RENEGADE a été testé sur Master System.
RENEGADE
Salut les drogués de la Master System,
Aujourd’hui, on ne va pas y aller par quatre chemins… c’est la bagarre !
1970… la ville est gangrenée par la violence. Impossible d’aller chercher sa 8.6 à l’épicerie sans risquer de se faire taxer une clope au coin de la rue, c’en est trop… Mr. K ne le supporte plus !
Peu importe qu’il soit en infériorité numérique, ou que bon nombre de bandits soient prêts à le dépecer… il veut rétablir la sécurité dans les rues de Nouvelle Arcadie.
Venez donc assister à sa gracieuse distribution de pains aux pruneaux, avec ce Let’s Play de Renegade, sur la console la plus punchy de sa génération… la Master System bien sûr !

– Exemplaire multilingue européen, tel que nous l’avons eu en France.
HISTORIQUE DU JEU RENEGADE :
Initialement, Renegade est un beat them up sorti en 1986 sur borne d’arcade, développé par Technos Japan et édité par Taito.
Il est la version occidentale de Nekketsu Kouha Kunio-kun, sorti au Japon un peu plus tôt la même année, qui a tout simplement été re-skiné pour sa sortie internationale afin d’occidentaliser les environnements et les personnages du jeu, jugés trop asiatiques par les distributeurs américains.
Ce jeu a été créé par Yoshihisa Kishimoto, à qui l’on devra également la paternité du célébrissime Double Dragon l’année suivante.
Cette version Master System, sortie très tardivement, a été développée par Natsume Co, et éditée par SEGA en 1993, et n’est sortie qu’en Europe et au Brésil.
– La borne européenne est tout simplement magnifique !
PITCH 4ᵉ DE COUV :
Vous êtes un vigile à la poigne de fer, prêt à délivrer votre ville d’un gang d’horribles malfaiteurs. Débarrassez les rues de ces gangsters et, au cours d’une dangereuse bagarre sur l’autoroute, mettez en échec les gangs de motards !
Assénez des coups aux gangsters armés qui se trouvent sur votre route et retrouvez le repère de ces bandits pour leur livrer la bagarre finale.
– Let’s Play en 50hz, tel que nous l’avons connu en Europe.
RENCONTRE AVEC LE JEU :
Je n’ai connu Renegade que sur le tard, et pour cause… En 1993, j’étais déjà passé sur la génération 16 bits, comme la majeure partie des gameurs à l’époque.
En revanche, j’ai un souvenir très précis de ma première partie… Lorsque je me suis procuré le jeu, en octobre 2016, j’ai été complètement dérouté par son gameplay tant il était différent des BTU dont j’avais l’habitude (Double Dragon, Streets of Rage, Golden Axe, etc.), mais nous y reviendrons en détail plus tard…
Bien sûr, lire la notice m’aurait certainement aidé à y voir plus clair, mais moi… je suis de la génération qui savait à peine lire quand la Master System est sortie, et j’ai bêtement gardé le réflexe de me lancer dans les jeux sans ouvrir ces foutus manuels qui nous manquent tant à l’heure actuelle.
Grosse erreur pour Renegade, qui m’a tellement perturbé que je l’ai rangé dans sa boite immédiatement, en me demandant comment il était possible de faire un gameplay aussi incompréhensible sur un style de jeu aussi basique…
– Mr K c’est un peu le Jésus moderne… il sait aussi démultiplier les pains !
CÔTÉ GAMEPLAY :
Comme je l’ai sous-entendu précédemment, Renegade propose un gameplay assez atypique… Plutôt que d’avoir un bouton pour frapper, et de choisir la direction du coup en fonction du sens du personnage, Renegade opte pour une solution assez étrange au premier abord, mais qui s’avère très efficace : un bouton pour frapper à gauche, et un pour frapper à droite… les deux boutons pressés simultanément assèneront quant à eux un coup de pied sauté.
Mais le plus déroutant dans l’histoire, c’est qu’il est impossible de choisir le positionnement de Mr K (le personnage que l’on incarne). Il est tourné soit vers la gauche, soit vers la droite, en fonction du positionnement des ennemis, ou des combats engagés.
Et vu que les ennemis arrivent de tous les côtés, on se retrouve très régulièrement à tourner le dos aux vilains chenapans qui viennent nous fracasser la mâchoire !
Vous r’prendrez bien un peu d’confusion ? … Histoire d’embrouiller un peu plus les esprits, les coups portés sont différents selon le positionnement de Mr K. Ce qui fait que le bouton 1 peut aussi bien envoyer un coup de poing qu’un coup de pied, suivant votre placement à l’écran.
Cependant, une fois les mouvements de base assimilés, le kiff commence à pointer le bout de son nez, et la richesse du gameplay devient soudainement évidente… Renegade est un putain de bon jeu !

