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Borderlands : Eli Roth revient sur l’échec du film

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Sorti en salles en août 2024, le film Borderlands devait pourtant réunir quelques solides arguments : une franchise de jeu vidéo populaire, un casting emmené par Cate Blanchett et Kevin Hart, ainsi qu’un budget conséquent d’environ 150 millions de dollars. Malgré cela, l’adaptation d’Eli Roth s’est transformée en véritable accident industriel, avec seulement 32,9 millions de dollars récoltés dans le monde.

Deux ans après cette sortie catastrophique, le réalisateur est revenu sur cet échec dans une interview accordée à Variety. Pour Roth, une partie du problème vient directement des choix effectués par les dirigeants du studio. Plusieurs scènes jugées trop adultes auraient notamment été retirées afin d’obtenir une classification PG-13, permettant au film de toucher un public plus large.

Le réalisateur estime surtout que cette volonté de plaire au plus grand nombre a fini par faire perdre au film ce qui faisait l’identité de Borderlands. La franchise vidéoludique est connue pour son humour déjanté, son univers complètement barré et surtout sa violence particulièrement généreuse. Or, avec un budget de 150 millions de dollars, prendre le risque d’une classification plus restrictive semblait visiblement hors de question.

« Ce n’est pas un film pour enfants, mais il essaie de plaire à tout le monde. C’est pour les joueurs, mais il n’a pas la violence qu’ils attendent parce qu’il ne peut pas aller aussi loin, car il coûte trop cher. Au final, on obtient un film qui n’est ni vraiment l’un ni vraiment l’autre. »

C’est précisément cette recherche du compromis que Eli Roth considère comme l’un des principaux problèmes du projet. Le cinéaste explique d’ailleurs que sa manière de travailler consiste habituellement à prendre des chemins plus risqués et à proposer quelque chose de moins consensuel. Une approche qui aurait, selon lui, été progressivement étouffée à mesure que le projet prenait de l’ampleur.

Le résultat est finalement assez cruel : Borderlands disposait d’une licence connue, de stars hollywoodiennes et d’un budget capable de donner vie à son univers, mais le film a cherché à lisser son identité pour ne froisser personne. Et lorsqu’une adaptation destinée aux joueurs finit par supprimer une partie de ce qui faisait le charme de son matériau d’origine, il ne reste parfois plus grand-chose pour convaincre qui que ce soit.

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