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MEGA INTERVIEW #3 : RINCEVENT – RÉDACTEUR

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

Poursuite de notre tour d’horizon de la MEGA-Team avec pour cette troisième entrevue un membre de la rédaction, Rincevent.

Yaeck : Salutations sincères cher Rincevent et merci de bien vouloir prendre le temps de répondre à ces quelques questions. Avant d’entrer dans le vif du sujet comment te présenterais-tu en quelques lignes à nos fidèles lecteurs de MEGA Force Magazine ?

Rincevent : Salut à toi ô grand interviewer de MEGA Force Magazine !!
Comment me présenter ? J’ai la chance d’être un enfant ayant grandi les années 80, qui a vécu (et vis encore) ce que les livres d’histoire dans vingt ans qualifieront de “révolution informatique”, j’ai été élevé à grand renfort de Club Dorothée et béni Silvio Berlusconi d’avoir créé la Cinq.

J’ai connu le tatoo et le tam tam avant d’avoir eu un Nokia 3310 et de baver plus tard sur la/le Nokia Ngage, j’ai appris la saisie clavier sur minitel, j’ai piraté des jeux sur Amstrad CPC 6128 (en même temps qui ne l’a pas fait ?), j’ai eu le 45t de Bioman chanté par Bernard Minet, j’ai même regardé en boucle les VHS d’Akira et Urotsukidoji (!) Jusqu’à ce que la bande se coince dans le magnétoscope et quand je parlais à l’école du dernier épisode de Sailor Moon passé le mercredi matin, on me jetait des cailloux en me traitant de gamin !!

Bref je crois que j’étais un geek avant même que le mot n’existe.

akira 01

Aujourd’hui, j’exerce un métier sans aucun rapport avec le jeu vidéo parce que j’ai toujours refusé que ma passion se transforme en contrainte, mais je suis toujours un (vieux) geek qui a des étoiles dans les yeux dès qu’il croise un Gundam ou un chevalier du zodiaque dans une vitrine, je suis bénévole au stunfest depuis deux ans maintenant (pas cette année malheureusement 😭), je joue aussi bien à du rétro que du …pas rétro, toute époque, toute marque et j’anime avec deux amis le podcast Backup Memory Cartridge depuis plus de trois ans maintenant.

Après quelques petites histoires sans lendemain avec les bornes d’arcade des bistrots du coin, l’Atari 2600 et les ordinateurs aux deux crocodiles, ma première relation sérieuse avec le jeu vidéo fut la Master System offerte par mes parents avec bien-sûr Alex Kidd in Miracle World (dont j’ai bien apprécié le remake), et Global Défense. On s’est quitté il y a longtemps mais elle garde une place privilégiée dans mon cœur. Cœur qui a toujours battu pour Sega puisque lui succéderont Megadrive (méga cd et 32X aussi bien-sûr), Saturn et Dreamcast tout en tutoyant leurs concurrentes respectives grâce aux potes (on s’échangeait les consoles !).

Je n’ai pas résisté aux charmes de la PS2 même si aujourd’hui je découvre la ludothèque assez dingue de la première Xbox. Et la Xbox 360 signa mon entrée dans le monde vert et noir jusqu’à aujourd’hui encore. Et je ne vous ai même pas encore parlé de mes consoles portables !!

global defense

Y : As-tu connu le magazine MEGA Force à l’époque de sa parution en kiosque ? Et comment en es-tu venu à faire partie de l’équipe désormais ? Quel est ton rôle au sein de la rédaction ?

R : Effectivement, j’ai connu le magazine MEGA Force dès les premiers numéros, j’avais retapissé tout un mur de ma chambre avec les posters. Mon numéro préféré restera celui du Méga CD avec son supplément (presque) détachable et surtout le mini CD que je me suis écouté en boucle pendant des semaines !

Je suis arrivé chez MEGA Force Magazine un peu par hasard, en croisant une annonce sur Facebook comme quoi ils recherchaient des rédacteurs. J’ai envoyé un test de Renegade Ops de Sega en guise de lettre de motivation et voilà plus de deux ans maintenant que j’écris pour ce site… ou qu’ils n’ont pas encore trouvé comment se débarrasser de moi !

Renegadeops1

Ne me sentant absolument plus la cible des AAA et de la plupart des “gros” jeux qui sortent aujourd’hui, j’aime me focaliser sur des jeux plus modestes techniquement mais qui font ressentir des choses autres que “c’est trop bien parce qu’il est trop beau ce jeu”. Des jeux passés sous le radar de beaucoup mais qui méritent et apportent bien plus au media jeu vidéo qu’un blockbuster taillé pour le succès dont la superbe coquille cache un gameplay basique vu et revu depuis plus de 10 ans.

Y : Quel test écrit de ta main t’as le plus marqué ?

