The Adventures of Elliott: The Millennium Tales a été testé sur PS5.
Merci a notre partenaire pour nous avoir fourni une clé.
THE ADVENTURE OF ELLIOTT THE MILLENNIUM TALES
Après avoir remis le RPG japonais traditionnel au goût du jour avec ses productions HD-2D, Square Enix décide de s’attaquer à un autre monument du jeu vidéo : l’action-aventure. Avec The Adventures of Elliott: The Millennium Tales, le studio propose une grande épopée qui mélange exploration, combats en temps réel, donjons et voyage temporel, tout en conservant cette esthétique si particulière qui a fait le succès de la gamme HD-2D.
Entre hommage aux classiques de l’époque 16 bits et volonté de proposer une expérience moderne, Elliott avance avec une lourde responsabilité sur les épaules : réussir à créer une nouvelle référence du genre sans simplement se contenter de copier ses modèles.
Tout a commencé avec Octopath Traveler, qui a démontré qu’un jeu pouvait regarder vers le passé tout en proposant une expérience moderne. Cette formule a ensuite continué à évoluer avec Triangle Strategy, qui prouvait que cette direction artistique pouvait parfaitement s’adapter à différentes expériences. Plus récemment, Dragon Quest III HD-2D Remake a encore montré tout le potentiel de cette technologie.
Mais jusqu’ici, le HD-2D était surtout associé au RPG traditionnel, souvent au tour par tour. Avec The Adventures of Elliott: The Millennium Tales, Square Enix décide de franchir une nouvelle étape : proposer une véritable aventure d’action, inspirée des grands classiques de l’exploration.
Le pari est ambitieux. Comment transposer l’esprit des jeux d’aventure des années 90 dans un titre moderne sans tomber dans la simple nostalgie ? La réponse tient en quelques mots : exploration, combats en temps réel, donjons, secrets et un univers entièrement construit autour du voyage temporel.
Une nouvelle aventure signée Square Enix
Développé par Square Enix, The Adventures of Elliott: The Millennium Tales marque donc une nouvelle orientation pour la gamme HD-2D.
Le jeu ne cherche pas à reprendre exactement les codes des RPG classiques qui ont fait la réputation de l’éditeur. Ici, l’objectif est différent : retrouver cette sensation de découverte que procuraient les grands jeux d’aventure de l’époque 16 bits.
Le joueur incarne Elliott, un jeune héros qui va devoir parcourir un vaste monde accompagné de Faie, une mystérieuse créature qui l’aidera tout au long de son périple.
Dès les premières minutes, le titre affiche clairement ses inspirations. L’exploration libre, les environnements remplis de passages cachés, les donjons et les combats rapprochent immédiatement l’expérience des grands noms du genre.
Mais la force du jeu est de ne jamais oublier son héritage HD-2D. Là où certains titres cherchent simplement à reproduire une époque passée, Elliott utilise cette esthétique comme un véritable outil de création.
Un scénario classique mais efficace
L’histoire de The Adventures of Elliott: The Millennium Tales repose sur un concept particulièrement intéressant : le voyage à travers différentes périodes temporelles.
Dans le monde de Philabieldia, Elliott va découvrir que les événements du passé ont une influence directe sur le présent. Accompagné de Faie, il devra comprendre les mystères qui entourent son univers et empêcher une menace qui pourrait bouleverser l’équilibre du monde.
Le choix du voyage temporel apporte une dimension intéressante à l’aventure. Le joueur ne se contente pas de visiter différentes régions : il découvre également leur évolution au fil des âges.
Cette mécanique permet de renouveler l’exploration.
Cependant, il faut reconnaître que l’écriture reste assez classique. Elliott étant un héros silencieux, l’histoire repose davantage sur son univers et les personnages rencontrés que sur une grande évolution émotionnelle du protagoniste.
Mais ce choix correspond finalement parfaitement à l’esprit du jeu. Comme les grandes aventures d’autrefois, The Adventures of Elliott privilégie le voyage, la découverte et le plaisir de progresser plutôt qu’une narration omniprésente.
Un hommage assumé aux grandes aventures rétro
La structure du jeu reprend une formule qui a fait ses preuves : exploration d’un monde rempli de secrets, acquisition de nouvelles capacités, accès à des zones auparavant inaccessibles et affrontements contre des ennemis toujours plus dangereux.
Chaque région possède ses propres caractéristiques et encourage le joueur à prendre son temps.
Les développeurs ont clairement voulu retrouver cette sensation particulière où une nouvelle capacité ne sert pas uniquement à devenir plus puissant, mais permet aussi de découvrir une nouvelle partie du monde.