– L’esprit Coubertin selon Mr K… j’adore !
Renegade intègre un dash avec une attaque sautée, ce qui à ma connaissance n’était vraiment pas courant en 1986, un grip au corps à corps, qui permet de donner des coups de genoux dans les parties de vos ennemis, ou de les projeter, mais le plus jubilatoire à mon sens, c’est qu’il est possible de monter à califourchon sur les adversaires au sol pour leur asséner des bourre-pifs, sans la moindre once de fair-play… que voulez-vous, on est sportif ou on ne l’est pas !
Le jeu est court, il ne compte que 4 stages. Mais il garde un dynamisme indéniable tout du long grâce à des alternances régulières au sein même des stages, qui réussissent à donner un sentiment d’action permanente !
Par exemple, le 1ᵉʳ stage commence sur un quai de métro, puis se poursuit dans un train, qui vous amènera jusqu’au Boss sur un autre quai.
Dans le 2ᵉ stage, vous commencez dans une zone portuaire, puis vous enfourchez une moto pour aller jusqu’au Boss, qui vous attend sur un parking…
Autre originalité notable, à la fin du 3ᵉ stage, vous aurez le choix entre deux portes… Selon la porte choisie, l’affrontement final du stage sera différent… Plutôt sympathique ce genre de petite variante.
Quant au 4ᵉ stage, il est plus que particulier puisqu’il s’agit d’un immense labyrinthe dans lequel vous allez passer des heures (à moins d’avoir une chance de cocu) avant de trouver la sortie.
Le stage commence au milieu d’une grande cour extérieure, dans laquelle il faut éliminer tous les ennemis. Une fois le cassage de dents effectué, deux portes s’ouvrent et proposent donc deux chemins différents pour pénétrer dans le bâtiment.
Chaque pièce devra être nettoyée pour passer à la suivante. Mais à chaque pièce nettoyée, deux chemins (voire trois) s’offrent à vous… la galère commence !
Il y a carrément des chemins qui vous ramènent directement dans la cour du début, ce qui démoralise légèrement, mais y a pire… La première fois que vous prenez conscience qu’il y a des chemins qui tournent en boucle indéfiniment, là… vous vous sentez mal !
Ça m’a pris plus de 2 heures pour arriver au boss final (en laissant la console allumée pendant le repas, à l’ancienne), et je vous garantis que si vous ne prenez pas une feuille et un stylo pour noter où renvoyait chaque porte, vous êtes foutus !
Autre détail sympa, Renegade dispose de 3 modes de difficulté, je n’ai pas testé le mode intermédiaire, mais le labyrinthe final est radicalement différent en mode difficile… plus de retours dans la cour extérieure (ce qui était certes frustrant, mais permettait de se repérer un minimum), que des chemins qui tournent en boucle, ça rend complètement maboule !
J’y ai passé plus de 5 heures avec ma feuille et mon stylo, avant d’abdiquer et de me résoudre à chercher une soluce pour trouver mon chemin, la lose…
Renegade propose également un mode 2 joueurs, mais malheureusement en alternance… c’est dommage, car fracasser du voyou en binôme sur un soft aussi punchy aurait vraiment été cool !

– Dans les années 70, on roulait peut-être sans casque, mais jamais sans coup de latte !
RESSENTI :
Malgré des débuts quelque peu déroutants, Renegade se révèle être un jeu exceptionnel de par son dynamisme, sa fluidité, mais également de par son gameplay qui paraissait pourtant si problématique au début.
Le fait de ne pas pouvoir choisir le positionnement de Mr K est finalement très anecdotique, et donne même, paradoxalement, l’impression qu’un film d’action est en train d’être tourné sous vos yeux… On envoie des patates sur un loubard qui débarque à droite, quand soudain arrive un lascar à gauche, heureusement le gars de droite est au tapis, mais pas le temps de se retourner, on assène alors un coup de pied retourné sur le mec de gauche, et là, Mr K se retourne pour faire face à son adversaire, et ses coups de pieds laissent place aux coups de poings… Bref, un vrai film de Jet Li aux États-Unis !
Je ne suis pas particulièrement friand des BTU à la base, mais je dois le confesser… j’me suis vraiment éclaté à casser des dents, et je suis complètement rentré dans le délire du labyrinthe de fin, qui m’a fait retomber en enfance à faire des schémas avec ma feuille et mon petit stylo… un vrai kiff !
– Let’s Play en 60hz, tel que les brésiliens l’on connus.
DIFFERENCES 50 / 60HZ :
N’ayant pas connu Renegade à l’époque, et comme bien souvent quand je n’ai pas d’affect particulier avec un jeu, je le trouve plus agréable en 60 Hz.
Il reste toutefois très agréable et tout autant défouloir en 50 Hz… ne vous en privez pas pour autant !

– Mr K n’est pas misogyne pour un sous… il en donne autant aux hommes qu’aux femmes, pas d’jaloux !
CHEAT CODE :
Je n’ai trouvé aucun cheat code pour Renegade… cependant, voici les portes à emprunter dans le labyrinthe final afin d’arriver jusqu’à Lucas.
Mode facile : en partant de la cour, prendre les portes suivantes : Gauche, Droite, Droite, Gauche, Gauche pour arriver au boss.
Mode Hard – En partant de la cour, prendre les portes suivantes : Gauche, Gauche, Droite, Gauche, Milieu, Droite, Droite pour arriver au Boss.