R : Des tests de jeux, on en trouve partout sur internet aujourd’hui. C’est pour cela que j’essaie avec mes modestes qualités de rédacteur de retranscrire une expérience dans un contexte donné ou d’aborder le jeu sous un angle que j’espère original plutôt qu’évaluer un jeu sur des critères précis (c’est toujours la guerre dans la tête au moment où je dois mettre des notes sur les graphismes, sons…).

J’essaie parfois des mises en forme qui sortent un peu de l’ordinaire comme mon récent test de Dragon Quest Adventure of Dai mais je crois que le test dont je suis le plus fier c’est Windjammer 2. C’était mon premier test pour un éditeur et je voulais vraiment trouver une approche originale. D’où l’idée de reprendre la forme de la série Bref et de décrire comment s’est vraiment passé mon premier contact avec le soft de Dotemu.

Windjammers 2

Y : Et pour continuer sur cette lancée quel test de jeu aurais-tu aimé faire ?

R : Il y a autant de tests que je voudrais faire que de jeux que j’aime, sans compter ceux qui ne sont pas encore sortis et que j’aimerai certainement. Je voudrais plus créer des dossiers sur une licence, un jeu qui me tient à cœur sans la contrainte de la note finale. Partager une expérience en toute subjectivité. Pour te donner un exemple, j’aimerais faire un focus sur Sea of Thieves et pourquoi ça fait plus de trois ans que je retourne régulièrement naviguer sur la mer des voleurs avec toujours autant de plaisir.

Sea of ​​​​Thieves

Y : Parlons maintenant jeux vidéo pur et dur. Si tu pouvais oublier un jeu pour avoir le plaisir de le redécouvrir totalement de zéro, lequel serait-ce ?

R : Ce serait très certainement Panzer Dragoon Saga. Alors que le monde ne jurait que par Final Fantasy 7, le possesseur de Saturn, que j’étais vivait une expérience unique et incroyable à travers les aventures d’Azel. Une histoire fantastique, un dénouement à tomber, une technique maîtrisée, et un système de jeu tellement unique, les combats, le cycle jour/nuit, le morphing des dragons… J’envie toutes les personnes qui découvrent ce jeu aujourd’hui avec ou sans ce contexte d’époque en tête.

Y : Est-il ton jeu vidéo préféré ? Fait-il partie de ton Top 3 vidéoludique ? Quels sont les autres jeux que tu classes sur le podium ?

R : Choisir un jeu préféré, c’est comme demander à un enfant si il préfère son papa ou sa maman !! Je suis plutôt curieux de tout genre, j’aime même des jeux de foot comme Superside Kick ou Sega Soccer Slam (mais pas Fifa, n’exagérons rien) alors que je déteste le foot.

Faire un top de mes jeux est de plus en plus difficile et résumer mes 30 ans de jeux vidéo en trois jeux serait un choix trop cornélien J’ai bien des titres qui reviennent régulièrement comme Flashback sur Megadrive ou Out Run 2006 sur Xbox et je m’attache plus au genre arcade et le fameux “facile à prendre en main, difficile à maîtriser”, aux Shmups, (même si je suis assez mauvais), aux Beat’em Up, aux jeux de courses (hors simulation), mais j’essaie de ne jamais refuser une proposition qui me fasse potentiellement vibrer. Depuis peu par exemple je me mets aux Metroidvania en ayant découvert la licence Ori.

ori

Y : Comme je suis aussi curieux que malfaisant, j’aimerai savoir quel titre a été pour toi la plus grande purge que tu aies eu entre les mains ?

R : Récemment, j’ai pleuré des larmes de sang devant le lamentable résultat de Goldorak. J’ai beau adoré la licence Hokuto no Ken, Ken’rage 2 est quand même une belle bouse (mais je l‘aime bien quand même). J’ai fait une dépression en jouant à Enter the Matrix sur PS2. Je devrais le savoir depuis le temps que les jeux à licence sont des purges !!
Mais je crois que je remettrais l’oscar du jeu pourri à Sonic 4 et ses deux épisodes complètement à côté de la plaque.

Y : Si on te le proposait d’en écrire le test, accepterais-tu de le refaire aujourd’hui ? Est-il possible que ton opinion change à son sujet avec cette nouvelle partie ?

R : Tout dépendra de combien on m’offre pour le refaire !! Mais il va falloir aligner les zéros sur le chèque. Je lui ai donné sa chance plusieurs fois mais chaque tentative s’est soldée par le même résultat: les développeurs de ce jeu n’ont rien compris au concept des épisodes 2D du hérisson bleu.

sonic 4

Y : À quoi joues-tu en ce moment ? Et quels jeux restent depuis des mois sur l’étagère à attendre que tu te penches sur eux ?