Cette progression donne une vraie satisfaction. Revenir dans une zone déjà visitée avec de nouveaux outils permet souvent de découvrir des passages cachés ou des récompenses supplémentaires.
C’est cette philosophie d’exploration qui s’étend sur 1000 ans, et qui constitue probablement l’un des plus grands atouts du titre.
Un gameplay qui modernise les grands classiques
Si The Adventures of Elliott: The Millennium Tales séduit d’abord par sa réalisation, c’est véritablement une fois la manette en main que le titre dévoile tout son potentiel. Square Enix n’a pas cherché à révolutionner le genre de l’action-RPG. À la place, le studio préfère reprendre des mécaniques connues et proposer une aventure fluide, accessible et particulièrement agréable à parcourir.
Le résultat est un jeu qui ne cherche jamais à frustrer le joueur. Chaque nouvelle capacité, chaque nouvelle arme et chaque donjon enrichissent progressivement l’expérience, sans jamais donner l’impression de complexifier inutilement le gameplay. On y revient juste aprés..
Les déplacements sont précis, les animations particulièrement fluides et les commandes répondent instantanément. Elliott se contrôle avec une facilité déconcertante, un point essentiel pour un jeu qui repose autant sur l’exploration que sur les affrontements.
Le studio a clairement privilégié le confort de jeu. Les actions s’enchaînent naturellement et les différents systèmes sont introduits progressivement, évitant de noyer le joueur sous une avalanche de tutoriels.
Cette accessibilité constitue d’ailleurs l’une des grandes forces du titre. Les habitués des action-RPG trouveront immédiatement leurs marques, tandis que les nouveaux venus pourront profiter de l’aventure sans difficulté particulière.
Une exploration qui récompense les curieux
L’exploration constitue le véritable cœur de l’expérience, et contrairement à certains jeux modernes qui multiplient les marqueurs sur la carte, The Adventures of Elliott: The Millennium Tales préfère laisser le joueur observer son environnement.
Chaque région cache de nombreux secrets : coffres dissimulés, passages invisibles, objets rares, équipements optionnels ou encore quêtes secondaires.
Cette approche rappelle immédiatement les grands jeux d’aventure de l’ère 16 bits, les possesseurs de Mega Drive penseront immédiatement à Beyond Oasis et à Landstalker , ou encore le fameux jeu Soleil,The Adventures of Elliott ne copie pourtant jamais ses modèles : il s’appuie sur ces fondations pour proposer une aventure moderne sublimée par le moteur HD-2D de Square Enix
On avance, on observe, on tente un détour… et bien souvent, une récompense attend les joueurs les plus curieux.
Le voyage temporel vient renforcer cette mécanique.
Certaines zones évoluent selon les différentes époques visitées. Un passage inaccessible dans le présent peut devenir praticable dans le passé. À l’inverse, certaines actions réalisées dans une époque modifient directement l’environnement d’une autre. Cela rappelle étrangement un certain Sonic CD.
Sans révolutionner le genre, cette idée apporte un véritable petit plus au jeu.
Des donjons qui restent fidèles aux traditions
Impossible d’imaginer une aventure de ce type sans donjons, et Square Enix l’a bien compris et propose plusieurs temples et lieux mystérieux qui ponctuent régulièrement la progression.
Chaque donjon repose sur un équilibre entre exploration, combats et petites énigmes.
Il faudra observer les décors, activer différents mécanismes, déplacer certains éléments ou encore utiliser les capacités d’Elliott au bon moment afin d’ouvrir la voie vers le boss final.
Les énigmes restent volontairement accessibles.
Les vétérans du genre les résoudront rapidement, tandis que les joueurs moins expérimentés apprécieront leur logique claire.
On pourra regretter un manque de challenge sur certains casse-têtes, mais ce choix permet de conserver un excellent rythme tout au long de l’aventure.
Des combats nerveux sans être punitifs
L’autre grande réussite du jeu concerne son système de combat et contrairement aux précédentes productions HD-2D de Square Enix, ici tout se déroule en temps réel.
Le joueur esquive, attaque, bloque et contre directement les ennemis.
Chaque ennemi possède son propre comportement et demande parfois une stratégie différente.
Certains privilégient les attaques rapides, d’autres disposent d’une défense importante ou utilisent des projectiles obligeant le joueur à rester constamment en mouvement.
La difficulté augmente progressivement sans jamais devenir injuste et ce même lors des affrontements les plus exigeants, le jeu récompense davantage l’observation que les réflexes purs.
