rééquilibrage de la puissance de ses options serait une bonne chose.
Citons par exemple le fantôme, l’équivalent de la carapace bleue chez l’Italien bedonnant en salopette, qui s’attaque non seulement au leader de la course, mais aussi à tous les adversaires à proximité. Ou alors la possibilité d’avoir le bonus « Monster truck » (un énorme véhicule indestructible et pouvant écraser les adversaires) dès le départ de la course. Autant d’éléments qui frustrent plus qu’ils n’amusent.
Dernier élément, vos performances en course seront récompensées par des Ticket Donpa. Cette monnaie permettra d’acheter des améliorations pour les véhicules (et les possibilités sont nombreuses) mais aussi d’obtenir des gadgets. Ces gadgets sont en fait des avantages permanents en course, comme remplir sa jauge de turbo plus vite, attirer les anneaux et objets vers soi sur un plus grand périmètre…
Là encore, les possibilités sont nombreuses pour vraiment personnaliser son expérience en fonction des préférences du joueur. Et plus indirectement, cela garantit aussi une durée de vie gargantuesque pour qui cherchera à tout débloquer.
En résumé, Sonic Racing Crossworlds reprend les bonnes idées de ses ainés tout en apportant cette idée sympa mais pas non plus révolutionnaire de « crossworld » au second tour de chaque course. En tout cas, la proposition est bien plus séduisante que Sonic Team Racing et c’est déjà très bien !
Passage au stand et télémétrie…bref c’est comment techniquement ?
S’il est loin d’être désagréable à l’œil, Sonic Racing Crossworld ne va pas non plus faire surchauffer les dernières consoles ou cartes graphiques sorties sur le marché. Il suffit de voir le niveau de détail et le manque de finition flagrants sur les personnages en gros plans pour s’en convaincre. Si cela n’a rien de repoussant une fois sur la piste, pendant les cinématiques d’avant-course et de victoire, cela est trop voyant pour ne pas être mentionné.
Côté vitesse, les joueurs tant soit peu doués se dirigeront vers la catégorie la plus rapide sous peine de sentir que le jeu se traîne quelque peu. Si cela offre la facilité de se familiariser et d’apprendre toutes les subtilités des circuits, et de ne pas rebuter un jeune public aux réflexes moins aiguisés, l’impression de lenteur en ligne droite se fait régulièrement ressentir, la faute surement au choix de privilégier des pistes larges. Heureusement, un mode encore plus rapide sera disponible à la sortie du jeu.
Par contre, si en course, le jeu s’avère d’une fluidité de tous les instants, force est de constater qu’en ce qui concerne les animations de décors, on ne joue pas dans la même catégorie. Il suffit d’admirer sur la ligne de départ les Chaos qui composent le public, ou les avions de chasse qui passent dans le ciel du circuit Metal Harbor, pour constater une animation arthritique et hachée. C’est bizarre et surtout dommage.
Pour dynamiser un peu plus encore les courses, de nombreux évènements surviennent comme des tyrannosaures qui traversent la piste, des créatures de feu en forme de dragon qui rappellent Galaxy Force, ou encore des Krakens qui posent lourdement leurs tentacules en travers de la route.
Ajoutez à cela la présence d’anneaux de téléportation, de plaques d’accélération au sol, d’anneaux à récupérer qui tintent comme dans tous les épisodes de Sonic, une voix off qui s’époumone, votre personnage qui commente la moindre action que vous lui ferez faire, une pléthore d’effets spéciaux et lumineux, ou encore des adversaires parfois acharnés… Ahhhhh n’en jetez plus ! Sonic Racing Crossworlds ressemble parfois à une salle de pachinko tellement on en prend plein les yeux et les oreilles !
En course, ça donne un spectacle de tous les instants. Clairement, Sonic Racing Crossworlds va faire passer Mario Kart World pour une course de déambulateurs dans une maison de retraite 😛 . Mais autant le gameplay est ultra agréable à prendre en main et ne demande qu’à être approfondi par le joueur, autant cette débauche visuelle et sonore nuit à la bonne lecture des circuits, surtout au début. L’apprentissage des pistes est plus laborieux, d’autant plus que chacune d’elles regorge de raccourcis et autres embranchements qu’il sera nécessaire d’exploiter à fond pour décrocher la première place.
La victoire est en lui, faut juste quelques réglages !
Et c’est là le cœur du problème de Sonic Racing Crossworlds. D’un côté, les habitués de la licence se sentiront comme dans des chaussons (de course évidemment). En plus des nouveautés, les meilleures features des épisodes précédents sont reprises et améliorées.
D’un autre côté, tout, depuis les personnages, les doublages, l’accessibilité (des assistances d’accélération, freinage et trajectoire sont là pour aider les plus néophytes), l’ambiance de fête foraine va faire son effet auprès des (jeunes) joueurs pas forcément attirés par la licence ou le style de jeu. Seulement, on constate très vite qu’il faut une certaine maîtrise des circuits et du gameplay pour pleinement exploiter tout son potentiel. Il va falloir s’accrocher les nouveaux venus !
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- En l’état, Sonic Racing Crossworlds m’a personnellement séduit, ce côté taillé pour le fun mais un peu bordélique lui confère un charme indéniable et attirant. Et la Sonic Team à l’air d’avoir prévu un contenu permanent et évènementiel gargantuesque. Il reste malgré cela des ajustements à opérer, notamment sur l’équilibrage des bonus ou les lobbys. Et espérons qu’ils soient rapidement fait, sous peine de rebuter les débutants habitués aux courses dorénavant un peu trop pépère de Mario.









