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Sony rappelle que les jeux numériques sont des licences

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Alors que Sony prépare progressivement l’avenir numérique de PlayStation, un récent courriel envoyé aux utilisateurs remet sur le devant de la scène une question qui agace particulièrement les collectionneurs : que possède réellement un joueur lorsqu’il achète un jeu numérique ? La réponse se trouve noir sur blanc dans les conditions d’utilisation de la plateforme : le logiciel est concédé sous licence, il n’est pas vendu.

Sony précise que le joueur bénéficie d’une licence limitée, non exclusive, non transférable et personnelle pour utiliser le logiciel à des fins privées et non commerciales. Cette formulation n’est pas nouvelle et fait partie des conditions d’utilisation de PlayStation, mais son rappel intervient dans un contexte particulièrement sensible.

Sony prévoit en effet de cesser la production des disques de jeux à partir de janvier 2028. La disparition progressive du support physique inquiète les joueurs attachés à la collection et à la préservation des jeux. Certains titres pourraient d’ailleurs abandonner le disque avant même cette échéance. Grand Theft Auto VI, par exemple, doit privilégier une distribution numérique, tandis qu’une éventuelle édition physique pourrait se limiter à une boîte accompagnée d’un code de téléchargement.

Il précise que les contenus virtuels sont eux aussi concédés sous licence et non possédés. Sony Interactive Entertainment indique notamment pouvoir mettre fin à l’accès à ces contenus dans certaines situations, par exemple lorsqu’un compte associé est fermé, résilié, banni ou suspendu. Le document précise également que la disponibilité des contenus virtuels n’est pas garantie.

Il faut toutefois apporter une nuance importante : cela ne signifie pas que Sony peut supprimer arbitrairement tous les jeux achetés par les joueurs. Ces clauses définissent surtout le cadre juridique des achats numériques et la différence entre une licence et la propriété d’un support physique. Un jeu acheté sur disque peut être conservé matériellement, revendu ou utilisé indépendamment d’un éventuel changement de politique commerciale, même si certaines fonctionnalités en ligne peuvent naturellement disparaître.

Le rappel de ces conditions intervient néanmoins au mauvais moment pour Sony, alors qu’une partie de la communauté s’oppose à la disparition programmée des jeux physiques. Une campagne baptisée PlayStation Blackout se déroule ainsi du 23 au 30 août, avec un appel à réduire l’utilisation des services PlayStation et les achats numériques pour protester contre cette évolution.

Pour les défenseurs du support physique, le problème est donc moins la formulation du contrat que la direction prise par l’industrie. Avec 2028 comme horizon pour l’arrêt de la production des disques, la question de la conservation, de la revente et de l’accès à long terme aux jeux risque de devenir de plus en plus importante. Et ce rappel envoyé par Sony montre au moins une chose : dans un futur entièrement numérique, acheter un jeu et en être propriétaire ne recouvrira plus nécessairement la même réalité.

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