R : Après avoir terminé l’excellent Bomb Rush CyberFunk sur Switch pour MEGA Force, et comme à chaque début d’année je me fais la promesse d’alléger mon backlog et je prends un plaisir fou sur Ace Combat 7, j’entretiens mes cellules grises sur Professeur Layton et le village maudit sur 3DS, je fais mon ménage de printemps sur Unpacking, et je plonge dans le dernier Yakuza (the man who erase his name) uniquement pour jouer à Daytona 2 !
Et cette année je me suis donné pour mission de me frotter entre autres à Steel Rising, Devil May cry 5, et peut-être découvrir la saga Fable que je ne connais que de réputation.

Ace Combat 7 Skies Unknown F 14D

Y : Quel est ton jeu de l’année 2023 ?

R : Je n’ai pas joué à beaucoup de jeux sorti en 2023, la hype du « Day One » ne m’a jamais vraiment attiré et je préfère découvrir un jeu une fois que les bouffons du roi, autrement appelés influenceurs, se sont tus. Mais le Robocop Rogue City m’attire beaucoup, à égalité avec un Everspace 2 qui sent bon le jeu chronophage alors qu’il a débarqué en toute discrétion. Le genre de jeu pile ma cible pour un test chez MEGA Force (teaser, teaser ?)

everspace 2

Y : Quelles sont tes attentes geek en ce qui concerne 2024 ? Pas forcément en jeu vidéo d’ailleurs.

R : J’attends impatiemment d’en savoir plus sur le retour des grandes licences de Sega, Jet set Radio, Crazy Taxi, et Shinobi en tête. Et très envie de mettre la main sur To a t, la future production du créateur de We love Katamari.
J’ai hâte de lire la suite des Chevalier du Zodiaque Time Odyssey de Jérôme Alquier et le livre de Nicolas Deneschau consacré à la saga Alone in the Dark tout en croisant les doigts pour que le prochain épisode de THQ Nordic ne soit pas une déception. Par contre j’ai très peur pour le reboot en animé de Goldorak… mais laissons lui sa chance !

saint seya time odyssey 2b couv scaled

Je souhaite qu’on s’éclate toujours autant à produire nos podcasts et que les gens prennent autant de plaisir à nous écouter que nous en avons à les faire.
Enfin Je prie chaque matin pour que tous les fans boys/girls toute marque confondue, alimentant une guerre des consoles beaucoup moins marrante que du temps de Sega VS Nintendo, se prennent par la main… et se jettent tous au fond d’un canyon ! Ou au moins arrête de se prendre au sérieux comme si leur vie en dépendait en leur rappelant qu’il y a “jeu” dans jeu vidéo.

Y : As-tu des centres d’intérêt autre que le média vidéoludique lors de tes temps libres ?

R : Le divorce entre le sport et moi a été prononcé depuis fort longtemps. En ce moment, je me prends d’affection pour les maquettes de mecha comme Gundam et ses Gunpla. C’est fou le côté satisfaisant que cela apporte quand on les construit. Je suis également metteur en scène pour une troupe de théâtre amateur et nous préparons un nouveau spectacle pour la fin d’année.

gunpla

Vous ajoutez tout cela avec une vie professionnelle et familiale de quarantenaire ordinaire, vous obtenez une année 2024 qui va encore passer à la vitesse de la lumière !! “Tellement à faire et si peu de temps” comme le disait un grand philosophe… à moins que ce ne soit le joker dans le Batman de Tim Burton…la mémoire à mon âge, ce n’est plus ce que c’était !!

Y : Nous conclurons cet interrogatoire avec la question rituelle concernant les pseudonymes. Quel est son origine et que signifie-t-il ?

R : Rincevent (Rincewind en VO) est un personnage de fiction tiré de la saga de livre Le Disque-Monde (Discworld) de l’auteur Terry Pratchett. C’est un curieux mélange entre les Monty Python et la saga de JK Rowling. C’est le jeu sur Saturn et sa suite qui m’ont fait découvrir cet univers. Et c’est l’un des jeux vidéo (avec Dune et beaucoup plus tard Métro 2033) qui m’ont donné envie de lire les livres dont ils s’inspirent.

Rincevent est un personnage que j’adore parce qu’il est l’anti thèse de Harry Potter, c’est le sorcier le plus nul de son école mais sa naïveté et sa stupidité l’embarquent à chaque fois dans des aventures farfelues. Et il garde malgré tout un capital sympathie énorme malgré les casseroles qu’il traîne.

rincewind

Et par dessus cela, Rincevent est aussi une anagramme de mon prénom, à deux lettres près. Cette explication me fait toujours rire car elle me fait penser à Valérie Lemercier dans un sketch de Les Nuls qui disait “vous saviez que si on change quatre lettres à “chatte, ça fait “bite” ?!!!”

C’est sur ce mot de la fin que se termine cet entretien. Un grand merci à Rincevent pour nous avoir consacré un peu de son précieux temps et à très vite pour de nouvelles aventures au sein de MEGA Force !

MEGA INTERVIEW #3 : RINCEVENT – RÉDACTEUR

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