Sony travaille visiblement sur quelques idées plutôt originales pour faire évoluer son écosystème. Deux demandes de brevet récemment publiées dévoilent ainsi des concepts qui pourraient, à terme, modifier la manière d’acheter du contenu sur PlayStation, mais aussi celle de diagnostiquer et réparer certains appareils électroniques.
Le premier brevet concerne directement la manette. Le principe décrit par Sony Interactive Entertainment permettrait d’utiliser le contrôleur comme une sorte de passerelle entre un smartphone et une console PlayStation. Lorsqu’un achat est lancé, le téléphone placé à proximité pourrait transmettre les informations liées au moyen de paiement à la manette, qui les ferait ensuite parvenir à la console.
L’objectif serait notamment d’éviter de saisir manuellement ses informations bancaires sur la console. Le système pourrait être utilisé pour acheter un jeu, du contenu numérique, des crédits ou des éléments en jeu, avec une validation déclenchée lorsque le smartphone se trouve suffisamment près de la manette. Le brevet évoque également différents types de moyens de paiement et de portefeuilles numériques.
Le deuxième brevet prend une direction encore plus futuriste. Déposé par Sony Group Corporation, il décrit un système de diagnostic automatisé utilisant l’intelligence artificielle pour différents appareils électroniques. Une console, un téléviseur, un smartphone ou encore des écouteurs pourraient transmettre des données concernant un problème à un serveur distant, qui analyserait ensuite la situation.
Le système pourrait même générer automatiquement des programmes de diagnostic adaptés au problème rencontré. Dans certains scénarios décrits dans le brevet, un modèle de langage pourrait produire du code permettant d’identifier la panne, avant qu’un autre processus détermine la correction à appliquer. Un correctif logiciel ou une mise à jour du firmware pourrait ensuite être transmis à l’appareil concerné.
Sony imagine également un fonctionnement à l’échelle de plusieurs appareils. Si un problème similaire apparaît suffisamment souvent dans une région donnée, les données recueillies pourraient permettre de générer une mise à jour destinée aux autres appareils concernés. Le concept dépasse donc largement le cadre de la PS5 et vise potentiellement l’ensemble de l’écosystème électronique du constructeur.
Évidemment, ces deux technologies soulèvent quelques questions. Un système capable de modifier automatiquement le logiciel d’un appareil devra notamment disposer de protections solides afin d’éviter qu’un diagnostic erroné ou un code généré de manière incorrecte n’aggrave la situation. La connexion permanente à des serveurs distants pose également des questions de sécurité et de confidentialité.
Et surtout, un brevet ne signifie pas qu’une fonction verra réellement le jour. Les documents publiés montrent des technologies que Sony cherche à protéger, mais aucune annonce concernant leur intégration dans une future PlayStation ou dans les prochains produits de la marque n’a été faite. Pour l’instant, la manette qui sert de portefeuille et la console qui se répare toute seule restent donc au stade des idées couchées sur le papier.

