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Sony face à une vague de poursuites après la fin annoncée des jeux physiques

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

L’annonce de Sony concernant l’arrêt de la production des jeux physiques sur ses consoles à partir de janvier 2028 continue de provoquer de vives réactions à travers le monde. Après les critiques formulées par une partie des joueurs sur les réseaux sociaux et plusieurs pétitions lancées ces dernières semaines, le constructeur japonais doit désormais faire face à des actions en justice particulièrement sérieuses visant directement son modèle économique.

Aux Pays-Bas, la fondation à but non lucratif Stichting Massaschade & Consument (SMC) réclame pas moins de 400 millions d’euros de dommages et intérêts à Sony. L’organisation accuse notamment le constructeur de pratiquer des tarifs excessifs sur le PlayStation Store et dénonce ce qu’elle qualifie de situation monopolistique sur le marché des jeux dématérialisés.

Au cœur des critiques figure notamment la célèbre « Sony Tax », un terme employé pour désigner la commission de 30 % prélevée par Sony sur chaque transaction réalisée via sa boutique numérique. Selon la fondation néerlandaise, cette situation contribue mécaniquement à maintenir des prix élevés pour les consommateurs, faute de réelle concurrence sur la distribution des jeux numériques.

L’affaire pourrait prendre une tout autre dimension avec la disparition programmée des jeux physiques. Toujours selon la SMC, qui affirme représenter les intérêts de près de 1,7 million de joueurs néerlandais, les éditions physiques constituent aujourd’hui le dernier rempart permettant aux consommateurs de comparer les prix proposés par différents revendeurs. Avec leur disparition en 2028, Sony disposerait alors d’un contrôle total sur la distribution et la tarification des jeux commercialisés sur ses consoles.

Les Pays-Bas ne sont d’ailleurs pas les seuls à s’intéresser au dossier. Au Mexique, plusieurs parlementaires devraient prochainement déposer une plainte fondée sur des arguments similaires. Là encore, la question d’un éventuel monopole du PlayStation Store après la disparition des supports physiques se retrouve au centre des débats. Les élus mexicains considèrent que les joueurs risquent à terme de ne plus disposer d’aucune alternative leur permettant de bénéficier de prix plus compétitifs.

Cette situation intervient dans un contexte particulièrement délicat pour Sony. Ces dernières semaines, plusieurs utilisateurs ont également reproché au constructeur japonais sa communication autour de cette transition vers le tout numérique. De nombreux joueurs s’inquiètent notamment des conséquences à long terme concernant la préservation du patrimoine vidéoludique, la possibilité de revendre ses jeux ou encore l’évolution future des tarifs pratiqués sur les boutiques numériques.

De son côté, l’Union européenne a récemment précisé qu’elle ne disposait actuellement d’aucune compétence lui permettant de contraindre Sony, ou tout autre éditeur, à commercialiser ses jeux sous format physique. Les entreprises restent donc libres de choisir leur modèle de distribution tant que celui-ci respecte les différentes législations nationales et européennes relatives à la protection des consommateurs.

Reste désormais à savoir si ces différentes procédures judiciaires parviendront à faire évoluer la stratégie du constructeur japonais. Une chose semble toutefois acquise : loin d’être clos, le débat autour de la disparition des jeux physiques ne fait probablement que commencer.

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