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Sega veut garder le physique tout en accélérant sur le numérique

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Alors que Sony prévoit de mettre fin à la production et à la commercialisation des jeux physiques sur PlayStation à partir de 2028, la position de Sega tranche avec celle du constructeur. Dans une interview accordée à Famitsu, Shuji Utsumi, président et directeur des opérations de Sega, explique que le numérique est devenu indispensable, mais que le support physique reste important pour l’entreprise.

Pour Sega, l’évolution vers le numérique est avant tout liée à la progression du jeu sur PC. De plus en plus de joueurs utilisent cette plateforme, y compris dans des régions où les consoles sont moins présentes. L’éditeur souhaite donc renforcer sa présence sur ce marché et rendre ses jeux accessibles au plus grand nombre.

« Nous avons tendance à penser d’abord au physique », explique en substance Utsumi, qui estime que Sega doit désormais être davantage attentif au numérique et adopter une approche toujours plus mondiale. Une évolution logique pour un éditeur qui cherche depuis plusieurs années à développer ses licences sur tous les marchés et sur un maximum de plateformes.

Mais pas question pour autant de jeter les boîtes à la poubelle. Utsumi rappelle que Sega a elle-même été constructeur, et que cette histoire a laissé une véritable culture du support physique au sein de l’entreprise. Même après avoir quitté le marché du matériel, Sega continue donc de considérer les jeux physiques comme un élément important de son activité.

La stratégie annoncée est finalement assez simple : ne pas choisir entre le physique et le numérique. Sega souhaite pouvoir travailler sur les deux fronts en parallèle, en profitant de la puissance de distribution du numérique tout en conservant une présence physique pour ses jeux.

Cette position intervient alors que la décision de Sony continue de provoquer de nombreuses réactions chez les joueurs et certains acteurs de l’industrie. Le débat porte notamment sur la conservation des jeux, la propriété des achats numériques et la dépendance aux services en ligne. Dans ce contexte, voir Sega défendre encore le support physique a forcément quelque chose d’assez rassurant pour les collectionneurs.

Sega n’entend cependant pas rester bloquée dans le passé. Entre PC, consoles, distribution numérique et éditions physiques, l’objectif affiché par Utsumi est de construire une stratégie plus globale. En clair : le disque n’est pas mort chez Sega, mais la firme sait parfaitement que le téléchargement est devenu une pièce majeure de l’échiquier.

Et venant d’une société qui a connu les cartouches, les CD, les DVD, les jeux en ligne et maintenant les boutiques numériques, Sega est plutôt bien placée pour savoir qu’en matière de jeu vidéo, les formats changent… mais qu’il vaut mieux éviter de jeter la vieille console trop vite.

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