L’une des bonnes surprises vient de la variété de l’équipement. Elliott ne se contente pas d’utiliser une simple épée.
Au fil de l’aventure, de nouvelles armes viennent enrichir les possibilités offertes au joueur, certaines sont particulièrement efficaces contre des ennemis spécifiques tandis que d’autres privilégient la puissance brute ou l’allonge.
Changer régulièrement d’arme devient rapidement une nécessité plutôt qu’un simple choix esthétique, ainsi chaque affrontement demande ainsi une petite réflexion sur l’équipement le plus adapté.
La Magicite apporte une touche de personnalisation
Au-delà des armes, The Adventures of Elliott: The Millennium Tales introduit également un système de personnalisation basé sur la Magicite.
Ces améliorations permettent d’adapter progressivement le style de jeu selon son propre choix.
Renforcement des attaques, amélioration de certaines capacités ou optimisation des performances en combat : chacun peut orienter légèrement la progression d’Elliott.
On est loin des arbres de compétences particulièrement complexes de certains RPG modernes.
Mais cette simplicité fonctionne parfaitement avec le rythme général de l’aventure.
Faie : un compagnon utile… parfois un peu trop présent et trop c…
Impossible de parler du gameplay sans évoquer Faie.
La petite créature accompagne Elliott durant toute son aventure.
Elle intervient régulièrement pour résoudre certaines situations, guider le joueur ou utiliser des capacités spécifiques et sur le papier, l’idée fonctionne très bien mais dans les faits, Faie devient parfois un peu envahissante.
Le personnage intervient fréquemment pour donner des indices, parfois avant même que le joueur ait réellement eu le temps de réfléchir mais ce choix risque de frustrer les amateurs d’exploration qui préfèrent découvrir les solutions par eux-mêmes.
Heureusement, cette présence reste loin de gâcher l’expérience car Faie demeure attachante et participe activement à la personnalité du jeu.
Une bande-son discrète mais efficace
Graphiquement, le jeu impressionne, musicalement, il adopte une approche plus mesurée. La bande originale accompagne parfaitement l’aventure sans chercher à voler la vedette.
Certaines compositions restent facilement en tête, même si l’ensemble ne possède peut-être pas encore le statut culte des grandes bandes originales signées Square Enix.
Les bruitages sont eux aussi particulièrement réussis et chaque coup porté possède un impact satisfaisant.
Les effets sonores liés aux capacités de Faie ou aux différentes armes renforcent les sensations en jeu.
L’ensemble forme une identité sonore cohérente qui accompagne parfaitement cette aventure.
Une animation particulièrement soignée
La qualité de l’animation mérite également d’être saluée, les déplacements d’Elliott sont fluides.
Les attaques s’enchaînent naturellement. Les ennemis possèdent chacun leurs propres animations.
Les boss bénéficient d’un soin particulier avec des effets visuels spectaculaires sans jamais nuire à la lisibilité de l’action à l’écran.
Même les petites interactions avec le décor participent à donner vie à ce petit monde.
La campagne principale demande environ une trentaine d’heures pour être menée à son terme et les joueurs souhaitant découvrir tous les secrets, terminer les quêtes secondaires et récupérer l’ensemble des améliorations pourront facilement dépasser les quarante heures.
Le jeu ne multiplie pas artificiellement les activités répétitives et chaque nouvelle zone apporte généralement une idée supplémentaire ou une nouvelle mécanique.
Quelques défauts qui empêchent l’excellence …
Aussi réussi soit-il, The Adventures of Elliott: The Millennium Tales n’échappe pas à certains défauts.
Le premier concerne son scénario, sans être mauvais, il reste relativement prévisible.
Les grandes révélations se devinent assez rapidement et plusieurs personnages secondaires manquent parfois de développement.
Autre point régulièrement évoqué : les énigmes, les développeurs ont clairement privilégié l’accessibilité et les habitués des jeux d’aventure résoudront donc la majorité des casse-têtes sans grande difficulté.
On aurait aimé quelques défis supplémentaires dans les derniers donjons !
Enfin, Faie divise, c’est un fait !
Son rôle est essentiel dans l’aventure, mais elle intervient parfois un peu trop rapidement pour donner des indications.
Enfin, malgré la variété globale des environnements, quelques allers-retours imposés entre les différentes époques peuvent donner une légère impression de répétition durant la seconde moitié de l’aventure.
Heureusement, aucun de ces défauts ne remet réellement en question les immenses qualités du titre.
Ils empêchent simplement The Adventures of Elliott: The Millennium Tales d’atteindre le statut de chef-d’œuvre absolu.












